Sécurité de l’eau au Mali : La phase opérationnelle du pasema démarre en 2026

La salle de réunion de la Société malienne de patrimoine de l’eau de potable (Somapep-Sa) a servi de cadre, vendredi dernier, à la 1ère session du comité de pilotage du Projet d’appui à la sécurité de l’eau au Mali (PASEMa).

Publié lundi 01 décembre 2025 à 08:53
Sécurité de l’eau au Mali : La phase opérationnelle du pasema démarre en 2026

Les administrateurs ont apprécié le niveau d’exécution physique et financière des activités validées lors de la session du 31 juillet 2025

Les travaux ont été présidés par Aminata Fofana, représentant le ministre de l’Énergie et de l’Eau. C’était en présence du directeur général de la Somapep-Sa, Idrissa Sadou Diallo ainsi que l’ensemble des membres de ce comité composé des structures techniques en charge du secteur de l’eau et les mairies des localités bénéficiaires.


Cette 1ère session était consacrée principalement à l’examen et à l’approbation du Plan de travail et budget annuel (PTBA) 2026. Il s’agit de s’atteler à lancer dans des conditions optimales, la phase opérationnelle du Projet, après celles de la signature du crédit le 7 février 2025, de sa mise en vigueur intervenue le 24 avril 2025, de la publication de l’avis général de passation de marchés le 4 avril 2025 et de réalisation du premier décaissement le 13 juin 2025.


Le PASEMa couvre les zones de Mopti, Sévaré, San, Dioïla, Ouélessébougou, Bafoulab,é Mahina et Bamako. Il s’articule autour de quatre composantes dont la première est le renforcement de l’approvisionnement en eau à travers la construction de systèmes modernes, efficients et résilients et les investissements dans les forages, stations de pompage, châteaux d’eau, réseaux de distribution et branchements sociaux. La deuxième composante concerne la conservation des ressources en eau, afin d’améliorer la surveillance, la gestion durable et l’allocation équitable de l’eau. La composante trois vise la gestion rigoureuse, transparente et efficace du projet, tout en renforçant les capacités techniques et institutionnelles des acteurs du secteur de l’eau. Enfin, la quatrième composante prévoit un mécanisme d’intervention d’urgence, pour offrir au pays une flexibilité essentielle en cas de choc climatique ou de situation exceptionnelle.


Dans son allocution de bienvenue aux participants, le directeur général de la Somapep-Sa, structure qui assure la coordination générale du projet, a salué le gouvernement pour l’importance accordée au secteur de l’eau et la banque mondiale pour la confiance renouvelée à travers ce financement majeur. Selon lui, c’est un projet qui intervient à un moment décisif pour notre pays en ce sens que la demande en eau augmente chaque année de façon croissante. Idrissa Sadou Diallo a salué l’engagement de tous les acteurs pour le travail préparatoire mené en 2025, en collaboration avec la Somagep-SA, la Direction nationale de l’hydraulique et l’UGP. Toute chose qui a permis d’élaborer un PTBA 2026 cohérent et réaliste, en adéquation avec les priorités nationales et les exigences du bailleur. En effet, outre la Somapep-SA,  la responsabilité d’exécution des activités est confiée la Somagep-SA qui assure l’exécution technique relative à la gestion des eaux non facturées, un volet essentiel pour la performance des réseaux et la réduction des pertes. La Direction nationale de l’hydraulique intervient  aussi pour assurer l’exécution technique de la composante dédiée à la conservation des sources d’eau, à l’amélioration de la qualité des données hydrologiques, et à la planification climato-résiliente.


En ouvrant les travaux, la représentante du ministre a rappelé que le gouvernement de la République du Mali a obtenu, cette année, un financement de la Banque mondiale d’un montant équivalant à 92,2 millions d’euros, environ 60 milliards de Fcfa pour financer le PASEMa. Ce financement vise à «accroître l’accès à un meilleur approvisionnement en eau potable et améliorer la conservation des ressources hydriques dans des villes sélectionnées du Mali», a indiqué Aminata Fofana. Cet objectif, a-t-elle ajouté, s’inscrit parfaitement dans les priorités du gouvernement, notamment celles liées à la résilience climatique, au développement urbain durable et à l’amélioration du bien-être des populations. Il contribuera notamment à garantir la santé publique, accompagner le développement économique et renforcer la stabilité sociale dans notre pays. Il permettra aussi d’améliorer l’approvisionnement en eau potable de Bamako et de plusieurs villes secondaires, de renforcer la gestion durable des ressources en eau et de consolider les capacités institutionnelles du secteur.


La représentante du ministre a appelé à veiller à ce que l’exécution budgétaire soit exemplaire, tant par sa rapidité que par sa qualité car des résultats concrets sont attendus dès les premières années, par nos autorités.

Lougaye ALMOULOUD

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