Ce séminaire de cinq jours vise à renforcer les capacités techniques des cadres chargés de la supervision des SFD
L’ouverture des travaux a été présidée par le directeur général adjoint du trésor et de la comptabilité publique, El Hadj Moustaphe A. Doumbia, en présence de la coordinatrice du projet Pafeem, Mme Touré Fatoumata Coulibaly.
Ce séminaire de cinq jours, destiné à une dizaine de superviseurs et prévu du 8 au 12 décembre 2025, vise à renforcer les capacités techniques des cadres chargés de la supervision des Systèmes financiers décentralisés (SFD) dans l’utilisation de l’outil Cameli, afin de leur permettre d’entamer la notation des caisses de base.
Il s’agira spécifiquement d’assurer une formation de mise à niveau sur les outils de supervision basés sur les risques (Cameli), de mettre à la disposition de la direction de la microfinance tous les outils nécessaires à une supervision efficace, efficiente et orientée vers la gestion des risques. Et enfin de procéder à des études de cas portant sur la notation de trois SFD. L’animation de cette formation est assurée par Lamarana Sadio Diallo, venu de la République de Guinée.
Prenant la parole, le directeur général adjoint du trésor et de la comptabilité publique a souligné que Cameli est un outil de notation de la conformité prudentielle fondée sur six piliers de risques qui lui donnent son nom. Il s’agit des risques liés à la capitalisation, aux actifs, au management, à l’organisation et au contrôle, à l’équilibre financier et à la liquidité, à la gestion actif-passif et à l’information.
Selon El Hadj Moustaphe A. Doumbia, cet outil permet d’évaluer les forces et les faiblesses d’une institution de microfinance (IMF) en matière de conformité prudentielle. Il fournit une évaluation par type de risque, ainsi qu’une notation globale assortie de recommandations appropriées. Il permet également d’anticiper et de maîtriser les risques encourus par les institutions et, plus largement, par l’ensemble du secteur de la microfinance. «C’est un outil moderne de supervision permettant de détecter, classifier et cartographier les risques.
La cartographie des risques du secteur permet ensuite de mener des contrôles thématiques afin d’anticiper les menaces potentielles. Après l’étape de Dakar, en novembre 2024, qui vous a permis une première initiation à cet outil par ses concepteurs, nous entamons aujourd’hui une autre phase visant à consolider les acquis pour vous permettre de vous approprier pleinement un outil désormais indispensable pour gagner en efficacité et en efficience», a-t-il déclaré.
Pour sa part, la coordinatrice du Pafeem a rappelé que cet appui s’inscrit dans le cadre du projet, une initiative du gouvernement du Mali visant à relever les défis de l’inclusion financière, du renforcement des capacités des micros, petites et moyennes entreprises (MPME) ainsi que de la promotion de l’emploi. Selon Mme Touré Fatoumata Coulibaly, cette initiative s’aligne sur la vision «Mali 2063», qui ambitionne de bâtir un Mali souverain, inclusif et résilient, où la croissance profite à l’ensemble des citoyens.
Elle a précisé que le Pafeem s’inscrit également en parfaite cohérence avec la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033), inspirée de la vision «Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma», conformément à son axe 3 relatif à la transformation structurelle de l’économie et à la croissance.
L’organisation de cet atelier de mise à niveau des cadres de la direction de la microfinance sur l’outil de notation Cameli s’inscrit dans la mise en œuvre des activités de la Composante 1, «Promotion de l’inclusion financière durable et du développement de la fintech», et plus particulièrement de la sous-composante 1.1, «Renforcement de la supervision et de la performance du secteur de la microfinance».
Selon Mme Touré Fatoumata Coulibaly, l’objectif du Pafeem à travers cette sous-composante est de renforcer la stabilité et les capacités du secteur de la microfinance, prestataire clé de services financiers pour les populations à faible revenu et les microentreprises, afin de favoriser l’inclusion financière tout en restaurant la confiance du public.
Makan SISSOKO
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