Depuis plusieurs semaines, le Mali traverse une crise de carburant. Les longues files d’attente devant les stations-service se multiplient. Les prix des transports grimpent et les travailleurs se rendent difficilement à leurs services ou entreprises.
Véhicules personnels ou de transports en commun (taxis et sotrama) restent des jours entiers dans les rangs au niveau des stations-service, en espérant un approvisionnement en carburant. Au cœur de cette épreuve, nos compatriotes ont réinventé une autre forme de solidarité. Dans les différents quartiers, sur les routes ou encore dans les environs des stations-service, des gestes simples mais pleins d’humanité redonnent le sourire à de nombreux citoyens.
Notre équipe de reportage a fait le tour de quelques points de vente d’essence ou de gasoil pour s’enquérir de la situation et recueillir quelques témoignages qui prouvent la résilience des Maliens et leur esprit de solidarité. Aboubacar Coulibaly, conducteur de moto-taxi, confie : «Beaucoup de gens pensent que nous profitons de la crise pour augmenter les prix. C’est vrai que certains le font, mais moi j’ai choisi d’aider quand je peux.
Le vendredi dernier en partance à Magnambougou, j’ai vu un homme, visiblement très fatigué, en train de marcher à pied au bord de la route à Badalabougou. «Je me suis arrêté dans l’idée de le transporter à destination. Mais sa première réaction a été de me signifier son dégoût pour les motos-taxis en cette période de crise parce qu’il estime que les motos-taxis en rajoutent à la crise avec des tarifs hors de portée». Celui qui devrait rallier Magnambougou a fini par embarquer sans aucune discussion préalable sur le prix.
«Arrivé à destination, il m’a
tendu un billet de 1.000 Fcfa que j’ai refusé parce que je voulais juste
l’aider aussi. Cet acte m’a rappelé quand ma moto est tombée en panne quelques
jours avant la pénurie de carburant. C’était un jour à Missabougou vers le crépuscule,
un jeune de passage a accepté de pousser ma moto avec son pied jusqu’à
Magnambougou, sans la moindre exigence et sans même me donner le temps de le
remercier», explique le chauffeur de taxi.
À la station du corridor de Daoudabougou, nous avons observé une scène d’humanité. Une dame, visiblement la cinquantaine, distribuait gratuitement de l’eau aux automobilistes épuisés par de longues heures d’attente. Un jeune homme, présent dans la file depuis plus de 24 heures, témoigne : «Cette dame vient souvent ici. Elle ne parle pas beaucoup, mais ses gestes nous font du bien. Tous les Maliens devraient suivre son exemple». Fatoumata Cissé, fonctionnaire au centre-ville, raconte : «Chaque matin, je prends ma voiture pour aller au travail et j’embarque ceux qui sont dans la même direction que moi. Certains disent que c’est risqué, mais je crois qu’en ces temps difficiles, il faut s’entraider.»
Malgré les difficultés, ces multiples gestes de solidarité témoignent d’une grande force morale. Les Maliens prouvent encore une fois qu’ils savent s’unir dans l’épreuve.
Mohamed Lamine H. DICKO
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