Djibril Bah est doctorant en littérature française à l’UCA
C’était en
présence du directeur général de l’École supérieure de journalisme et des
sciences de la communication (ESJSC), Aboubacar Abdoulwahidou Maïga, de la
cheffe du département de lettres de la Faculté des lettres, des langues et des
sciences du langage (Flsl) et marraine de la cérémonie, Dr Afou Dembélé. Y
étaient aussi le parrain, Dr Ibrahima Diawara, et plusieurs personnalités du
monde de la littérature et de l’enseignement.
L’ouvrage
de 170 pages en 18 chapitres a été préfacé par le professeur de littérature
générale et comparée au département lettres de l’Université des lettres et des
sciences humaines de Bamako (Ulshb), Mahamady Sidibé. C’est une œuvre
ethnologique et anthropologique dont le thème principal porte sur la migration.
«Partir ou périr» nous plonge dans l’univers plein de péripéties de Seydou, le
héros du roman, un aspirant à la migration qui pense que c’est la seule façon
de trouver le bonheur. Ce livre dépeint les réalités sociétales et explique les
causes des tragédies des temps modernes que vivent les populations, soit en
apprenant la mort d’enfants partis, soit en restant sans nouvelles d’eux depuis
des mois, voire des années.
Djibril Bah
est un néophyte dans l’écriture. Pourtant, personne ne parierait sur ça tant il
fait montre d’un immense talent dans la description et l’analyse de la
problématique de migration. Le livre a un ancrage dans les réalités du pays
profond. D’où les sous-thèmes de chômage, de travail, d’intégration et
d’insertion. S’y ajoutent la corruption, le népotisme, l’absence et
l’investissement insuffisant de l’État.
L’auteur explique avoir été motivé par les
maux de la société qui poussent la jeunesse malienne à désespérer de l’avenir.
Comme tout homme de lettres qui s’intéresse aux problèmes de ses semblables, il
s’interroge aussi sur la motivation des jeunes pour la migration. Cette
interrogation trouve sa réponse dans le désespoir, le chômage et l’envie de
changer de conditions de vie de ses jeunes.
«Ce livre parle de migration. C’est le récit
d’un jeune cultivateur qui prend conscience de sa pauvreté, de sa vie misérable
et qui décide de partir ailleurs pour offrir un lendemain meilleur à sa
famille», explique l’écrivain. L’ouvrage entend susciter un changement de
mentalités sur la migration parce que l’analyse fait ressortir que partir n’est
pas une solution en soi. L’auteur invite à comprendre le choix des aspirants,
mais aussi à mettre en place des infrastructures qui vont contribuer au
changement et les retenir sur place.
Aboubacar
Maïga a salué d’abord l’esprit de créativité qui a prévalu dans cette œuvre
littéraire. Pour lui, Djibril Bah montre aujourd’hui que le rôle des
universitaires ne se limite pas seulement à enseigner les œuvres littéraires
mais aussi à s’intéresser au quotidien, aux vécus de nos contemporains pour les
mettre en exergue et inviter à la réflexion sur des solutions aux problèmes
sociaux.
Le parrain a souligné que l’avenir du livre dépend de l’évolution de
la société et des industries de divertissement. Selon lui, les livres
permettent de mieux retenir les connaissances sur un sujet que devant un écran.
Cette résistance du livre papier à l’Internet doit rester le défi à relever des
jeunes écrivains, a-t-il estimé avant d’exhorter son filleul à l’audace et à
l’imagination pour réussir.
Pour Afou
Dembélé, c’est un roman pragmatique à travers sa thématique et didactique par
le message véhiculé. «L’œuvre est nourrissante parce qu’elle aborde les
problèmes sociaux. En le lisant, on est transporté dans le Mali profond»,
a-t-elle indiqué. Et d’inviter les bibliophiles, surtout les étudiants en
lettres, à s’en procurer.
Né à Bangassi dans le Bafing, Djibril Bah est doctorant en littérature française à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Actuellement, il est enseignant vacataire au département de lettres de l’Université des lettres et des sciences humaines de Bamako (Ulshb). Son livre est disponible à 6.000 Fcfa dans les librairies de la place.
Tamba CAMARA
Une exposition exceptionnelle de l’artiste plasticien-comédien, metteur en scène et collectionneur, Abdou Ouologuem, intitulée : «L’âge d’or du Mali» se tient, depuis la semaine dernière dans la salle polyvalente du Musée national..
Pour Issaka Nazoum, ce rendez-vous culturel a été une opportunité de montrer au monde qu’il y a une vie au Mali, particulièrement à Tombouctou qui demeure une destination sûre, contrairement aux informations véhiculées par certains médias.
Les lampions se sont éteints sur la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou lundi dernier sous la férule du Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga. Mais d’ores et déjà, on peut affirmer, sans prendre de gants, que Tombouctou a vécu de sa belle vie tant la fête a .
Dans la cadre des activités de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, et sa collègue de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sal.
Les troupes qui participent à la Biennale artistique et culturelle administrent un bel exemple de vivre-ensemble depuis le début de la compétition..
La région a remporte le premier prix. Les Régions de Dioïla et de Tombouctou complètent respectivement le tableau. L’orchestre de Kidal s’en sort avec le prix spécial du Président de la Transition. Bougouni organisera l’édition de 2027.