Le projet Aminata est mis en place par un consortium
Les travaux ont été présidés par le directeur général de l’Institut qui a abrité la cérémonie, Dr Baba Coulibaly. Étaient aussi présent, le coordonnateur national du projet et enseignant-chercheur à l’Institut d’économie rurale (IER), Mamy Soumaré ainsi que le coordonnateur national de l’Association des organisations professionnelles paysannes (AOPP), Seydou Tangara.
Cette rencontre a réuni une quinzaine d’organisations de producteurs des Régions de Kita et du Cercle de Bla. Des localités qui ont bien réussi le processus d’apprentissage, pour capitaliser leur approche, en faire des leçons pour ensuite le partager à l’échelle nationale et sous régionale. Ce, en vue d’accompagner l’innovation agricole dans la sous-région ouest africaine.
En effet, le projet Aminata est mis en place par un consortium composé de l’IER, l’Institut des sciences humaines, le Centre de coopération internationale pour la recherche agricole et le développement (Cirad), l’Association des organisations professionnelles paysannes du Mali, et l’ONG agronomes et vétérinaires sans frontières (AVSF). Des précisions de Mamy Soumaré, sa conception remonte à 4 ans. Financé par l'Union européenne à environ 2 millions d’euros (environ 1,2 milliard de Fcfa), le projet a pour objectif de construire des liens de collaboration entre les cadres de coordination (Amipart) à Kita et (Amikaso) à Bla. Également, il œuvre à la capitalisation, le partage et l’utilisation de nouvelles connaissances pour le développement de l’innovation agricole.
Cette réflexion, selon le coordonnateur national du projet, se justifie par la faible présence de conseils agricoles sur le terrain, alors que les producteurs ont besoin d’accompagnement. C’est de là que l’idée de mettre les acteurs ensemble au niveau de la base est née pour renforcer leur capacité en apprenant collectivement. Mamy Soumaré a souligné que ces acteurs initieront des actions d’accompagnement de l’innovation de façon plus autonome et durable. Ainsi, après 4 ans, le projet a enregistré des expériences réussies et moins réussies.
«Avec les crises, beaucoup de partenaires se sont retirés sur les terrains, alors que les producteurs ont toujours besoin d’accompagnement», a regretté le coordonnateur national du projet. Et d’ajouter que des expériences ont été capitalisées au profit des conseillers, agents techniques et techniciens, au niveau des directions régionales ou des ministères. Enchaînant son intervention, Mamy Soumaré a annoncé qu’il y a une série de modules qui est mise en œuvre sur le développement d’un cadre favorable à l’innovation, l’ingénierie des dispositifs, la facilitation de l’innovation ainsi que le renforcement du rôle des producteurs. Tout cela pour avoir un système d’accompagnement de l’innovation nationale plus performant, efficace et autonome, moins dépendant des financements extérieurs.
Pour sa part, Baba Coulibaly a jugé le projet original. Issu des structures de recherche et des organisations d’appui aux paysans qui développent des projets similaires, le directeur général de l’Institut des sciences humaines expliquera qu’il est nécessaire de mettre les paysans au cœur des processus de développement et d’innovation. «C’est ainsi que l’idée nous est venue de mettre en place un projet où les chercheurs et les organisations paysannes vont se retrouver pour promouvoir les innovations agricoles», a-t-il ajouté. Et d’assurer que les innovations qui seront développées et celles qui existent déjà seront mises ensemble pour voir ce que ça peut apporter comme valeur ajoutée aux communautés à la base.
NFamoro KEITA
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