Sécurité alimentaire : L’OHVN engrange des résultats satisfaisants

Le budget prévisionnel en 2025 de l’Office de la haute vallée du Niger (OHVN) est équilibré en recettes et en dépenses à environ 10,15 milliards de Fcfa contre 9,526 milliards de Fcfa en 2024, soit une hausse de 6,57%.

Publié vendredi 14 mars 2025 à 07:39
Sécurité alimentaire : L’OHVN engrange des résultats satisfaisants

Zan Bouaré, directeur général de la structure lors des travaux

 

Toute chose qui permettra à l’Office d’entreprendre des actions dans les domaines de l’aménagement hydro-agricole, la modernisation et l’augmentation du niveau d’équipement des producteurs et l’accroissement de la production et de la productivité agricoles. Ces informations ont été données hier par le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Oumar Tamboura, lors de la 33è session ordinaire du conseil d’administration de l’OHVN tenue dans ses locaux. C’était en présence du directeur général de la structure, Zan Bouaré.

Au cours de cette session, les administrateurs ont examiné le procès-verbal et l’état d’exécution des recommandations issues de la 32è session, le rapport annuel de performance 2024 et le projet annuel de performance 2025 de l’OHVN. Oumar Tamboura a rappelé que l’OHVN, en tant qu’établissement public à caractère administratif, a pour missions d’accroître les productions, la productivité agricole et le revenu des producteurs de la zone de l’Office. Également, il fait la promotion des cultures vivrières et industrielles et contribue à la lutte contre la pauvreté en milieu rural et urbain. Selon le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, 10.194,40 tonnes d’engrais minéraux et 153,20 tonnes d’engrais organiques ont été placées auprès des producteurs dans le cadre de la subvention des intrants.

Avec l’appui du gouvernement et l’effort d’encadrement, les résultats suivants ont été obtenus : 370.420 tonnes de céréales sur 375.174 tonnes prévues en 2024, soit 98,7%, 61.191 tonnes de légumineuses sur 70.390 tonnes prévues, soit 86,93%, 27.300 tonnes de coton graine sur 30.000 tonnes prévues, soit 91,00%. À cela, s’ajoutent 5.697 tonnes de sésame contre 9.700 tonnes prévues soit 58,73% et 129.637 tonnes de légumes sur 281.126 tonnes prévues, soit 46,11%. Le bilan céréalier établi sur la base de ces résultats dégage un excédent de 40.046 tonnes contre 32.465 tonnes la campagne précédente soit une augmentation de 23,35%, a détaillé Oumar Tamboura. Et d’ajouter que les activités ont porté, dans le domaine de la production animale, sur le suivi de l’embouche et de l’apiculture avec des résultats encourageants.

Concernant la protection de l’environnement et de la biodiversité, les actions ont été axées sur la production de la fumure organique, les mesures de lutte anti érosive, la production de plants forestiers et les plantations d’essences forestières. Dans le cadre de la modernisation et l’augmentation du niveau d’équipement des producteurs, 14 exploitations familiales ont été équipées et un magasin de stockage d’intrants mis à la disposition des producteurs, a-t-il fait savoir. Il a rappelé que nos autorités ont la volonté de faire de l’agriculture le levier de la croissance économique, à travers l’élaboration du Plan d’action gouvernemental et la stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033.

De son côté, Zan Bouaré a jugé la campagne de 2024 favorable, grâce aux résultats engrangés. Il a informé que cette année, l’accent sera mis sur la vulgarisation auprès des producteurs. Les agents seront formés et mis à leur disposition, a promis le directeur général de l’OHVN. L’ingénieur d’état et agroéconomiste ajoutera que sa structure envisage d’augmenter la production de la campagne prochaine à 14%.

«Pour atteindre ce résultat, il faut les intrants, les semences, mais surtout l’accompagnement de l’État, des paysans et de tous les acteurs du secteur», a-t-il indiqué. Et d’évoquer les difficultés rencontrées au cours de l’année écoulée qui sont l’installation tardive des pluies et leur répartition dans le temps et dans l’espace. Chose qui a impacté négativement les cultures en provoquant des ressemés. Et quand elles se sont bien installées, il y a eu un excès d’eau qui a provoqué des inondations et des pertes de plantes, a regretté le spécialiste en agriculture.

N'Famoro KEITA

Lire aussi : Autonomie énergétique : La préfecture de Diamou soulagée

La cour de la Préfecture de Diamou a servi, jeudi dernier, de cadre à la réception des travaux d’installations solaires destinées au cercle et la préfecture..

Lire aussi : San : Fin de formation de 800 jeunes soldats

La deuxième vague de la promotion 2023 du 23e régiment militaire composée de 800 jeunes soldats est sortie de formation, lundi dernier, au Centre d’instruction de San, dans le Centre du Mali.

Lire aussi : Kangaba : Mission d’un consultant environnementaliste pour le projet FIER II

Souleymane Sanogo, consultant environnementaliste chargé du deuxième projet de Formation professionnelle,insertion et appui à l’entrepreneuriat des jeunes ruraux (FIER II), a effectué une mission à Kangaba pour élaborer un Plan d’engagement des parties prenantes (PEPP) et un Plan de mise e.

Lire aussi : Tombouctou et Taoudéni : C’est parti pour les opérations de DDR-I

Les gouverneurs des Régions de Tombouctou, le Contrôleur principal de police Bakoun Kanté, et de Taoudéni, le Général de division Mohamed Abderrahmane Meydou, ont lancé les opérations de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et d’Intégration (DDR-I)..

Lire aussi : Abattoir frigorifique de Sabalibougou : 2026, l'année de mise à niveau et de modernisation

Au terme de l’année 2025, l'abattoir frigorifique de Sabalibougou a produit 7.605 tonnes de viandes toutes espèces confondues, et vendu 303 tonnes de sous-produits d'abattage..

Lire aussi : Office de protection des végétaux : La digitalisation de la surveillance phytosanitaire au cœur des actions

Dans le cadre du suivi de la campagne phytosanitaire 2026, les activités de surveillance couvriront l’ensemble des zones de production agricole du pays. La digitalisation du système d’alerte précoce constituera une priorité majeure, afin de réduire les délais d’intervention..

Les articles de l'auteur

Langues nationales : L’exigence de leur apprentissage

Certains souhaitent que les autorités imposent les langues nationales à l’université. Les pédagogues expliquent que par principe, l’enfant apprend vite et mieux dans les langues maternelles. D’autres poussent l’analyse plus loin pour dire que la promotion de celles-ci peut être un levier de développement.

Par N'Famoro KEITA


Publié lundi 05 janvier 2026 à 08:46

Recensement général agricole : L’opération se poursuit normalement

Les résultats provisoires du recensement général agricole (RGA) donnent des chiffres probants d’environ 22,49 millions de bovins, plus de 23,60 millions d'ovins et 22,20 millions de caprins recensés..

Par N'Famoro KEITA


Publié mercredi 31 décembre 2025 à 08:54

Sécurité routière : L’anaser enregistre des résultats probants

Le budget de 2026 de l’Agence nationale pour la sécurité routière (Anaser) connaît une réduction de 8%. Il est chiffré à environ 2,7 milliards de Fcfa, contre 2,9 milliards de Fcfa en 2026..

Par N'Famoro KEITA


Publié lundi 29 décembre 2025 à 08:59

Onef : Le budget 2026 en hausse de 0,11%

Le directeur général de l’Onef, Boubacar Diallo et la représentante de la ministre chargée de l’Emploi, Mme Dicko Fatoumata Abdourhamane.

Par N'Famoro KEITA


Publié mercredi 24 décembre 2025 à 08:53

Projet «Aminata» : Les acteurs font le point des expériences

Le projet Amélioration d’accès aux innovations agricoles pour la transition agroécologique (Aminata) organise, depuis hier à l’Institut des sciences humaines, un atelier de capitalisation et de partage d’expériences de deux jours avec des organisations de producteurs (OP)..

Par N'Famoro KEITA


Publié vendredi 19 décembre 2025 à 08:58

Aéroports du Mali : Le nombre de passagers en hausse de 28,02%

981.553 voyageurs ont choisi la destination Mali, contre 766.687 l’année passée.

Par N'Famoro KEITA


Publié jeudi 18 décembre 2025 à 08:14

Développement des secteurs avicole et aquacole : Les ambitions du Pdiraam phase 2 dévoilées

Le budget prévisionnel 2026 du Programme de développement intégré des ressources animales et aquacoles au Mali (Pdiraam-phase 2) est estimé à environ 5,64 milliards de Fcfa..

Par N'Famoro KEITA


Publié mercredi 17 décembre 2025 à 10:56

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner