#Mali : Cour d’assises de Bamako : Le violeur en série écope de 5 ans de prison

Il escaladait nuitamment les murs d’enceinte des domiciles de ses victimes qu’il menaçait toujours avec une arme blanche. La chance a fini par l’abandonner

Publié jeudi 07 mars 2024 à 07:09
#Mali : Cour d’assises de Bamako : Le violeur en série écope de 5 ans de prison

Un jeune homme a comparu aux assises pour répondre du crime de viol et de vol. il s’agit d’un chômeur du nom de Mamadou Sacko, voisin des familles de ses victimes et domicilié à Titibougou. C’est justement ce voisinage qui lui permettait de jeter son dévolu sur ses victimes. Les faits qui lui sont reprochés remontent à 2019.  


Courant septembre 2019, Mamadou Sacko avait pris le temps d’étudier les habitudes de certaines filles de son voisinage afin de trouver le meilleur moyen d’abuser d’elles. C’est ainsi qu’il a découvert que la demoiselle Djénèba Goimba dormait fréquemment sur le toit de leur maison et qu’Astan Doucouré était en séjour chez sa sœur. Il a décidé d'agir. Une nuit vers 00 heure, il se munissait d'un couteau, escaladait le mur de clôture de la maison où loge Djénèba Goimba avant de rejoindre celle-ci sur le toit. Il la réveilla sous la menace du couteau avant d'entretenir des relations sexuelles avec elle sans être inquiété.

Quelques jours après, il escaladait le mur de clôture de la maison contiguë à la leur. Une fois à l'intérieur et toujours muni de son couteau, il menaçait la demoiselle Astan Doucouré, la traumatisait, abusait d'elle par deux fois et emportait son argent et son téléphone portable. C'est ainsi que les agents du commissariat du 12ème arrondissement l'interpellaient suite à la plainte de cette dernière victime. L’enquête ouverte à la suite de cette plainte conduisit Mamadou Sacko tout droit devant les juges de la Cour d’assises pour y être jugé conformément aux dispositions des articles 226, 256 et 254 du code pénal.

Tant à l'enquête préliminaire que devant le magistrat instructeur, l'inculpé a reconnu les faits à lui reprochés. Cela a été le cas également à la barre. Les faits reconnus, il ne lui restait plus qu’à s’expliquer. C’est ainsi qu’il a relaté dans les moindres détails le déroulement de ses actes criminels à l'encontre de ses victimes en escaladant les murs de clôture des maisons d’habitation nuitamment pour les surprendre, couteau en main. Comme cela avait été le cas pour la fillette Djénèba Goimba surprise dans son sommeil et sans défense pour la violer. Cet acte, selon l’arrêt de renvoi, avait coûté sa virginité à cette dernière.

Il en avait été de même pour Astan Doucouré menacée d’un couteau, puis violée à plusieurs reprises avant de voir son téléphone emporté et la somme de 17.000 Fcfa.

L’«aveu est la reine des preuves», dit-on. Le parquet, après être revenu sur les faits, a requis son maintien dans les liens de l’accusation. La défense a, de son coté, sollicité la clémence de la Cour avant de plaider le sursis. À la lumière des débats, la Cour a reconnu Mamadou Sacko coupable. Cependant, elle lui a reconnu des circonstances atténuantes. L’obsédé sexuel a finalement écopé de 5 ans assortis d’un an de sursis

Tamba CAMARA

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