Lafiabougou : Faux samaritain, vrai voleur

«L’apparence est trompeuse», dit une maxime connue de tous. Autrement dit, on ne doit jamais se laisser convaincre par ce qu’on aperçoit à l’extérieur d’un individu. Et pour cause, il est possible que la personne garde des tonnes de mauvaises choses à l’intérieur d’elle même.

Publié mardi 11 novembre 2025 à 09:12
Lafiabougou : Faux samaritain, vrai voleur

Cependant, malgré cette évidence, certaines personnes faibles d’esprit (nos sœurs pour la plupart) sont victimes de ces fausses gens qui ne sont en réalité vrai que par leur apparence. C’est le cas de celle à qui nous donnons le pseudo Assétou, une jeune fille qui vient de se faire gruger par un escroc hors pair, et en qui elle a fait une confiance aveugle, alors qu’ils venaient de se voire pour la première fois de leur vie.


Donc, ne se connaissant ni d’Adama, ni d’Eve. Cette histoire rocambolesque vient de se passer à Lafiabougou, un quartier populaire de la commune IV du District de Bamako. Ce jour là, actualité sociale oblige, Assétou a quitté le domicile familial pour se rendre dans une station service du quartier. Comme nombre de ses compatriotes, c’était pour aller se mettre dans la file d’attente dans l’espoir d’obtenir une certaine quantité de fuel pour ses courses personnelles.



C’est secret de polichinelle que pour être parmi ceux qui sont dans la tête de file et espérer obtenir une certaine quantité du précieux liquide, il faut se lever tôt. Assétou a accepté ce sacrifice. Elle également accepté  qu’une fois dans la file d’attente, elle devrait affronter les bousculades, la chaleur, la soif et tout qui s’en suit, nécessitant qu’il s’armer de courage et de patience pour avoir du carburant. Comme tout ceux qui étaient en rang dans la station ce jour là, Assétou ne  faisait pas exception. Elle a été obligée de se sacrifier pour qu’au bout du compte elle obtienne du carburant pour sa moto.

Dans la file d’attente, complètement exténuée, et visiblement à bout de souffle par des heures de bousculades sous une chaleur torride, comme sorti de nulle part, un inconnu que nous désignons par O, s’est présenté à elle.

 

Proie facile à plumer- Le jeune homme Assétou furtivement et lui propose de l’aider à avoir du fuel dans un temps relativement court. «  Je vois que vous souffrez beaucoup, est ce que je peux vous aider  pour raccourcir votre souffrance ? », lui lança-t-il d’un ton amical. Selon nos sources, tout portait à croire que cet inconnu avait bien remarqué la présence de la jeune fille dans le rang, et savait qu’elle pouvait être une proie facile à plumer. Et quant à lui de son côté, rien ne laissait paraître en lui un homme mauvais. Bien au contraire.

Après les salutations d’usage, les deux échangèrent quelques phrases dans une atmosphère digne d’un grand marché. Et curieusement, le jeune homme parvint à convaincre son vis à vis de lui prêter main forte pour avoir du fuel pour sa moto. Pour que cela soit, le jeune homme pria la jeune fille de lui céder sa place dans le rang et la moto. Pour Assétou cette proposition était une aubaine qu’il ne fallait laisser passer sous quel que prétexte que se soit.

C’est comme ça que la fille laissa les guidons de son engin flambant neuf et l’argent du carburant entre les mains de O. Celui-ci se mit alors en rang. La fatigue aidant, la pauvre ne s’est pas donnée le temps de réfléchir sur les éventuelles conséquences qu’elle courait en s’alliant avec un parfait inconnu qui lui était tombé dessus au milieu de la foule.

Les choses allèrent ainsi. Pour convaincre Assétou de sa bonne foi, le jeune homme lui proposa d’aller s’asseoir sous l’ombre d’un arbre, non loin de la station. Histoire de récupérer un peu en attendant que les choses n’entrent dans l’ordre. Là non plus, Assétou n’y a vu aucun problème. Elle s’exécuta sans broncher, visiblement heureuse d’avoir une chance inouïe. Elle s’éloigna pour prendre place à l’ombre d’un arbre. Cependant, comme si son sixième sens l’a tiquée, elle s’arrangea  au moins à faire en sorte que le jeune homme reste dans son champ visuel au milieu de la foule. Mais plus le temps passait, plus la foule grossissait et l’atmosphère se détériorait. Conséquences, Assétou a subitement perdu son bienfaiteur de vue. Elle n’en a pas fait un problème.

Pour elle, c’est juste à cause du mouvement de la foule qui, espérait-elle, devait cesser un moment. Elle mettra cela à profit pour rentrer dans la station et s’approcher à la file d’attente. Elle fouilla y des yeux durant plusieurs dizaines de minutes, mais elle ne verra  pas son bienfaiteur. Pis, ce dernier ne lui a pas fait signe comme convenu, lorsque les choses évolueront positivement.

C’est en ce moment qu’elle commença à s’inquiéter et à réfléchir. Et elle comprit alors qu’elle venait commettre une grossière erreur. Des dizaines de minutes passèrent, elle ne verra pas l’ombre de ce jeune homme qui prétendait l’aider et alléger ses souffrances dans la file d’attente. L’inconnu était déjà loin. Il avait disparu sans laisser de traces avec sa moto Djakarta flambant neuf. Assétou tourna autour de la station service plusieurs dizaines de minutes à la recherche de son bienfaiteur, sans succès.

Non sans lui rappeler son erreur, des gens de bonnes volontés qui compatissaient à sa douleur lui ont proposé de se rendre au commissariat de police le plus vite possible, pour faire une déclaration de vol. Après plusieurs heures de recherches infructueuses, elle fini par se rendre compte de l’évidence. Elle venait de laisser sa moto entre les mains d’un voleur. Finalement Assétou se rendit au poste de police le plus proche pour porter plainte contre X. Mais en parallèle, selon nos sources, elle continuait à sillonner les alentours des stations et à scruter les longues files d’attente dans l’espoir de retrouver son voleur.

Tamba CAMARA

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