Cette année, le budget se chiffre à 3,9 milliards de Fcfa contre 4,5 milliards de Fcfa, soit une diminution de 12%
Cette année, le budget se chiffre à 3,9 milliards de Fcfa contre 4,5 milliards de Fcfa, soit une diminution de 12%. À cause de cette réduction l’INSP a été obligé de revoir ses ambitions à la baisse pour 2025, a déclaré son directeur général. D’après lui, l’année 2024 a été particulièrement difficile en termes d’investissements et de réalisation des examens de routine.
Cela est dû, selon Dr Guindo, a plusieurs facteurs comme le gel des crédits de fonctionnement du budget de l’État, le déficit du financement structurel de la recherche et de la formation continue, la lourdeur administrative dans le décaissement des fonds de certains partenaires techniques et financiers (PTF), le problème d’électricité et l’inondation de certains locaux.
Malgré ces résultats peu reluisants, le directeur a témoigné que son Institut a connu des réalisations, notamment la tenue d’un comité d’éthique, d’un comité de gestion, la hiérarchisation de plusieurs enseignants chercheurs, le renforcement des capacités des ressources humaines, la réalisation de nombreux examens de surveillance épidémiologique. Mais aussi l’effectivité de nombreuses activités scientifiques; notamment des publications et des communications et les journées scientifiques de 2024.
En outre, le domaine stratégique a été renforcé par quatre documents normatifs; à savoir (le Plan national de préparation et de réponse aux urgences de santé publique, le manuel de procédures administratives, opérationnelles, financières et comptables, et le règlement intérieur du conseil d’administration). Il a aussi assuré la disponibilité de son équipe à consolider ces acquis, à poursuivre la modernisation des infrastructures et l’amélioration des conditions de travail ainsi que le suivi rigoureux des carrières à travers la mise en place d’un meilleur cadre d’orientation scientifique, et le tableau des emplois.
Pour sa part, le président du conseil d’administration a assuré que les administrateurs et lui-même mettront tout en œuvre pour accompagner l’INSP dans la mise en œuvre des orientations issues de la session. Dr Abdellaye Keïta a demandé à tous les administrateurs de bien vouloir appuyer la direction de l’INSP à mieux planifier ses recettes et ses dépenses au titre de l’exercice budgétaire 2025 à travers de meilleures directives sur l’ensemble des documents soumis à leur appréciation.
En plus des questions de veille sanitaire, de sécurité sanitaire mondiale et règlement sanitaire international, il les a exhortés à accorder un intérêt particulier à la recherche et à la formation qui constituent des missions de l’institut. Et d’indiquer que la ministre accordera un plus grand intérêt aux conclusions et recommandations issues des travaux.
Fatoumata NAPHO
L’année dernière, un total de 43.289 malades ont été pris en charge. Parmi lesquels 27.811 cas relevant de la médecine générale, 5.375 de l’ophtalmologie, 850 de la cardiologie et 1.524 cas de diabète.
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