Le président de l’AMEFOOT, Issa Kolon Coulibaly (d)
Deux grands sujets ont été abordés par le conférencier : la situation salariale des sélectionneurs nationaux et les nombreux problèmes auxquels sont confrontés les entraîneurs du pays. D’entrée de jeu, Issa Kolon Coulibaly a tiré la sonnette d’alarme.
«Nous sommes des chefs de famille et la situation que nous connaissons aujourd’hui nous oblige à parler. Les entraîneurs maliens travaillent nuit et jour et donnent tout ce qu’ils ont dans les tripes, mais pas une seule année ne passe sans que nous rencontrions des problèmes au niveau des salaires.
Ça commence à faire désordre», a critiqué l’ancien international. Et d’ajouter : «La fédération nous emploie sous la bannière de l’État qui est représenté par le ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne. J’interpelle les deux instances, qu’elles mettent tout en place pour mettre les sélectionneurs dans leurs droits». D’autres problèmes ont été évoqués par le premier responsable des entraîneurs de football, notamment la faible représentativité des techniciens locaux dans les staffs techniques des sélections nationales.
«Dans les autres pays, a expliqué Issa Kolon Coulibaly, les staffs techniques des sélections nationales sont composées de plusieurs techniciens. Dans la plupart des pays, le nombre de techniciens dépasse la dizaine, mais au Mali, il n’y a que le sélectionneur et son adjoint. Les autres membres de l’encadrement technique, à savoir le préparateur physique, l’entraîneur des gardiens et le médecin ne bénéficient que de traitement de prestation».
Mais en sélection nationale A, constate le président de l’AMEFOOT, il n’y a pas de problèmes à ce niveau. Le conférencier de terminer : «Nous ne sommes pas là pour menacer qui que ce soit, nous voulons juste attirer l’attention des autorités sportives sur notre situation qui se dégrade au fil des saisons. Le métier d’entraîneur est menacé au Mali et en tant que faîtière, l’AMEFOOT usera de tous les moyens légaux pour se faire entendre». Selon l’ancien sélectionneur adjoint des Aigles Locaux, la conférence de presse était prévue de longue date, mais a été reportée à plusieurs reprises pour diverses raisons. Pour mémoire, l’AMEFOOT a été portée sur les fonts baptismaux en 1995.
Seibou Sambri KAMISSOKO
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