Le commerce de glace en cette période de forte chaleur profite aux jeunes et femmes de la localité. Mais, sur place, cette denrée devient de plus en plus rare, car une grande partie de la production est écoulée dans les villages environnants où le business est plus rentable
Dans les villages proches de Kati, ville garnison située à
une dizaine de kilomètres de Bamako, la glace se vend aujourd’hui à prix d’or.
Jadis vendue à 50 Fcfa l’unité, la glace en sachet coûte entre 100 et 200 Fcfa
dans certains villages environnants où il n’y a pas d’électricité. Ce business
attire davantage les femmes et les jeunes, devenus revendeurs occasionnels de
glace. Conséquence : il est de plus en plus difficile de se procurer une boule
de glace à Kati, surtout pendant la journée.
Située en altitude,
la température dans la ville garnison dépasse souvent les 40°C en
période de grande chaleur. Entourée de plusieurs villages dépourvus
d’électricité, la ville de Kati est réputée être un grand centre de production
et de vente de glaces. Surtout au niveau du camp militaire où l’eau et
l’électricité sont gratuites pour les pensionnaires. Kati apparaît alors comme
le fournisseur potentiel de glaces de ces localités. Surtout que depuis
quelques années, le mois de Ramadan coïncide avec la grande chaleur.
Cette période de grande consommation d’eau fraîche est
également devenue un business rentable pour de nombreux jeunes et femmes de
cette cité. Roger Koné, âgé d’une trentaine d’années, est revendeur de glace.
La vente de glace devient son activité principale en périodes de forte chaleur.
Avant le début de la canicule, il constitue son réseau de clients qui le
ravitaillent en glace chaque jour.
Ses clients, qui habitent tous le camp
militaire, lui fournissent plus de 50 glaces en sachet par jour. «Je parcours
plusieurs villages environnants de Kati où je les revends. Sur chaque glace en
sachet vendu, je réalise un bénéfice allant de 50 à 100 Fcfa, selon les
localités», explique le revendeur Koné qui dit exercer cette activité depuis
plus de 5 ans. Grâce à ce commerce, le jeune homme a pu s’acheter l’année
dernière un terrain à usage d’habitation.
PORTE-À-PORTE- Tout comme Roger, Mme Mariam Bagayoko revend
de la glace au poste de sortie de Kati. Chaque jour, elle fait le porte-à-porte
pour s’approvisionner en glace. Nous l’avons rencontrée dans les rues de Kati
Mission, un quartier de la ville garnison. Il était environ 15h. Tenant un sac
vide à la main, elle dit être à la recherche de la glace depuis 8h du matin.
«Mais jusqu’à présent, je n’ai encore rien trouvé», se lamente-t-elle, l’air découragé.
Selon notre interlocutrice, la revente de glace est un commerce très rentable.
Mais, déplore-t-elle, les coupures intempestives d’électricité ont tendance à
plomber cette activité, en empêchant les producteurs de glace de fournir
constamment leurs clients.
Pour ce chauffeur de mototaxi reconverti en revendeur de
glace, le commerce de ce produit en cette période de canicule est plus rentable
que plusieurs autres activités. Grâce à son tricycle «kata katani», il
approvisionne trois villages toute la journée : du matin au soir. Le
bénéfice est énorme, s’exclame-t-il, sans vouloir dévoiler sa recette
journalière.
«Depuis le début du mois de Ramadan, j’ai abandonné mon
métier de livreur de marchandises pour me consacrer à la revente de glace». Ce
jeune qui préfère garder l’anonymat vient de Kati. Très pressé d’écouler sa
marchandise entassée dans des sacs de 100 kg avant le crépuscule, il avoue que
vendre de la glace lui permet de subvenir aux besoins de sa famille en cette
période.
«Il fait très chaud et au moment de la rupture, il est difficile de
trouver de la glace surtout dans les villages où il n’y a pas d’électricité.
C’est pourquoi, j’ai choisi de vendre hors de Kati car c’est plus rentable»,
affirme-t-il, avant d’ajouter qu’il abandonnera la revente de la glace dès la
fin de la canicule.
Ce business profite aux revendeurs au détriment des
consommateurs. Interrogés à ce sujet, certains d’entre eux ont exprimé leur
ras-le-bol face à cette flambée du prix de la glace en cette période de grande
consommation de l’eau fraiche. Il est aujourd’hui difficile de se procurer
un morceau de glace à 50 Fcfa, déplore Adjaratou Coulibaly, marchande de fruits
et légumes au poste de Kati.
«Nous souffrons extrêmement de cette situation. Ces
revendeurs nous cèdent la glace à un prix très élevé. Nous ne pouvons rien
faire, car nous ne disposons pas d’électricité pour en produire dans notre
village. Nous sommes obligés d’acheter avec eux», ajoute Fatoumata Diakité,
habitante d’un village environnant de Kati. Notre interlocutrice plaide pour
l’installation de fabriques de glace pour pouvoir soulager la population.
La mise en place de fabriques de glace permettra, selon elle, de satisfaire les fortes demandes des restaurants, des boulangeries et autres secteurs d’activités qui consomment beaucoup cette denrée en cette période de canicule.
Anne Marie KEITA
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