Médecin épidémiologiste, la native d’Ansongo a donné à son pays le meilleur d’elle-même dans le domaine de la sécurité. Militante de première heure pour la cause de la paix, elle œuvre depuis le début des années 90 à asseoir, aux moyens du dialogue et des discours de non-violence, un climat de paix et de sécurité favorable au développement.
À la suite de la rébellion touarègue déclenchée dans notre pays en 1990, le leader a participé à la conférence nationale. C’est à cette occasion qu’elle a cerné les enjeux politiques, sociaux et économiques de la rébellion. Ainsi, elle initie le processus d’une mobilisation des consciences pour la réconciliation et la promotion d’une culture de paix, tant au niveau local, national qu’international.
Dans cette dynamique, la septuagénaire créé plusieurs mouvements et associations dont le Mouvement national des femmes pour la sauvegarde de la paix et de l’unité nationale (MNFPUN). Convaincue que la lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre ne peut se faire sans des documents de base. C’est ainsi que sous son impulsion et à travers la Conascipal, en sa qualité de directrice exécutive, plusieurs publications sur la lutte contre le terrorisme au Mali, la gestion, la prévention des conflits, et la mobilisation de la société civile ont été effectuées dans le cadre du partenariat avec l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri). Parmi lesquelles, «Les causes et manifestations des conflits au Mali : une perspective de la société civile», «La vision stratégique de la société civile pour la paix et l’unité nationale au Mali».
La pionnière de la lutte contre la prolifération des armes légères participe à plusieurs séminaires, fora et symposiums internationaux qui lui ont permis de partager son expérience et son expertise auprès d’autres pays. Il s’agit d’un voyage d’études organisé en 2004 par le Département d’État des États-Unis d’Amérique sur «la gestion des conflits et la stabilité régionale de l’Afrique», la conférence internationale du Centre d’études stratégiques (Cesa) sur la prévention et la gestion des conflits au Botswana, celle sur l’analyse des menaces en Afrique de l’Ouest, organisée par la Fondation Friedrich Ebert et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) à Grand Bassam en Côte d’Ivoire. À ce titre, elle a développé au cours de cette activité le rôle essentiel de la société civile dans la consolidation de la paix.
Pour les loyaux services rendus à la Nation, le Dr Mariam Djibrilla Maïga a été décorée Commandeur de l’Ordre national du Mali en 2018. Elle est aussi Chevalier de la Légion d’Honneur de France. L’épidémiologiste est membre de la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre. Elle continue d’appuyer le Secrétariat permanent de cette Commission dans la mise en œuvre efficace et efficiente des politiques et orientations stratégiques en matière de lutte contre les armes légères et de petit calibre.
Anta CISSÉ
La 29è édition de l´Espace d'interpellation démocratique ( EID) s'est tenue, ce mercredi 10 decembre au Centre international de conférences de Bamako. L'ouverture des travaux était présidée par le ministre de la Justice et des Droits de l´Homme, Garde des Sceaux Mamoudou Kassogué, en prés.
Dans le cadre des opérations de surveillance du territoire menées le 9 décembre 2025, des vecteurs aériens des Forces armées maliennes (FAMa) ont, dans la matinée, neutralisé un pick-up camouflé sous un couvert végétal et contenant des fûts d’essence dans la localité de Sebabougou, Cer.
Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, en partenariat avec l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), a organisé, hier à l’École de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye (EMP-ABB), un atelier de consultat.
Le Projet de promotion de l’accès au financement, de l’entrepreneuriat et de l’emploi au Mali (Pafeem) a organisé hier, dans un hôtel de la capitale, une session de formation des agents de la direction de la microfinance sur l’outil Cameli..
Cette réunion technique vise à préparer les documents à soumettre aux ministres, qui devront consacrer l’acte constitutif de la banque avant sa transmission aux Chefs d’État pour validation finale.
Le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme sont des menaces graves pour la stabilité financière mondiale et la sécurité internationale. Dans ce décryptage, le magistrat Yaya Traoré, membre de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), parle des .