Le ministre chargé de l’Environnement, Mamadou Samaké et sa collègue en charge de la Santé, le colonel Assa Badiallo Touré lors du lancement de la rencontre
La Conférence internationale des Nation unies sur le climat a lancé officiellement ses travaux, jeudi dernier au Centre d’exposition de Dubaï, la capitale des Émirats arabes unis, au moment où l’Organisation météorologique mondiale confirme que l’année 2023 devrait être la plus chaude jamais enregistrée.
Plus de 97.000 personnes (délégations, médias, Ong, lobbys, et techniciens) y sont présentes, soit deux fois plus que l’an dernier. Et environ 180 chefs d’État et de gouvernement sont attendus selon les organisateurs. Cette présence massive témoigne de la volonté de l’Organisation des Nations unies à travers sa Convention-cadre sur le changement climatique, à faire de cette rencontre, celle de la dernière chance pour sauver notre planète. La concrétisation très attendue d’un fonds de compensation des pertes et dommages climatiques dans les pays vulnérables, a été la première avancée majeure de la Cop28.
Un pas positif pour espérer dégripper les tensions financières entre le Nord et le Sud, en parallèle des négociations sur les énergies fossiles. Cette décision historique, saluée par une ovation debout des délégués de près de 200 pays participants, concrétise le principal résultat de la Cop27 en Égypte l’an dernier, où ce fonds avait été approuvé sur le principe mais dont les contours, très débattus, n’avaient pas encore été définis. «L’heure de vérité a sonné. C’est un signal positif pour le monde et pour notre travail», s’est réjoui le Sultan Mohamed Al Jaber, le président émirati de cette Cop28. Nous avons écrit une page d’histoire aujourd’hui. La rapidité avec laquelle nous l’avons fait est inédite, phénoménale et historique, a-t-il lancé aux participants avec une voix pleine d’émotion.
Reste à savoir de combien sera doté ce fonds, provisoirement accueilli par la Banque mondiale, contre l’avis initial des pays en développement. Les premières promesses ont commencé à pleuvoir. On compte déjà 225 millions d’euros pour l’Union européenne (dont 100 millions de dollars annoncés par l’Allemagne), 100 millions de dollars pour les émirats arabes Unis, 10 millions de dollars pour le Japon, 17,5 millions pour les États-Unis, jusqu’à 40 millions de livres (environ 50 millions de dollars) pour le Royaume-Uni.
Les pays développés font aussi pression pour élargir la base des donateurs aux riches émergents, comme la Chine et l’Arabie saoudite. Après cette avancée notable qui symbolise une victoire dans le combat des pays vulnérables, d’autres thématiques comme la finance climatique, l’atténuation, l’adaptation, le genre et changement climatique seront âprement débattues au cours de ces deux semaines de négociation.
PARTICIPATION EFFICACE- Avant l’ouverture des travaux, le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable, Mamadou Samaké, accompagné de sa collègue de la Santé et du Développement social, le colonel Assa Badiallo Touré, a tenu une réunion de cadrage avec la délégation malienne dans la salle de conférence du Mali aménagée sur le site de la conférence. Après une présentation du programme d’activités de la délégation, il a insisté sur la participation efficace de son équipe aux négociations sur les différentes thématiques, sans perdre de vue, la défense des intérêts supérieurs du peuple malien à cette conférence.
Sortir des énergies fossiles depuis une «pétromonarchie». C’est l’un des grands défis de cette Cop28. En haut de l’agenda figurera le sort du charbon, du gaz et du pétrole dont l’utilisation est la principale cause du réchauffement climatique et des catastrophes qui l’accompagnent. Le choix de la cité balnéaire des Émirats arabes unis, dont l’image est davantage associée à celle de la démesure qu’à la sobriété écologique, a été entériné à l’issue de la Cop26 à Glasgow en Écosse, dont l’un des objectifs était de sortir de l’énergie fossile d’ici 2030, pose problème.
En sa qualité de directeur général de la compagnie pétrolière nationale «Adnoc» des Émirats, le président de la Cop28, le Sultan Al Jaber a mis les pieds dans le plat en appelant à mentionner le rôle des combustibles fossiles dans tout accord final. Cela, alors qu’il est sous le feu des critiques après la publication par certains médias occidentaux, de notes internes de préparation de réunions officielles qui énumèrent des arguments pour la promotion des projets d’Adnoc à l’étranger. Il a rejeté ces accusations mercredi du haut de la tribune.
Malgré cette volonté affichée, c’est à ses résultats qu’on évaluera le président de la Cop28, jugent les défenseurs de cette position. Le chef de l’Onu-Climat, Simon Stiell, s’est montré encore plus pessimiste. «Si nous ne donnons pas le signal de la phase terminale de l’ère fossile telle que nous la connaissons, nous préparons notre propre déclin terminal», a-t-il alerté. Une adresse aussi à plus de 140 dirigeants des pays du monde qui défileront à la tribune vendredi et samedi prochains, pour des discours de quelques minutes censés donner une impulsion politique aux négociations qui occuperont les délégations pendant deux semaines. Le roi Charles III d’Angleterre doit s’exprimer vendredi. Alors que le Pape François dont la présence était annoncée, ne prendra pas part à cette «messe» à cause d’une méchante grippe, selon les organisateurs.
Envoyé spécial
Cheick Amadou DIA
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