Cette rencontre entend contribuer à la formation professionnelle pour l’emploi au Mali
Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a présidé hier au Centre de formation professionnelle école hôtelière «Chiaka Sidibé» sise dans un hôtel de la place, la 13è Rentrée solennelle de la formation professionnelle 2023-2024 sous le thème : «Le renforcement du partenariat entre le ministère de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle et le secteur privé pour une meilleure adéquation formation emploi». C’était en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment de la ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Bagayogo Aminata Traoré.
Organisée par le ministère en charge de l’Emploi et de la Formation professionnelle, cette rencontre a pour objectif général de contribuer à la formation professionnelle pour l’emploi au Mali. Plus de 400 participants venant de Bamako et des régions prendront part à cet événement.
Selon le président de l’Assemblée permanente des chambres de métiers du Mali (APCMM), l’artisanat du Mali, avec plus de 500 métiers à forte valeur ajoutée et à haute intensité de main d’œuvre, joue un rôle important dans notre économie. Mamadou Minkoro Traoré de rappeler qu’entre 1994 et 2017, l’année de suspension de la formation par apprentissage de type dual, environ 40.000 jeunes apprentis ont été formés dans les Centres de formation et au niveau des Organisations professionnelles d’artisans. D’autre part, dira-t-il, l’apprentissage traditionnel, méthode la plus ancienne dans le secteur, joue aussi un rôle important dans l’insertion des jeunes avec le nombre d’apprentis estimés aujourd’hui à environ 46.000 jeunes.
Au nom des Partenaires techniques et financiers (PTF) du sous-secteur de la formation professionnelle, Mateusz Prorok s’est réjoui du choix du thème, qui, selon lui, témoigne de la volonté du département en charge de la formation professionnelle de renforcer le pilotage partenarial du secteur. En ce sens, il a indiqué que les PTF sont disposés à accompagner le département dans cette démarche, à travers la mise en œuvre des programmes et d’actions susceptibles de renforcer ce lien entre le secteur privé et la formation professionnelle. Mateusz Prorok a aussi réaffirmé par la même occasion son engagement à accompagner le déplacement en charge de l’Entreprenariat national dans la mise en œuvre de son plan de renforcement de capacités et la mise en œuvre des réformes identifiées en vue de rendre plus performante et moderne la formation professionnelle au Mali.
EMPLOI DÉCENT- Le représentant du Conseil national du patronat du Mali (CNPM) a, pour sa part, rappelé que le choix du thème n’est pas fortuit, il vient selon lui, conforter les conclusions de l’atelier conjoint sur le renforcement de partenariat, tenu du 15 au 17 mai dernier, entre le département de l’Emploi et de la Formation professionnelle et sa structure. «Les recommandations dudit atelier ont abouti à la signature d’une convention de partenariat entre les deux entités et la mise en place d’un Comité de suivi des recommandations et résolutions de l’atelier entre le secteur privé et les structures en charge de l’emploi et de la formation professionnelle», a noté Sidi Dagnoko.
Il a, par ailleurs, exprimé que les défis actuels en matière d’emploi et de formation sont immenses. Chaque année, a-t-il estimé, 300.000 jeunes demandeurs arrivent sur le marché de l’emploi. «Seulement 50.000 emplois sont créés, et plus de 250.000 jeunes restent sans aucune perspective, et viennent grossir chaque année le rang des chômeurs», a déploré le représentant du CNPM. Il a ajouté que face à ces multiples préoccupations, le système éducatif doit être revu en mettant l’accent sur la formation professionnelle.
Pour sa part, le Premier ministre a indiqué que la formation professionnelle constitue un levier important pour le développement socioéconomique de notre pays. La doter d’outils de gestion efficients et efficaces permettra, selon lui, de favoriser son développement, valoriser les sortants des différents dispositifs de formation et garantir leur insertion sur le marché du travail. «La formation professionnelle constitue une des voies les plus sûres vers un emploi décent. C’est également une solution d’avenir pour nos entreprises, puisque l’apprentissage permet de répondre à leurs besoins en compétences», a souligné Choguel Kokalla Maïga. Et d’espérer que les filières qui sont enseignées dans le sous-secteur de la formation professionnelle sont en adéquation parfaite avec les besoins du marché du travail.
En outre, le chef du gouvernement a confié que la symbolique que prend cette cérémonie traduit l’état d’esprit de hisser le message de la formation professionnelle au cœur de toutes les actions de développement afin de donner de l’espoir à cette jeunesse anxieuse de son devenir. C’est pourquoi, il a invité toutes les structures, toutes les sensibilités à mener des actions vigoureuses susceptibles d’apporter leur concours dans la conduite des programmes et stratégies de création d’emplois durables au Mali. La visite guidée du Centre de la formation professionnelle école hôtelière «Chiaka Sidibé» a mis fin à la cérémonie.
Amadou GUEGUERE
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