Le gouvernement de la Transition évoque sa « profonde indignation » suite aux propos tenus par le président français lors sa tournée en Guinée Bissau, le 28 juillet 2022. En effet, au cours de sa conférence de presse, le chef de l'Etat français a « réitéré des accusations erronées en affirmant que les autorités maliennes entretiennent des relations avec un groupe paramilitaire, sans jamais apporter de preuve, malgré les démentis des autorités de la Transition », dénonce Bamako. Le gouvernement souligne également que le chef d’Etat français a évoqué « l'exercice de la violence par les autorités maliennes, ciblant une ethnie spécifique de notre nation ».
Ainsi, le gouvernement de la Transition a condamné « avec la dernière rigueur ces propos haineux et diffamatoires du président Français », avant de prendre « à témoin l'opinion nationale et internationale sur ces accusations graves qui sont de nature à susciter la haine ethnique et à porter atteinte au vivre semble, à la cohésion, ainsi que à l'harmonie entre les Maliens ».
Par la même occasion, le porte-parole du gouvernement a souligné qu’il est important que le président Macron « se remémore constamment le rôle négatif et la responsabilité de la France dans le Génocide des Tutsi au Rwanda, un événement qui attriste encore l'humanité ».
Pour Bamako, les propos subversifs du président Français donnent raison au gouvernement de la Transition qui, à juste titre, a mis fin à la coopération en matière de défense avec la France pour ses résultats insatisfaisants dans la lutte contre le terrorisme au Mali, note le communiqué. « La France qui a toujours œuvré à la division et à la partition de notre pays est mal placée pour donner des leçons au Mali », a martelé le porte-parole du gouvernement.
À cet égard, le gouvernement de la Transition « exige du président Macron d'abandonner définitivement sa posture néocoloniale, paternaliste et condescendante pour comprendre que nul ne peut aimer le Mali mieux que les Maliens », ajoute le document.
Le gouvernement de la Transition rappelle que le Mali, foyer des grands empires en Afrique de l'Ouest, berceau d'une civilisation multiséculaire et pays de tolérance, repose sur sa diversité ethnoculturelle, la bonne cohésion sociale entre toutes les ethnies et les communautés qui le composent, indique le communiqué.
Même si, poursuit le communiqué, force est de reconnaître que ces dernières années le tissu social a été dégradé, à cause des conflits communautaires qui sont instrumentalisés par des groupes terroristes et leurs sponsors étatiques étrangers.
Le gouvernement rappelle aussi avec force que nos vaillantes Forces de Défense et de Sécurité qui sont multiethniques, professionnelles, républicaines et résolument engagées, demeurent un rempart solide pour la défense de la patrie, la préservation et la protection de l'ensemble de nos concitoyens dans leur diversité ethnique et religieuse.
Aboubacar TRAORE
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