Une femme et un homme, tous du même corps
habillé. Si la première est une haut gradée, le second non moins son complice,
n’est autre que son subalterne sous-officier. Ce sont-là, les deux personnes
placées sous mandat de dépôt, mercredi dernier, tard dans la nuit, par le
Tribunal de Kati dans l’affaire de l’assassinat de Boureïma Djomassi Sissoko,
alias « John », un jeune entrepreneur retrouvé mort dans son
véhicule. C’est un soulagement pour la famille de « John ». Ce
prestataire interprète de 39 ans dans une société minière avait été retrouvé le
corps criblé de balles dans sa voiture en plein jour dans une rue de la zone de
recasement de Kati-kôkô Plateau, le 29 juin dernier, vers 14 heures.
Preuve que ses assassins voulaient coûte
que coûte en finir avec lui. Très vite, la nouvelle s’était répandue comme une
trainée de poudre défrayant la chronique. Une enquête a été ouverte par le
commissariat de Kati-coura (ex-1er arrondissement de Kati). Le même jour, la
Police technique et scientifique (PTS) avait été dépêchée sur les lieux pour
enquête, études balistiques et identification de l’arme du crime, prélèvements
d’empreintes.
Ainsi au regard de la portée de l’affaire et
certainement pour diligenter rapidement le dossier, d’autres unités ont été sollicitées.
De sources policières, le jour des faits, le défunt se rendait à Bamako pour
une commission, après avoir pris le départ à Kati, lorsqu’il reçut un coup de
fil de la dame suspectée (la porteuse d’uniforme) lui enjoignant de rebrousser
chemin au motif de se rencontrer urgemment, sans plus de précisions.
Ainsi, John et la dame se sont finalement
retrouvés sur sa parcelle non bâtie à usage d’habitation dans un secteur
excentré de Kati-kôcô Plateau. Un témoin a suivi toute la scène depuis sa
terrasse, située à quelques mètres (20 m pour être précis) des lieux. Ce
riverain a expliqué que les deux ont échangé un moment avant de se séparer. Et
c’est au moment où « John » a rejoint son véhicule et s’apprêtait à
quitter le lieu, qu’un motocycliste armé de pistolet est subitement sorti de
nulle part.
Il échangea quelques mots avec la dame avant
de se diriger vers le véhicule du jeune entrepreneur. Selon le témoin qui a
assisté à la scène affreuse, cet individu a tiré deux coups de feu sur le jeune
homme assis dans sa voiture ne lui laissant aucune chance de survie avant de
disparaître en trombe. « Le 1er coup de feu a été tiré à 14 h 28 mn»,
affirmera-t-il.
Le défunt portait sur lui la somme de 10 millions qui a
mystérieusement disparu. Peu de temps avant sa mort, il avait effectuer une
opération de retrait dans une banque de la place et envisageait de commencer la
mise en valeur de sa parcelle. Un détail et non des moindres, plus d’une
dizaine d’appels téléphoniques manqués de la suspecte ont pu être retracés par
les enquêteurs.
Un minutieux travail de recoupement a ensuite
amené les enquêteurs à s’intéresser à la dame en question, amie de longue date
de la victime et dernière personne à être en contact avec John, quelques heures
auparavant. Fortement suspectée, la dame porteuse d’uniforme a été entendue et
confirmera que la victime était en effet son ami et confident de longue date.
Niant toute relation intime, elle dit qu’elle
sollicitait souvent le concours de John
pour apaiser les tensions dans son foyer, car dit-elle, son couple traversait
des moments très difficiles et serait même en voie de séparation. C’est du
moins, ce qu’elle aurait prétendu. Elle nie en tout cas, toute allégation
d’intimité avec John qui était constamment en déplacement. D’où ses appels
téléphoniques manqués, prétendit-elle.
Sur les faits, elle avoue avoir rencontré la victime le 29 juin, jour
de l’assassinat de ce dernier. Mais, souligne-t-elle, pour uniquement parler de
son foyer et de la menace de divorce de son mari. Ensemble, ils auraient tenté
de joindre l’époux se trouvant au Sénégal, au téléphone via WhatsApp. En vain !
À ses dires, ils (elle et John) se sont séparés quelques instants plus tard
devant une quincaillerie, située à environ 1 km du lieu du crime. Pour les enquêteurs,
tout l’impliquait au regard de la découverte macabre du corps de la victime
deux heures de temps plus tard, après cette rencontre. Quant à son exécutant
non moins son complice, les auditions ont démontré, selon nos sources, son
implication d’avoir pressé sur la détente.
Identifiés et auditionnés mais pas interpellés, un procès-verbal avait, par la suite, été envoyé au niveau de la juridiction territorialement compétente pour la suite judiciaire à donner à cette affaire. Toujours, selon nos sources, les deux suspects dont la commanditaire et son exécutant ont été finalement mis en examen, avant d’être placés sous mandat de dépôt par le Tribunal de Kati.
Yaya DIAKITE
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