La persistance de l’esclavage et les conséquences liées à cette pratique, en cours depuis des temps immémoriaux, constituent des entorses au renforcement de la cohésion sociale dans notre pays. Surtout que des voix s’élèvent de plus en plus pour promouvoir la lutte contre l’impunité. L’assassinat de Diogou Sidibé, une vieille dame de 71 ans, survenu le mois dernier à Lany Mody, un village de la Commune de Sony, est révélateur du danger qui risque de troubler la quiétude et la cohabitation pacifique dans la Région de Kayes.
L’État doit prendre des mesures fortes pour circonscrire le phénomène, en punissant les auteurs de ces violences liées à la pratique de l’esclavage dans les Cercles de Kayes, Bafoulabé et Yélimané, sans oublier les Cercles de Kita et de Nioro qui ont été érigés en régions. Des citoyens craignent que les djihadistes et les terroristes qui sont aux aguets, ne profitent du chaos créé par cette pratique ancestrale pour rentrer dans la danse et empoisonner l’atmosphère comme ils le font dans d’autres parties (Centre et Nord notamment) du pays. Cela en dépit des efforts déployés par les Forces armées de défense et de sécurité pour les mettre hors d’état de nuire.
Située dans la partie occidentale du pays, vers la frontière sénégalaise, la Commune de Sony relève de l’arrondissement d’Ambidédi, dans la contrée du Gadiaga. Elle comprend 6 villages : Lany Tounka, Lany Tacoutala, Lany Mody, Kabou, Digokory et Sobokou.
Selon les informations véhiculées par les réseaux sociaux, la vieille dame a disparu depuis le 29 juillet. Elle aurait été tuée, puis dépecée le 30 juillet 2022 dans son champ de riz. Après avoir commis leur forfait, ses bourreaux ont récupéré les différentes parties de son corps pour les mettre dans un sac. Ils ont enfoncé le clou, en jetant le sac dans les eaux, en pleine brousse. Les membres de sa famille ont retrouvé son corps dans un sac au lendemain du crime.
Les agresseurs qui se considèrent comme des «nobles» ou «maîtres», auraient demandé à leur «esclave» Diogou Sidibé de ne plus se rendre dans le champ qu’elle cultive, dès lors qu’elle renie son statut. Apparemment, elle aurait refusé d’obtempérer et aurait poursuivi ses activités. Des sources anonymes ont révélé qu’elle aurait été retrouvée, mutilée, brûlée pour avoir réclamé son droit.
«Ma mère a été battue par 5 femmes le 10 juin dernier dans son champ. L’une d’elle lui a assené un coup de daba sur son front qui porte les traces de cette agression. L’une de ces femmes est actuellement en prison à Kayes. Le mardi dernier, ma mère était appelée par le tribunal pour la mise en liberté provisoire de celle qui l’avait battue. Elle a refusé cette liberté provisoire. Et la femme est retournée en prison.… Ce refus de liberté provisoire ne leur a pas plu. Ma mère est retournée au village. Et le vendredi, elle a été tuée dans son champ», selon le témoignage d’un enfant de la victime.
Selon des sources judiciaires, 29 personnes sont poursuivies par la justice dans cette affaire. 24 ont été placées sous mandat de dépôt le 5 août dernier pour des soupçons d’assassinat, de discrimination, de séquestration et de tortures. 5 autres sont sous contrôle judiciaire. La liste des inculpés pourrait s’allonger au cours de l’enquête dont la durée ne doit pas excéder trois ans. Au terme de ce processus, les inculpés comparaitront devant la Cour d’assises pour répondre des faits criminels. Si les incriminations reprochées s’avèreront, ils pourront écoper des peines de prison allant de 5 ans à 50 ans.
Bandé Moussa SISSOKO Amap-Kayes
Bandé Moussa SISSOKO / AMAP - Kayes
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