C’était en présence des directeurs généraux de Moov Africa Malitel,
Abdelaziz Biddine et de la Société malienne de transmission et de diffusion
(SMTD), Cheick Oumar Traoré, et des co-organisateurs Mme Maïga Ada Ouologuem et
Ander Baba Diarra. Co-organisée avec la SMTD, cette troisième édition
des Mali Digital Awards est placée sous le parrainage du ministre Alhamdou Ag
Ilyène. L’événement se tient sous le thème : «Crise : accélérateur de
transformation digitale». Ce grand rendez-vous des acteurs de l’écosystème du
numérique s’étend sur trois jours, du 26 au 28 octobre. «Nous voulons, via les
MDA, faire du Mali un moteur numérique pour l’Afrique de l’Ouest à cours terme
et pour toute l’Afrique à long terme. Nos réflexions durant ces jours seront axées
sur l’anticipation des prochains défis», a expliqué Mme Maïga Ada Ouologuem.
L’innovation de cette édition est l’opérationnalisation
de Mali Digital Accélérateur. «Cette innovation des MDA est la réponse forgée
par les leçons apprises des différentes crises que connait l’écosystème du numérique
au Mali et en Afrique. Ceci est un outil unique pour développer l’ensemble des
moyens visant à surmonter le fossé numérique», a-t-elle souligné. Pour sa part, Abdelaziz Biddine a indiqué que
la transformation digitale et l’innovation sont un levier pour la création
d’emplois et de richesse, mais également de développement des économies des
pays. De l’avis du directeur général de Moov Africa Malitel, le tout digital
est indispensable pour toute entreprise qui veut prospérer dans ses activités.
Intervenant pour la circonstance, le ministre
de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de
l’administration a fait remarquer qu’un certain nombre de facteurs engendrent
de multiples mutations au sein de nos sociétés. Il a cité la mondialisation, la
concurrence accrue, l’essor des communications électroniques, l’évolution des
normes sur la fiabilisation et la sécurité des données. S’y ajoutent les
dispositions institutionnelles sur la cybercriminalité et la dynamique d’évolution
de l’intelligence artificielle. «Cet instant précis de l’histoire du numérique
de notre nation, nous interpelle tous et exige que chacun donne le meilleur de
lui-même», a déclaré Alhamdou Ag Ilyène qui a jugé le thème central «important»,
puisqu’il répond parfaitement aux «aspirations que nous portons».
Axe majeur du document de Politique nationale
de l’économie numérique, le «développement et la production de l’offre de
contenus numériques» est un pilier de la transformation digitale et sont destinés
en premier lieu aux Maliens. Pour le ministre chargé de l’Économie numérique,
le développement de contenu numérique national doit combiner la mobilisation
des ressources gouvernementales, des initiatives privées et des partenariats
internationaux. «Notre politique prévoit également de développer l’industrie
locale du numérique. Comme vous le savez, l’industrie numérique au Mali est
dominée par les opérateurs de télécommunication qui disposent chacun d’un réseau
de téléphonie et d’accès à internet. Le secteur du logiciel et du système
d’information n’a toujours pas connu le décollage souhaité. Et pourtant, le
Mali dispose de jeunes talents qui se sont toujours fait découvrir pendant les événements
à l’instar des MDA», a-t-il déploré.
Pour pallier ces insuffisances, Alhamdou Ag
Ilyène a assuré que son département s’attelle à adapter la gouvernance du
secteur aux enjeux du numérique, mettre en place une coordination pour assurer
la gouvernance d’ensemble de la Politique nationale de développement de l’économie
numérique. Il est également à pied d’œuvre pour achever la relecture des textes
relatifs à la réglementation et à la régulation du secteur des Télécommunications/technologies
de l’information et de la communication afin d’accélérer l’introduction des opérateurs
mobiles virtuels ainsi que la portabilité des numéros. D’autres mesures ont
trait à la mise en place des solutions de financement dédiées aux acteurs du
numérique et à la promotion de la culture numérique au sein des entreprises
publiques et parapubliques en tant que vecteur de performance.
L’enjeu aujourd’hui pour notre pays est d’amplifier l’usage du numérique dans tous les compartiments de la société. «L’innovation numérique est une force motrice qui peut stimuler la croissance économique, favoriser l’inclusion sociale, améliorer les services publics et renforcer la transparence dans notre administration publique», a insisté Alhamdou Ag Ilyène. Raison pour laquelle le gouvernement est engagé à investir dans le développement de l’économie numérique et à moderniser l’administration pour répondre aux besoins des citoyens à travers les systèmes de paiement des biens et des services en ligne.
Babba COULIBALY
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