Dans la plupart des foyers polygamiques un
constat est indéniable. Les tensions entre les coépouses sont monnaie courante.
Certaines de ces querelles ne vont pas loin à cause du fait que le mari polygame a su mettre chacune de ses épouses
à sa place, comme on le dit. Le contraire peut déboucher sur des situations
dramatiques tel le cas présent qui met en scène CS et KT.
La première, une
trentenaire et mère de sept enfants, a battu la seconde à mort alors qu’elles
se trouvaient en brousse pour la cueillette. Cette sordide histoire s’est passée
courant 2020 à Kolonia (Dioïla). Vraisemblablement, c’est une rancœur longtemps
gardée dans le cœur de CS qui l’a poussée à s’en prendre physiquement à sa coépouse
au point que cette dernière y a laissé sa vie.
Du coup, la suspecte est tombée sous le coup de l’article 202 du code pénal
susceptible de donner lieu à l’application d’une peine criminelle.
Vive altercation et bagarre féroce
Le jour des faits, les deux dames étaient allées
au champ dans la brousse comme elles en avaient l’habitude à certaines périodes
de l’année. Généralement, lorsque les coépouses s’entendent et que le courant
passe bien, elles peuvent passer ce moment ensemble en brousse dans une atmosphère
cordiale sans la moindre anicroche. Mais lorsque qu’il y a anguille sous roche
dans les rapports entre elles, il suffit d’un rien pour que les choses
basculent dans le mauvais sens.
C’est malheureusement ce qui a été le cas ce
jour là en brousses entre CS et KT. Pendant que les deux dames cueillaient des
fruits au champ, une altercation a éclaté entre elles. D’échanges de mots à échanges
de mots, plus le temps passe, moins la tension baissait entre les deux protagonistes.
Une bagarre féroce s’en est suivie transformant le champ de fruits en un véritable
champ de bataille pour les deux dames. CS qui était complètement envahie de
rancœur a décidé d’en finir avec son adversaire.
Dans la foulée, elle s’est
saisie d’un bâton pour donner un violent coup sur la tête de KT. Le coup était
si violent que la pauvre dame a eu le crâne fracassé. La pauvre s’est écroulée sous les yeux de son bourreau,
baignant dans une mare de sang. Puis, comme si de rien ne s’était passé, la
femme violente a laissé le corps sans vie de sa coépouse en pleine brousse.
Ensuite, elle est tranquillement retournée au village comme si tout allait
bien.
Durant un long temps, elle est restée sereine sans rien raconter à qui
que ce soit au village. Les choses sont allées ainsi jusqu’au retour vers le
petit soir de l‘époux polygame, un certain D. Dembélé. Ayant constaté l’absence
anormale de son épouse à une telle heure à la maison, celui-ci s’inquiéta et
alerta des voisins avec qui, il a entamé les recherches. Plusieurs heures
durant, celles-ci ne donneront rien. Il a fallu attendre le lendemain pour que
les recherches aboutissent à la découverte du corps sans vie de dame KT dans la
brousse.
Rancœur féroce
Dans les heures qui ont suivi, les gendarmes
de la Brigade territoriale de Fana se sont saisis de l’affaire. à la suite
d’investigations poussées, ils ont interpellé CS, la coépouse de la victime
avec qui, elle était fréquemment à couteaux-tirés. La dame a été ainsi
poursuivie puis inculpée pour le chef d’infraction de coups mortels. Des faits,
faut-il le rappelé, prévus et punis par les dispositions de l’article 202 du
code pénal pouvant donner lieu à des peines criminelles.
Durant toute la procédure, l’accusée n’a pas
varié dans ses déclarations. Bien au contraire, elle y est restée constante
jusqu’à sa comparution à la barre. Cependant, il fallait qu’elle justifiât son
acte. Et pour cela, l’accusée a avancé des arguments qui ne tiennent pas la
route après la commission d’un acte aussi grave que le sien. Ainsi, elle a
soutenu que de son vivant, sa coépouse passait son temps à se moquer d’elle à
cause du fait qu’elle n’a pas eu d’enfant de sexe masculin durant son mariage
avec leur mari commun. Du fait de cette situation, l’accusée expliquera qu’elle
était constamment frustrée. Un sentiment qui a fini par se transformer en une
rancœur féroce qu’elle a toujours gardée contre sa coépouse. Ainsi, elle a décidé
de se venger de cette dernière en agissant de la sorte.
« Je reconnais les faits qui me sont reprochés.
Mais qu’on sache que je n'ai pas fait exprès et qu’aujourd’hui, J'ai beaucoup
de remords après cet acte », expliquera-t-elle, d’une voix quasi inaudible. Et
d’ajouter : « Elle voulait que je lui donne des fruits que j’avais cueilli.
Chose que j’ai refusée par ce que je gardais des rancunes contre elle. Et puis
on ne se parlait pas depuis deux ans durant lesquels elle se moquait toujours
de moi pour n’avoir pas eu un garçon pour notre époux », s’est-elle justifiée.
La cour a juste qualifié CS de rancunière. Et
c’est tout. Quant au parquet, il est revenu sur l’atmosphère délétère qui règne
dans la plupart des foyers polygamiques, avant de rappeler les faits, tels
qu’ils ressortent de l’arrêt de renvoi. « Elle est coupable », a tout
simplement martelé le défenseur des citoyens.
Le conseil de l’accusée s’est clairement opposé à cette idée. Pour la défense de son client, il a tenté de faire ressortir une autre version différente et contraire à celle du parquet. L’avocat a mordicus soutenu que c’est la victime qui a été la première à se saisir d’un bâton en administrant des coups à sa cliente. « Elle a répliqué et s’est maladroitement défendue », a justifié le conseil. Partant de ces explications, l’avocat a plaidé la légitime défense et a sollicité la clémence de la Cour. Mais rien à faire. L‘accusée a été reconnue coupable, sans bénéficier de circonstances atténuantes et a écopé de 5 ans de réclusion criminelle.
…PEINES PROPORTIONNELLES AUX ACTES
H Niang dit « Jumeauba » et O Traoré alias « mélo
» sont connus et reconnus comme étant des malfrats aguerris qui évoluaient en
bande. Ils ont fini par comparaitre devant les jurés de la Cour d’assises. Le
duo est accusé d’avoir commis, courant 2015, de multiples braquages à mains armées
à travers Bamako et ses environs. Selon les informations, c’est en juillet 2015
que le bureau de change et de transfert d’argent, dénommé « Timbuctu Exchange »,
à Niaréla a fait l’objet d’un braquage commis par des individus armés.
Au cours de l’opération, les assaillants ont
agressé violemment la gérante, pour ensuite dévaliser le bureau. Ils ont emporté
une importante somme d’argent, des appareils téléphoniques ainsi que des ordinateurs portables. Quelques mois plus
tard, les policiers de l’unité de recherches du 3ème arrondissement ont coincé et interpellé le nommé O. Traoré
dit « Mélo ». Au cours de son interrogatoire, ce dernier a dénoncé ses compères
: notamment H. Niang dit « Jumeauba », M Sissoko dit « Fity » et M Fadiga alias
« Sordassi ». Après des mois d’enquêtes, Housseyni Niang dit « Jumeauba » est
tombé à son tour dans les mailles de la police. Ainsi, les deux bandits ont été
ensuite renvoyés devant la Cour d’assises pour être jugés conformément à la
loi.
à la
barre, c’est le nommé H Niang dit « Jumeauba » qui a comparu seul, en l’absence
des autres accusés. Ainsi, il n’a reconnu aucune infraction devant les jurés, à
part la détention illégale d’arme à feu, retrouvée lors de la perquisition à
son domicile. Dans son réquisitoire, le procureur a requis le maintien de
l’accusé dans les liens de l’infraction d’« association de malfaiteurs, vol
qualifié, détention illégale d’arme à feu », suivant les dispositions du code pénal.
Son avocat a, de son côté plaidé coupable au regard de l’absence des autres personnes citées dans l’arrêt de renvoi. Arguant que le jeune homme est un délinquant primaire, ayant subi une longue détention provisoire. La Cour a tout simplement condamné H Niang dit « Jumeauba » à trois ans de prison. Quant à son complice O. Traoré, il a écopé de la réclusion criminelle à perpétuité par contumace.
Tamba CAMARA
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