La photo de famille après la cérémonie d’ouverture
Au cour de la rencontre, les membres du comité ont examiné et validé le bilan 2025, le plan de travail et de Budget annuel (PTBA 2026) en vue de sa soumission à l’avis de non objection de la Banque mondiale dans les délais impartis. Pour l’année prochaine, le coût du PTBA s’élève à plus de 23 milliards de Fcfa.
À l’entame de ses propos, la ministre chargée de l’Environnement, Mme Doumbia Mariam Tangara, a rappelé que le PRTD-Mali compte parmi les initiatives majeures soutenues par le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta. En effet, les questions de protection de l’environnement et de souveraineté alimentaire apparaissent clairement comme des priorités dans la vision nationale «Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma».
Mme Doumbia Mariam Tangara a affirmé que la signature de l’Accord de financement entre le gouvernement du Mali et la Banque mondiale et l’entrée en vigueur du PRTD – Mali consacrent le démarrage effectif de cette initiative nationale salutaire. Depuis son lancement il y a moins de deux ans, le PRTD-Mali enregistre déjà des résultats tangibles et encourageants, a-t-elle indiqué. Ces résultats, selon elle, témoignent de l’engagement de l’équipe de mise en œuvre et des services techniques d’une part et de la participation effective des partenaires locaux d’autre part.
Parmi ces résultats évoqués, on note au titre de la composante 1, relative à «l’appui institutionnel et au renforcement des capacités pour la restauration des paysages et la résilience climatique», la formation diplômante et certifiante dans le domaine de l’environnement, du changement climatique et de la sécurité alimentaire, de 742 personnes dont 104 femmes. S’y ajoute la mise en place d’un programme de master en ingénierie du Développement durable et Management de l’environnement pour renforcer davantage les capacités humaines.
Aussi, 87 plans de développement économique, social et culturel (PDESC) ont été élaborés, validés et adoptés par les conseils communaux des localités bénéficiaires, en plus de l’élaboration de 44 Plans d’aménagement et de gestion forestière, couvrant une superficie de 340.958 hectares. Autre acquis : 1.800 hectares de pâturages restaurés, favorisant la création d’activités génératrices de revenus au profit de 70 bénéficiaires.
Au titre de la composante 2 qui concerne «l’investissement dans la restauration des paysages et la résilience des communautés aux impacts climatiques», le projet a signé des contrats pour 48 sous-projets de restauration de 2.581 hectares de terres. Une signature qui permettra de créer des emplois durables au bénéfice de 88.616 personnes, dont 45.863 femmes. À ces résultats, s’ajoutent la réalisation à 83% des travaux de dragage du quai à bateaux de Mopti, l’élargissement et le rehaussement de la digue-route menant au gouvernorat de Mopti, l’aménagement du chenal du port de Konna.
Dans le domaine de l’accompagnement des acteurs de la filière des produits forestiers non ligneux, plus de 400 plans d’affaires stratégiques et alliances productives ont été retenus. Le PRTD apportera une subvention de plus 9 milliards de Fcfa, soit plus de 80% des besoins en financement de ces plans d’affaires. Selon la ministre, à travers le soutien du PRTD, plus de 26.900 hectares de terres dégradées, forêts, réserves et massifs seront restaurés et protégés.
Elle a ajouté que plus de 30 millions de plants (gommier, moringa, karité, baobab et autres espèces) seront plantés, et plus de 13.000 emplois directs seront créés avec un impact significatif sur l’autonomisation des femmes et des jeunes, la réduction de la pauvreté et la structuration de l’activité forestière. Pour Mme Doumbia Mariam Tangara, ces emplois bénéficieront à près d’un demi-million de personnes dans 487 villages des 14 régions cibles.
Au titre de la composante 3 portant sur la «coordination, suivi et évaluation du projet», les efforts continus de l’Unité de gestion du projet, des institutions partenaires, des collectivités et communautés, et le soutien constant de la Banque mondiale ont permis d’accélérer la mise en œuvre du projet tout en veillant au respect des procédures. Le coordonnateur du PRTD, Madou Diallo a également remercié les gouverneurs des huit régions bénéficiaires (Kayes, Kita, Nioro, Koulikoro, Nara, Ségou, Mopti et Douentza).
Anne Marie KEITA
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