La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest
(BCEAO) a décidé de doubler le plafond des avoirs autorisés auprès d’un même
émetteur, le portant de 2 à 4 millions de Fcfa. La mesure découle de
l’Instruction N°020, adoptée le 8 octobre 2026, qui modifie la réglementation
encadrant les activités des émetteurs de monnaie électronique dans l’Union
monétaire ouest-africaine (UMOA).
Autre
changement notable, le plafond mensuel cumulé des rechargements passe de 10 à
15 millions de Fcfa. Ces nouveaux seuils, qui entreront en vigueur le 2
novembre prochain, devraient offrir davantage de souplesse aux particuliers et
aux acteurs économiques qui utilisent les services de paiement électronique.
La
réforme prévoit toutefois des conditions pour les opérations dépassant les
limites fixées. De telles dérogations restent soumises à l’autorisation préalable
de la Banque centrale, sur la base d’une demande motivée précisant notamment la
durée, les montants concernés et les dispositifs de contrôle envisagés.
En parallèle, la BCEAO renforce les exigences relatives à la gestion des fonds correspondant à la monnaie électronique en circulation. Au moins 65 % des actifs de contrepartie devront être conservés sous forme de dépôts à vue, afin de garantir une disponibilité suffisante des ressources pour répondre aux demandes de remboursement. En relevant ces plafonds tout en encadrant la disponibilité des fonds, la BCEAO cherche à concilier deux impératifs qui est d’accompagner l’essor des paiements numériques et surtout de préserver la confiance des utilisateurs dans les services de monnaie électronique.
Mariam A. TRAORÉ
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