Les juges de la Cour d’assises ont condamné Alou Ouattara,
Chaka Goumalé, Sidiki Diarra et Ibrahim Coulibaly à 10 ans de réclusion
criminelle chacun aux termes de plusieurs heures de débats. Le quatuor était
appelé à répondre à un cas de meurtre commis sur la personne de Boubacar Sissao
qu’ils suspectaient d’avoir commis un vol à leurs dépens.
Les quatre individus
ont commis cet acte criminel courant 2019 à Déguedoumou dans le Cercle de
Kangaba, pendant qu’ils recherchaient celui qui avait osé voler leur métal
jaune. En commettant leur crime, ils avaient certainement oublié que l’acte
qu’ils avaient posé est prévu et puni par les dispositions des articles 226,
252 et 257 du code pénal pouvant donner lieu à des peines criminelles.=
D’intenses douleurs
au pied
C’était un dimanche 5 mai 2019. Ce jour-là, vers 17 heures,
Amadou Guindo et Boubacar Sissao, au moyen de leur moto de marque
"Sanily’’, quittèrent Koflatiè dans la Commune rurale de Kéniéguè, Cercle
de Kangaba où ils résidèrent, pour se rendre à environ 7 km plus loin aux
places de Déguedoumou dans la Commune rurale de Koniogo, à la recherche de l'or
dans les anciens puits aurifères abandonnés.
Au retour vers 23 heures, leur moto
tomba en panne et Boubacar Sissao marchant péniblement à cause d'une douleur au
pied, fut devancé par son compagnon Amadou Guindo qui arriva avec la moto à
destination dans leur village de résidence, pendant que Sissao trainait
toujours derrière, à cause de la douleur qui le tenaillait. Le lendemain lundi,
Amadou Guindo se rendît au domicile de Boubacar Sissao pour s'enquérir de ses
nouvelles.
Il était très étonné d’apprendre que ce dernier n’était pas encore
rentré depuis qu’ils avaient quitté ensemble la veille. Il en informa les
parents qui à leur tour ont contacté les légitimités locales appelées « les
Tombolomas ». Les recherches qui s’en sont suivies se sont soldées par un échec.
Tournure dramatique
Le jour suivant, précisément le mardi, ils décidèrent d’agir
selon la logique en l’espèce. Ils ont ainsi
saisi la Brigade territoriale de gendarmerie de Kangaba. Les pandores
n’ont pas tardé à ouvrir une enquête pour en savoir davantage sur cette
disparition inexpliquée de Sissao. Quelques heures plus tard, les enquêteurs
sont tombés sur le corps sans vie de
Boubacar Sisasao au fond d'un puits aurifère. Les gendarmes ont décidé
d’approfondir les enquêtes sur cette affaire qui venait de prendre une tournure
dramatique. Ces enquêtes ont permis d'interpeller Alou Ouattara, Chaka Goumalé,
Sidiki Diarra et Ibrahim Coulibaly. Ils ont ainsi été poursuivis et inculpés
devant le magistrat instructeur pour meurtre.
Cuisinés de questions durant l'enquête préliminaire, ils
n’ont pas hésité à nier catégoriquement les faits. Ils ont opté pour la même
attitude à l'information judiciaire de leurs dossiers.
Coincés par les enquêteurs,
ils ont changé d’attitude et ont opté pour une explication qui ne tient pas la
route. Tour à tour, chacun des quatre a donné une version similaire à celle
avancée par l’autre. Visiblement, ils s’étaient entendus sur une seule et même
version dans l’espoir de brouiller les pistes. Ils ont ainsi expliqué qu’ils
ont appréhendé Boubacar Sissao pour
l'avoir soupçonné du vol de leurs minerais d'or.
Ils l'ont ensuite ligoté des
mains, attaché ses deux jambes liées à un bois avant de le frapper à coups de bâton
afin qu'il puisse dénoncer ses complices. C’est ainsi qu’en tentant d’échapper,
le malheureux a fait une chute pour se
retrouver au fond d’un ancien puits aurifère qui manque cruellement d'oxygène.
Malgré tout, ils ont tenté de le secourir pour le détacher alors qu’ils se
trouvaient au fond du puits. Mais hélas.
En s’expliquant ainsi, les suspects tentaient de soutenir la thèse de
l’accident comme la principale cause du décès de leur victime.
Au procès, tour à tour, les accusés sont passés à la barre.
Ils n’ont pas varié dans leurs déclarations. En revanche, ils ont à l’unanimité
reconnu avoir porté des coups de fouet à la victime sans reconnaitre les faits
de meurtre. Pour la Cour, ils ont violé les règles en se faisant justice eux-mêmes
sans en informer les autorités traditionnelles. En outre, ils ont refusé de
porter assistance à leur victime, une fois tombée dans le puits.
La Cour était
convaincue que la victime attachée des mains et pieds ne pouvait faire le
moindre déplacement de lui-même à plus forte raison de fuir. Les jurés ont
ainsi balayé d’un revers de main la thèse de l’accident que les accusés
tentaient de soutenir. Mieux, elle leur a rafraichi la mémoire sur le fait
qu’ils avaient été dénoncés par un certain Hady Tindo, témoin des faits, pour
qu'ils puissent être identifiés puis interpellés et le corps de la victime
retrouvé.
Chose qui, aux yeux des jurés, prouvait à suffisance la malveillance des accusés et surtout leur intention ferme à vouloir dissimuler leur forfait, à savoir l'homicide qu'ils viennent de commettre volontairement sur la personne de Boubacar Sissao, qu'ils prenaient pour le voleur de leurs minerais d’or.
Quant au ministère public, il a estimé que les accusés
veulaient se disculper alors que les
faits sont très clairs.
« Attacher pieds et mains, bastonner, sans aide et
assistance, la victime est décédée à la suite des coups et blessures et
surtout, suite à sa chute dans le puits. Pire aucun d’eux n’a tenté de
l’extraire pendant 48 h », a indiqué le parquet, selon qui la séquestration et
la bastonnade sont les causes qui ont occasionné sa mort. Pour lui, il est
clair qu’ils ont bel et bien voulu que la victime reste au fond du puits, d’où
leur malveillance.
Le conseil de la défense a sollicité la Cour pour des
circonstances atténuantes. Pour lui, même si ses clients ont fauté en
posant un tel acte, ils ne méritent pas
la potence. L’avocat a expliqué que dans les sites aurifères, il n’y a pas de
loi, c’est « Chacun pour soi, Dieu pour tous ».
Partant de tout ce qui précède, après délibération la Cour les a reconnus coupables des faits avec des circonstances atténuantes. Mais malgré tout, ils ont été condamnés à 10 ans de réclusion criminelle.
Tamba CAMARA
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