Projet «Aminata» : Les acteurs font le point des expériences

Le projet Amélioration d’accès aux innovations agricoles pour la transition agroécologique (Aminata) organise, depuis hier à l’Institut des sciences humaines, un atelier de capitalisation et de partage d’expériences de deux jours avec des organisations de producteurs (OP).

Publié vendredi 19 décembre 2025 à 08:58
Projet «Aminata» : Les acteurs font le point des expériences

Le projet Aminata est mis en place par un consortium


 Les travaux ont été présidés par le directeur général de l’Institut qui a abrité la cérémonie, Dr Baba Coulibaly. Étaient aussi présent, le coordonnateur national du projet et enseignant-chercheur à l’Institut d’économie rurale (IER), Mamy Soumaré ainsi que le coordonnateur national de l’Association des organisations professionnelles paysannes (AOPP), Seydou Tangara. 


Cette rencontre a réuni une quinzaine d’organisations de producteurs des Régions de Kita et du Cercle de Bla. Des localités qui ont bien réussi le processus d’apprentissage, pour capitaliser leur approche, en faire des leçons pour ensuite le partager à l’échelle nationale et sous régionale. Ce, en vue d’accompagner l’innovation agricole dans la sous-région ouest africaine.


En effet, le projet Aminata est mis en place par un consortium composé de l’IER, l’Institut des sciences humaines, le Centre de coopération internationale pour la recherche agricole et le développement (Cirad), l’Association des organisations professionnelles paysannes du Mali, et l’ONG agronomes et vétérinaires sans frontières (AVSF). Des précisions de Mamy Soumaré, sa conception remonte à 4 ans. Financé par l'Union européenne à environ 2 millions d’euros (environ 1,2 milliard de Fcfa), le projet a pour objectif de construire des liens de collaboration entre les cadres de coordination (Amipart) à Kita et (Amikaso) à Bla. Également, il œuvre à la capitalisation, le partage et l’utilisation de nouvelles connaissances pour le développement de l’innovation agricole. 


Cette réflexion, selon le coordonnateur national du projet, se justifie par la faible présence de conseils agricoles sur le terrain, alors que les producteurs ont besoin d’accompagnement. C’est de là que l’idée de mettre les acteurs ensemble au niveau de la base est née pour renforcer leur capacité en apprenant collectivement. Mamy Soumaré a souligné que ces acteurs initieront des actions d’accompagnement de l’innovation de façon plus autonome et durable. Ainsi, après 4 ans, le projet a enregistré des expériences réussies et moins réussies.


 «Avec les crises, beaucoup de partenaires se sont retirés sur les terrains, alors que les producteurs ont toujours besoin d’accompagnement», a regretté le coordonnateur national du projet. Et d’ajouter que des expériences ont été capitalisées au profit des conseillers, agents techniques et techniciens, au niveau des directions régionales ou des ministères. Enchaînant son intervention, Mamy Soumaré a annoncé qu’il y a une série de modules qui est mise en œuvre sur le développement d’un cadre favorable à l’innovation, l’ingénierie des dispositifs, la facilitation de l’innovation ainsi que le renforcement du rôle des producteurs. Tout cela pour avoir un système d’accompagnement de l’innovation nationale plus performant, efficace et autonome, moins dépendant des financements extérieurs. 


Pour sa part, Baba Coulibaly a jugé le projet original. Issu des structures de recherche et des organisations d’appui aux paysans qui développent des projets similaires, le directeur général de l’Institut des sciences humaines expliquera qu’il est nécessaire de mettre les paysans au cœur des processus de développement et d’innovation. «C’est ainsi que l’idée nous est venue de mettre en place un projet où les chercheurs et les organisations paysannes vont se retrouver pour promouvoir les innovations agricoles», a-t-il ajouté. Et d’assurer que les innovations qui seront développées et celles qui existent déjà seront mises ensemble pour voir ce que ça peut apporter comme valeur ajoutée aux communautés à la base.

NFamoro KEITA

Lire aussi : Gao : Le commerce du turban convoité durant les grandes fêtes

Le turban est un habillement d’homme usité chez les orientaux et faite d’une longue bande d’étoffe, qui est roulée et entrelacée autour de la tête..

Lire aussi : Examens de fin d’année 2026 : Le ministre Amadou Sy Savané garantit transparence, équité et sécurité

Le ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané, a réuni, le jeudi 21 mai 2026, les principaux acteurs du secteur éducatif autour d’un déjeuner de presse au CICB. L’objectif était de faire le point sur l’organisation des examens de fin d’année scolaire 2025-2026..

Lire aussi : Côte d'Ivoire : Les éleveurs maliens désormais autorisés à exporter leur bétail

Depuis jeudi dernier, les éleveurs maliens sont autorisés à exporter leur bétail en Côte d'Ivoire. L'information a été donnée, ce vendredi 22 mai, par le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Bah lors de la plénière du Conseil national de Transition ( CNT )..

Lire aussi : CNT : Adoption du règlement du budget de l´Etat 2023

La plénière du Conseil national de Transition ( CNT ) s’est poursuivie, ce vendredi 22 mai au Centre international de conférences de Bamako, avec l'adoption du projet de loi portant règlement du budget de l´Etat 2023..

Lire aussi : Travaux de curage des collecteurs et caniveaux : Les ministres de l’Assainissement et des Infrastructures sur le terrain

Une semaine après le lancement officiel des opérations de curage des collecteurs et caniveaux dans le District de Bamako, les autorités intensifient le suivi des travaux en vue de prévenir les risques d’inondation durant l’hivernage..

Lire aussi : Marchés à bétail de Ségou : Ce n'est pas encore le grand rush

La fête de Tabaski, ou Aïd al-Adha (fête du sacrifice) sera célébrée le mercredi 27 Mai dans notre pays. À quelques jours de cet important événement, les marchés à bétail de Ségou connaissent une faible fréquentation. Les clients se font toujours attendre. C’est le constat fait par .

Les articles de l'auteur

Circulation routière : La courtoisie évite les accidents

Le lancement de la 16è édition de la Journée nationale de la courtoisie sur la route a été marquée hier par la démonstration des sapeurs-pompiers sur le 1er secours en cas d’accident sur la route, la projection de film sur la sécurité routière et la remise des exemplaires de documents du nouveau code de la route aux légitimités traditionnelles et religieuses.

Par NFamoro KEITA


Publié mercredi 25 mars 2026 à 08:41

Agriculture, élevage et pêche : De bonnes perspectives

Le Conseil de cabinet élargi des départements de l'Agriculture, de l'Élevage et de la Pêche et du Commissariat à la Sécurité alimentaire sur la validation du plan triennal de campagne agricole consolidé et harmonisé s’est tenu, mardi 17 mars, à la Direction des finances et de matériels du ministère de l'Agriculture..

Par NFamoro KEITA


Publié mercredi 18 mars 2026 à 08:12

Renforcement de la production agricole : La phase 2 de l’approche Shep lancée

Cette phase renforcera davantage les capacités opérationnelles des agents de vulgarisation agricole pour améliorer la qualité des activités agricoles et introduire l'approche Shep à l'échelle nationale.

Par NFamoro KEITA


Publié mardi 17 mars 2026 à 08:47

Industrie extractive et souveraineté énergétique : Un colloque sur la problématique du capital humain

L’événement va réunir des experts chercheurs, des décideurs publics, des représentants des entreprises minières et énergétiques, mais aussi des institutions de formation. Les participants viendront de la Russie, du Maroc, des pays de l’AES et de la sous-région.

Par NFamoro KEITA


Publié mardi 10 mars 2026 à 08:52

Ageroute : Le budget 2026 en hausse de 96%

Le budget 2026 validé de l’Agence d’exécution des travaux d’entretien routier (Ageroute) est équilibré en recettes et en dépenses à la somme d'environ 55,179 milliards de Fcfa contre 28,151 milliards de Fcfa en 2025, soit une hausse de 96%..

Par NFamoro KEITA


Publié vendredi 27 février 2026 à 08:29

Ousmane Maïga, DG de l’Anaser, à propos de la circulation routière : «Le mauvais dépassement est à l’origine des accidents graves»

La circulation à Bamako semble devenue, aujourd’hui, une véritable jungle. Presque chaque jour, des vies sont fauchées sur les routes de la capitale à cause de l’indiscipline et de l’incivisme de certains conducteurs et autres chauffards. Dans cette interview, le Directeur général de l’Agence nationale de la sécurité routière (Anaser), Ousmane Maïga, explique le cas de dépassement entre usagers de la route qui est à l’origine de nombreux accidents dans la grande métropole malienne.

Par NFamoro KEITA


Publié jeudi 26 février 2026 à 08:50

Emploi et insertion professionnelle : La CEFORPA, un espoir pour les arabophones

La ministre de l’Entrepreneuriat national de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, a présidé, hier, dans les locaux de son département, la 1ère session du conseil d’orientation de la Cellule d’appui à l’emploi et à la formation professionnelle des diplômés et formés en langue Arabe (Ceforpa)..

Par NFamoro KEITA


Publié mardi 24 février 2026 à 08:41

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner