Spécial 22 septembre 2025, Corps paramilitaires : Toujours sur le front

La formation des paramilitaires, nouveaux fonctionnaires, s’effectue dans le cadre du Service national des jeunes (SNJ). Le SNJ organise un service militaire obligatoire d’une durée de six mois au Centre d’instruction de Bapho.

Publié vendredi 19 septembre 2025 à 19:09
Spécial 22 septembre 2025, Corps paramilitaires : Toujours sur le front

 L’unité spéciale des douanes

 

Cette formation vise à développer la discipline, le patriotisme et l’esprit civique des recrues à travers des exercices physiques, militaires et moraux, les préparant ainsi à servir l’État avec loyauté et sens du devoir. Ils sont formés conformément au programme de la formation commune de base de l’Armée.

 Ils mènent des rudes activités avec courage et détermination afin de développer le goût de l’effort et l’esprit de camaraderie. Cette formation permet aux recrues d’avoir non seulement les aptitudes physiques, intellectuelles et morales afin d’accomplir les actes élémentaires du soldat, mais aussi comment servir loyalement son pays à travers un programme d’instruction sur le tir, le Règlement de service dans l’Armée (RSA), l’Instruction sur le tir (IST), l’enseignement physique militaire sportif, la topographie, entre autres.

Selon le directeur du Service national des jeunes, le Colonel Tièmoko Camara, les six mois de formation sont une obligation pour les jeunes soldats afin d’acquérir les connaissances militaires et de développer les aptitudes fondamentales à l’exercice du métier des armes.

 

AGENTS DES EAUX ET FORÊTS- À l’image des douaniers, des surveillants de prison, les agents des Eaux et Forêts font la formation militaire commune de base. Selon le directeur général Eaux et Forêts, ses éléments font partie des contingents du Service militaire national des jeunes dans sa nouvelle version. Laquelle a pour mission de contribuer à parfaire l’éducation, la formation physique, civique et professionnelle des jeunes en vue de leur participation effective et entière au développement économique, social et culturel du pays et leur mobilisation pour le besoin de la défense nationale. 

«Ce sont des formations techniques et tactiques sur les règlements militaires, qui permettent aux agents d’être physiquement et mentalement bien préparés pour faire face aux défis environnementaux, sociaux et économiques afin de participer à la construction de l’édifice national et à la protection de l’intégrité territoire du pays et des personnes et de leurs biens », précise l’Inspecteur général Amadou Diallo.

Selon lui, ces six mois de formation sont assurés par la direction des Ecoles militaires. Le directeur général des Eaux et Forêts note, au total, du début de la transition à aujourd’hui, plus de 321 agents forestiers formés dont plus de 233 avec la 6è cohorte des jeunes. L’Inspecteur général Diallo dira également que la direction générale des Eaux et Forêts dispose d’une unité de Forces spéciales antiterroristes, tout comme les deux autres corps paramilitaires à savoir les douanes et l’administration pénitentiaire. 

Le premier responsable des Eaux et Forêts de notre pays explique qu’après la formation militaire de ses agents, ceux-ci doivent relever les défis de la lutte contre l’exploitation anarchique et illégale des ressources forestières et fauniques du domaine forestier national, le trafic illégal, le braconnage, la détention et la circulation illicite des spécimens d’animaux sauvages. Ces agents forestiers sécurisent la forêt, la faune et les aires protégées. Ils mettent en œuvre des stratégies et programmes de lutte contre la désertification, pour l’aménagement des forêts, des zones humides et des aires protégées.

 L’Inspecteur général Amadou Diallo ajoute qu’ils ont aussi la lourde charge de mettre en œuvre des stratégies et programmes de promotion et de valorisation des produits forestiers, de la faune et des aires protégées. S’y ajoute la conservation des eaux, des sols et la restauration des zones forestières, des abords des cours d’eau et de leur bassin versant, entre autres. Au-delà de ces missions, selon le Directeur général, les agents des Eaux et Forêts luttent contre la criminalité environnementale des espèces de flores et de faune sauvages.

 Ils veillent à la réparation des dégâts environnementaux et fournissent également un appui conseil aux collectivités en matière de gestion durable de la faune et des ressources forestières. Les agents des Eaux et Forêts surveillent l’application des textes législatifs et règlementaires relatifs à l’exploitation, à la circulation de la faune et des produits.  Aussi, ils contribuent aux échanges de renseignements en matière de défense et de sécurité.

Oumar DIAKITE

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