Cette diplômée du Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté, option théâtre, est engagée dans la promotion de l’art sur scène depuis 2017. Elle s’impose par sa rigueur dans le travail et sa détermination à faire du théâtre un art primaire sur les planchers. Elle est actuellement directrice artistique de l’Association Andjigui art et présidente de la Fédération Fonoufounou.
Selon elle, le théâtre est un spectacle vivant. C’est aussi un miroir. À partir de la pièce de théâtre, l’homme se juge et améliore son comportement envers les autres. «Le théâtre est un domaine que j’ai embrassé depuis le bas âge à la Mission catholique de Niono», dit l’artiste. Passionnée par les manifestations culturelles, elle y assistait pour ensuite imiter les acteurs à son retour à la maison. C’était ainsi qu’elle commence sa belle aventure dans le théâtre.
Un moment donné, elle avait fait un break pour continuer ses études. Après son baccalauréat, option sciences exactes en 2007, elle entame des études de pharmacies à la Faculté de médecine et d’odontostomatologie (FMOS) au Point G. Éprise d’art, elle renonce aux études de médecine pour suivre son destin d’artiste et entre au Conservatoire Balla Fasséké. Elle excelle dans plusieurs disciplines artistiques comme le conte, le théâtre et la mise en scène. Ce qui lui a permis de participer à l’atelier de contes avec Sylvain Kodjo Mehoum à l’Institut français du Mali en 2011.
Assitan Tangara a bénéficié d’un stage en conte au Festival Yeleen à Bobo Dioulasso avec Toumani Kouyaté et Paul Zougrana de 2010-2011. Elle a fait aussi plusieurs stages de perfectionnement en conte et jeu d’acteur chez Koami Vignon entre 2009-2013 et dans le théâtre entre 2012 à 2019 au Mali, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso et en Europe. Ces expériences enrichissantes lui ont value de s’imposer dans son domaine de prédilection et d’initier plusieurs projets.
Elle est à l’origine de la Fabrique d’auteurs pour le théâtre malien Doniblon/Vestibule du savoir visant à former des auteurs et comédiens. L’artiste évolue aussi dans l’entrepreneuriat féminin et défend la cause des femmes à travers ses créations et le contenu de ses messages. Elle a aussi marqué de son empreinte plusieurs projets visant à encourager et orienter les femmes vers l’autonomisation financière.
Parmi ses œuvres on peut retenir la création et la diffusion des pièces de théâtre comme «le pouvoir du pagne», le «Cousumain/coups humains» de Jeanne Diama, «Mousso Ya guindo, intimités de femmes», etc. Mais aussi l’adaptation de «Tafé fanga» de Jeanne Diama et la mise en scène de «Un enfant dans tous mes rêves» de Faly Traoré. Elle a travaillé avec plusieurs grands metteurs en scène comme le président de Acte Sept Adama Traoré.
Son parcours n’a pas été un long fleuve tranquille dans le milieu du théâtre. Pour elle, il faut être forte pour ne pas basculer sur la mauvaise pente, avant d’inviter les femmes à apporter leur pierre à l’édifice commun.
Amsatou Oumou TRAORE
La 5è édition du Salon international de l’artisanat du Mali (Siama) s’ouvre aujourd’hui dans notre pays sous le thème : «Artisanat, facteur de développement et de sauvegarde de notre identité culturelle» pour prendre fin le 7 décembre prochain..
Habibou Dembélé dit Guimba national a fait rentrer la comédie dans une autre dimension. Cet artiste arrive, avec une facilité déconcertante, à arracher le sourire à tout le monde.
Cette œuvre sera présentée par 333 jeunes en référence aux 333 Saints de Tombouctou. La répétition a commencé depuis fin octobre et elle relate les figures historiques des empires du Ghana, du Mali et du Songhaï avec des forgerons et des griots qui ont construit notre histoire.
Le Salon international de l’artisanat touareg, tenu du 18 au 23 novembre, a dédié la journée du samedi dernier au département des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine. La rencontre a été marquée par un panel sur le thème : secteur artisanal au Mali, alternati.
L’écrivain traditionnaliste, à travers son livre, intitulé : «Le Khasso traditionnel : coutumes et mœurs», lancé le 17 juillet dernier, met en lumière les repères culturels de cet espace linguistique dont il est le «Djeli», de par la bataille de Tumbifara. Dans cet ouvrage de 162 pa.
Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l'Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a rencontré, lundi dernier dans ses propres installations, dans le cadre de l’Année de la culture, l’ambassadeur de la Palestine au Mali, Hassan Albalawi..