Lors de ces consultations tenues les 18 et le 19 mars, le médiateur de Cedeao a présenté un délai de 12 mois pour la durée de la Transition, précise un communiqué du gouvernement publié dimanche soir. Selon la même source, la partie malienne a présenté successivement un délai de 36 mois, puis de 29 mois.
Ce délai a même été ramené à 24 mois par le président de la Transition, colonel Assimi Goïta, « dans un effort ultime visant à parvenir à un compromis réaliste et salutaire pour le Mali et la Cedeao », note le communiqué du gouvernement. Sans parvenir à un accord.
Dans le communiqué, le gouvernement déplore que la proposition de la Cedeao soit « essentiellement électoraliste » et « ne prend pas en compte les aspirations légitimes de réformes politiques et institutionnelles exprimées par le Peuple malien ».
À ce propos, le gouvernement rappelle qu’à la suite à la crise politique ayant emmaillé les élections présidentielles de 2018, une mission ministérielle de la Cedeao avait conclu, le 19 octobre 2018, qu’il est impératif que le gouvernement et tous les acteurs socio-politiques conviennent, de manière consensuelle, d’entreprendre des réformes courageuses des cadres légaux. Ces réformes, poursuit le communiqué, devraient concerner également a Constitution de février 1992 ainsi que le système électoral avant d’engager des échéances électorales dans notre pays.
Le gouvernement relève avoir produit et soumis un chronogramme révisé comprenant des actions relatives aux réformes politiques et institutionnelles, ainsi que des actions détaillées relatives aux élections avec un délai de trente-six (36) mois pour la Transition.
Le gouvernement a regretté cette absence de compromis pour une Transition dont l’objectif, dit le communiqué, est de « poser les jalons de la Refondation du Mali, puis de mettre en place un nouvel ordre constitutionnel gage de paix de stabilité durable et de bonne gouvernance ».
Les autorités maliennes soulignent que la Cedeao n’a « manifestement toujours pas suffisamment pris en compte la complexité des enjeux auxquels le Mali est confronté et les aspirations profondes de son Peuple déterminé à prendre son destin en mains ».
Bamako exprime son besoin « de rapidement avancer sur la mise en œuvre des actions prioritaires et urgentes exprimées par son Peuple ». Le gouvernement réitère sa « disponibilité à poursuivre le dialogue et à trouver une solution avec la Cedeao et la communauté internationale dans l’intérêt supérieur des Peuples d’Afrique de l’Ouest qui souffrent collectivement des conséquences des sanctions illégales, illégitimes et inhumaines prises à l’encontre du Mali ».
Mohamed TOURE
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