Le bien-être de la mère et de l’enfant intègre les priorités des gynécologues et des pédiatres. Les deux spécialités à travers la Société malienne de gynécologie-obstétrique (Somago) et l’Association malienne de pédiatrie (Amaped) ont organisé, du 17 au 20 septembre dernier au Centre international de conférences de Bamako (CICB), un congrès pour se pencher sur la question. C’était sous la présidence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Bouréma Kansaye, en présence de sa collègue de la Santé et du Développement social, le Colonel Assa Badiallo Touré, mais aussi des sommités de la médecine au Mali.
Ce congrès scientifique s’est tenu sous le thème principal : «L’atteinte des Objectifs de développement durable en santé maternelle, néonatale et infantile : un défi pour les gynécologues-obstétriciens et les pédiatres».
La rencontre a permis de renforcer les capacités des spécialistes des deux disciplines impliquées dans la prise en charge de la femme, des nouveau-nés et des enfants. Ces assises se voulaient aussi un cadre de dialogue, de confrontation d’expériences et de partage de connaissances entre chercheurs, praticiens hospitaliers et enseignants. Le congrès s’est aussi distingué par sa richesse scientifique avec 210 communications orales, 40 conférences plénières et 45 posters.
Selon l’Organisation mondiale de santé (OMS), dans la région africaine de l’OMS, 20 mères et 120 nouveau-nés perdent la vie toutes les heures. Ce qui représente 178.000 décès maternels et un million de décès néonatals chaque année. Et toutes les 7 secondes, quelque part dans le monde, une femme ou un enfant décède de causes que l’on aurait pu éviter. L’organisation onusienne rappelle aussi que les décès maternels et néonatals demeurent une préoccupation majeure de santé publique en dépit des progrès réalisés et le Mali fait partie de ces pays qui ont fait des progrès dans ce domaine au cours des 25 dernières années, en réduisant de près de la moitié les décès maternels et d’un quart la mortalité infanto-juvénile.
À ce propos, le représentant résident de l’OMS au Mali, Dr Patrick Kaboré, a indiqué que ce congrès intervient dans un contexte singulier caractérisé par des défis multiples et multiformes auxquels le Mali est confrontés. Il reste convaincu que des sociétés savantes comme Somago et Amaped du fait de la qualité et de l’érudition de leurs membres ont le potentiel et le devoir de jouer un rôle catalyseur dans la mise en œuvre d’initiatives fortes et innovantes. Ce, pour l’amélioration durable de la santé des populations en général, des femmes et enfants en particulier.
Pour la présidente de l’Amaped, Pr Fatoumata Dicko, cette occasion est unique non seulement parce qu’elle permettra aux spécialistes de la gynécologie et de la pédiatrie de se côtoyer, mais aussi de se pencher sur le défi crucial qu’ils doivent relever. Et sur la même lancée, d’atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) d’ici 2030. À cette occasion, la présidente de l’Association a pris, au nom des membres du congrès, un engagement envers chaque femme qui donne la vie, chaque nouveau-né et chaque enfant qui incarne l’avenir.
Quant au président de l’Union des associations et sociétés africaines de pédiatrie (UNAPSA), Pr Godi Jean Chrysostome, il a déclaré que ce congrès est l’occasion d’améliorer la survie de la mère et de l’enfant. Mais aussi de faire l’état des lieux sur leur capacité à offrir des chances de survie à la mère et à l’enfant d’ici 2030. Il estime que le défi pour ce présent congrès est de ramener le chiffre de la mortalité maternelle et infantile à deux chiffres. Pour lui chaque être a droit de bien vivre. C’est pourquoi, il a souligné que les ODD doivent être atteints par tous les pays.
Pour le ministre chargé de l’Enseignement supérieur, ce congrès est une étape scientifique majeure dans la lutte contre la mortalité maternelle et infantile.
C’est pourquoi, Pr Bouréma Kansaye entend placer un grand espoir sur ce congrès qui doit être, selon lui, un levier de pérennisation du Pacte social et un outil de renforcement scientifique pour les deux spécialités. Mais également une plateforme d’intégration régionale et internationale en matière de santé maternelle et infantile.
En cela, a-t-il dit, il s’inscrit pleinement dans les priorités du gouvernement qui accorde une attention particulière à la recherche et son impact direct sur la population. Le ministre Kansaye a formulé le vœu que ce congrès soit le point de départ d’une tradition scientifique établie et durable. Et qu’il contribue à hisser notre pays au rang des nations ou la science médicale se met au service du développement.
Fatoumata NAPHO
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