Son réseau hydrographique est dominé par le fleuve Niger avec un écoulement moyen annuel de 29,2 milliards de m3 et ses nombreux défluents dont le Bani, le Diaka, le Koli-koli qui alimentent un chapelet de lacs dont les principaux sont : le lac Débo, le lac Walado et le lac Korientzé.
Avec les fortes pluies de ces dernières années, ces cours d’eau débordent. Cette situation occasionne des inondations dans une région où l’habitat est de type semi traditionnel construit en banco en grande partie et de façon anarchique sans respect des normes de construction favorisant des dégâts.
Pour des mesures d’anticipations en cette période d’hivernage, la région a activé ses mécanismes de veille dont le Comité régional de gestion de crises et catastrophes avec son plan d’actions de gestion des inondations qui s’inspire du plan de contingence multi sectoriel et du plan ORSEC pour donner une réponse adéquate aux besoins des victimes. La salle de conférence du gouvernorat a ainsi servi de cadre, le mardi 12 juillet dernier, à la rencontre de ce comité. L’ouverture des travaux était présidée par le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur, Ousmane Diallo.
Au cours de cette session, les membres du comité ont échangé sur le bilan des activités menées en 2024 et le plan d’actions 2025. Ils ont aussi passé en revue les dispositions à envisager pour la gestion de la saison 2025. En 2024, dans la Région de Mopti, ce sont 392 localités qui ont été touchées par les inondations ayant fait 74.273 victimes dont 9 cas de perte en vies humaines. Les maisons touchées sont au nombre de 8.775, dont 64 établissements scolaires. Les superficies de champs perdus sont de l’ordre de 40.995 hectares. Les pertes en bétail ont porté sur 104 bovins, 4.652 ovins et caprins avec 1.532 volailles.
Dans le cadre de la coordination de l’assistance et du secours, les distributions en vivres aux sinistrés ont été de l’ordre de 8.307 tonnes. Les non vivres ont concerné les moustiquaires imprégnées, les couvertures, les savons, les nattes et 500 bâches. Au total, 28.776 personnes sont les bénéficiaires des distributions de vivres et non vivres. 756 ménages ont bénéficié de coupon alimentaire et 35.082 ont bénéficié d’assistance en Cash/transfert.
Pour 2025, le nombre de villages/quartiers à risques est estimé à 487 avec une population de 91.897 contre 37 en 2024. Le plan d’actions 2025 se focalise sur 2 axes majeurs : la prévention et la préparation à travers le renforcement de l’information et la communication sur les risques liés aux inondations ; assurer l’évacuation des eaux pluviales et rendre disponibles les stocks d’urgence en vivres et non vivres et des abris.
Le second axe porte sur la réponse post-inondation. Il s’agit d’assurer l’assistance multisectorielle aux populations sinistrées, de renforcer la résilience des communautés et des services techniques face aux chocs et d’assurer une meilleure coordination des efforts de réponse. Le coût des activités qui concourent à l’atteinte de ces objectifs de 2025 est estimé à plus de 630 millions de Fcfa.
Dramane COULIBALY / Amap - Mopti
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