Les objectifs de prospection et de traitement sont respectivement estimés à 402.038 hectares et 129.171 hectares. Un accent particulier sera également mis sur la promotion des biopesticides, alliant ainsi productivité agricole et préservation de l’environnement, conformément aux engagements de la Politique nationale de développement durable.
Ces informations ressortent des travaux de la 22è session ordinaire du conseil d’administration de l’Office de protection des végétaux (OPV), tenue hier dans ses locaux. L’ouverture des travaux a été présidée par le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Garantigui Traoré, en présence du directeur général de l’OPV, Halidou Mohomodou, ainsi que de nombreux administrateurs.
Les points inscrits à l’ordre du jour portaient, notamment sur la validation des travaux antérieurs à travers l’approbation du procès-verbal et le suivi des recommandations de la session précédente. Les administrateurs ont également examiné le rapport d’activités et l’exécution budgétaire de l’année 2025, avant de se pencher sur le programme d’activités 2026 et le projet de budget.
Le budget général de l’OPV est financé principalement par les ressources du budget de l’État. Les recettes globales prévisionnelles pour l’exercice 2026 s’élèvent à plus de 699,3 millions Fcfa, contre environ 732,5 millions Fcfa en 2025, soit une baisse d’environ 5%. Ce budget demeure toutefois insuffisant pour la réalisation optimale des missions de l’Office, notamment l’assurance d’une meilleure protection des cultures, des récoltes et des pâturages contre les nuisibles.
D’entrée de jeu, le secrétaire général du ministère de l’Agriculture a salué les résultats probants obtenus en 2025, malgré un contexte marqué par d’importants défis climatiques et phytosanitaires. Selon Garantigui Traoré, plusieurs activités ont permis de renforcer les capacités de l’OPV, et une stratégie phytosanitaire a été élaborée en vue de moderniser les systèmes de surveillance. En 2026, l’accent sera mis sur la digitalisation afin d’optimiser l’utilisation des ressources limitées.
À ce titre, le secrétaire général du ministère de l’Agriculture a indiqué que, grâce à la vigilance de ses équipes, l’Office a pu contenir des foyers d’infestation sur 176.906 hectares, dont 118.541 hectares ont été effectivement traités, contribuant ainsi à la protection des moyens de subsistance des populations. Par ailleurs, 147 agents de la protection des végétaux et de la vulgarisation, 104 brigades phytosanitaires villageoises et 1.584 producteurs ont été formés sur diverses thématiques liées à la gestion des ravageurs et des maladies des cultures.
Sur le plan structurel, Garantigui Traoré a rappelé que l’évaluation des capacités phytosanitaires (ECP) du Mali a conduit à l’élaboration d’une Stratégie nationale de renforcement des capacités phytosanitaires, laquelle servira d’axe stratégique à la Politique nationale de protection des végétaux en cours d’élaboration.
En matière de renforcement des capacités, il a annoncé la formation prévue de 324 brigades phytosanitaires villageoises et de 3.640 producteurs. L’Office s’emploiera également à renforcer le partenariat public-privé pour une gestion plus inclusive des crises phytosanitaires. Selon lui, l’année 2026 marquera le début de la mise en œuvre opérationnelle de la Stratégie nationale de renforcement des capacités phytosanitaires récemment validée.
Pour sa part, le directeur général de l’OPV a souligné que l’année écoulée a été riche en enseignements et en défis, marquée par une pression constante des ravageurs et la nécessité d’innover dans les méthodes de lutte. « Grâce à l’engagement technique de nos équipes et aux orientations stratégiques de ce conseil, l’Office a su maintenir une veille rigoureuse et faire preuve d’une grande réactivité sur le terrain », a expliqué Halidou Mohomodou. Il a précisé que les priorités de son service pour les mois à venir sont ambitieuses, notamment la transformation digitale de la surveillance du territoire et la promotion des alternatives biologiques aux pesticides chimiques, en faveur d’une agriculture durable.
Makan SISSOKO
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