Les membres de la Haute autorité de la communication lors du point de presse
Il a également été question de l’application des instructions relatives à l’arrêt des publicités non autorisées sur les médicaments.
Le
président de la Hac a, d’abord, rappelé les actions qui ont marqué l’histoire
de la radio, de l’appel à candidature de l’ouverture des radios en 2017 au
démarrage des mises en conformité en 2018. «Quand la Hac a commencé à
travailler, il fallait régulariser la situation des radios qui avaient été
créées avant qu’elle ne soit sur place», a dit Gaoussou Coulibaly. Et de
préciser que ces radios n’ont pas été soumises à un nouvel appel à candidature.
«Mais, elles ont été invitées à approcher les services de la Hac pour signer
des conventions en vue d’être considérées comme des radios légales.
Contrairement à avant où il n’y avait pas de redevance à payer, ni de droits
d’établissement et autres», a-t-il fait savoir. Parlant des reports successifs
des délais de la mise en conformité, le président de la Haute autorité a cité
le premier cas fait en 2019 contre lequel les faîtières, notamment celle des
radios, ont réagi en demandant suffisamment de temps. Ensuite, le report de
2021 est intervenu pour des raisons liées à la Covid-19 et l’embargo.
Également
en 2022, la mise en conformité n’aura pas lieu. La Hac a été obligée d’accepter
un autre report à cause de la crise énergétique. Et suite à ce report,
l’institution a fixé le dernier délai de la mise en conformité au 31 mars 2024. Selon
les statistiques de la Hac, à ce jour, 182 radios sont en règle, 74 sont en
retard de 5 ans. Celles en retard de 3 à 4 ans sont au nombre de 29, contre 102
enregistrant un retard allant d’un à deux ans. Selon Gaoussou Coulibaly, 53
radios sont en situation irrégulière.
Contre ces différentes situations, le
conférencier a promis que des sanctions seront prises (retrait définitif,
suspension provisoire ou l’envoi de lettres de mise en demeure pour le paiement
des redevances). S’agissant des radios qui sont dans les grandes zones
d’insécurité, Gaoussou Coulibaly a
affirmé qu’elles bénéficient d’une certaine bienveillance avant de venir se
mettre en règle. Cette mesure, faut-il le préciser, existe depuis le collège
précédent.
Concernant
la problématique de la publicité non autorisée sur les médicaments, le patron
de la Hac a estimé que l’intérêt des
populations doit être au centre des préoccupations de tous ceux qui sont dédiés
aux services publics. C’est au regard de cela, a-t-il justifié, que son
institution s’est intéressée à la publicité non autorisée sur les médicaments.
«La Hac ne pouvait pas continuer à laisser les médias induire les populations
en erreur en leur vendant ces médicaments», a-t-il déclaré. Il a invité les
tradithérapeutes à se renseigner sur la loi et l’arrêté disponibles sur la
publicité sur leurs médicaments.
«À partir d’aujourd’hui, que les uns et les
autres sachent que nous allons les suivre quotidiennement pour savoir les
radios qui ont respecté ou pas le délai qui s’étendait au mois d’août dernier»,
a averti Gaoussou Couliblay. Et de rassurer les journalistes que les sanctions
vont débuter pour les radios qui continueront à faire des publicités sans se
conformer aux règles dès que le dossier de monitoring va tomber.
Fadi CISSE
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