Sikasso : Fin de course pour le faux douanier

L’escroc usait de faux et d’usurpation d’identité pour gruger ses victimes. Les plaintes de celles-ci ont fini par avoir raison de lui

Publié jeudi 31 octobre 2024 à 19:54
Sikasso : Fin de course pour le faux douanier

Les éléments du commissariat du 2ème arrondissement de Sikasso dirigé par le commissaire de police Mohamed Diakité et son adjoint Aboubacar Camara ont mis récemment le grappin sur un escroc hors pair. Il s’agit de celui-là même qui se présentait à ses victimes potentielles comme un douanier et recruteur au sein de cette même corporation. Avec ces casquettes, il lui était très facile de tromper la vigilance des honnêtes citoyens. La cause ? Le quinquagénaire se faisait toujours passer pour un douanier afin de gruger ses victimes en les dépossédant de leur argent.

Sous couvert de ses fausses fonctions, l’escroc promettait à ses victimes des postes au sein de l’administration douanière ou la vente de véhicules saisis. Et pour ce faire, il arborait fièrement un uniforme de douanier muni de faux documents administratifs. Cela explique très facilement les méthodes particulières dont il usait pour escroquer ses victimes avec ses usurpations d’identité pour ensuite disparaître dans la nature. Très intelligent, il sévissait surtout au milieu des candidats aux concours, des diplômés à la recherche d’emploi. Toujours dans la logique de bien les avoir, il mettait en avant sa fonction ou son poste au niveau des douanes. Dans la plupart des cas, ses victimes le croyaient sur parole.

Celles-ci mettaient la main à la poche pour qu’il les aide avec l’espoir d’un éventuel recrutement. Une fois l’argent en poche, l’imposteur disparaissait dans la nature, laissant ses victimes dans une attente interminable. Le faux agent a vécu ainsi durant un bon moment (depuis 2018) en faisant au passage de nombreuses victimes parmi les jeunes gens prêts à sauter sur la moindre occasion pour décrocher un boulot.

À ce jour, s’il faut croire nos sources, il a réussi à soutirer 170 millions de Fcfa à une centaine de victimes. Comme le temps passe et que les victimes ne voyaient rien venir, certaines ont commencé à réfléchir et à ouvrir les yeux. La collaboration des populations, victimes potentielles de bandits, demeure indéniablement le meilleur allié des limiers dans l’accomplissement de leurs missions. Ce n’est pas pour rien que la police mise beaucoup sur l’aide des populations du secteur qui relève de leur autorité.

Ces agents sont conscients qu’il suffit seulement qu’un citoyen lésé dépose une plainte, pour mettre hors d’état de nuire un individu ou démanteler tout un réseau. Contribuant ainsi à mettre la population à l’abri des méfaits des malfrats. Cela a été d’ailleurs le cas pour régler cette affaire.

Ainsi, aura-t-il fallu au commissaire principal Diakité et ses éléments de la brigade des recherches, les plaintes de la population victime, pour mettre fin aux sévices de ce bandit professionnel. C’est ainsi que les premières plaintes ont commencé à tomber sur le bureau des policiers du commissariat de police suscité. Naturellement, plus le temps passait, plus le nombre de plaintes augmentait. Et les descriptions de tous les plaignants convergeaient vers la même personne.

Après analyse des différentes plaintes, les policiers de ce commissariat ont compris qu’l s’agissait d’un cas d’escroquerie savamment exécuté par un «pro» du domaine. Il s’est trouvé que, presqu’au moment, c’était le même cas au niveau d’autres unités d’enquête de la capitale. De là, la collaboration policière a fait le reste. I.B était traqué de part et d’autre sans qu’il s’en aperçoive. Avec le temps, les policiers ont pu obtenir d’importants renseignements sur cet escroc, désormais suspect numéro un de cette histoire. C’est ainsi que l’homme recherché par les unités d’enquête de Bamako a été localisé, puis interpellé à Sikasso à la date du 12 octobre dernier.

Par la suite, une perquisition à son domicile a permis de retrouver des cartouches de P.A. russe, des galons d’inspecteur et de contrôleur des Douanes, des bérets noirs et un macaron de la Douane malienne en plus d’un encreur. Des photos de lui en uniforme en bonne compagnie et des actes de naissance de ses enfants où il apparait comme agent des Douanes. Ces preuves étaient suffisantes contre le faux douanier pour le confondre. Son dossier a été vite diligenté et envoyé au parquet. Il doit répondre des faits de «faux, usage de faux et usurpation d’identité».

Tamba CAMARA

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