Le pagne «Dali fini»
en langue nationale est un tissu artisanal en coton tissé par nos artisans. Ce
tissu est originaire de la Région de Ségou. Si dans notre pays on l’appelle «Dali
fini», au Burkina, c’est le «Faso fani». Actuellement, il est très prisé sur le
marché de Gao. Ce regain d’intérêt pour le made in Mali peut être attribué au
Premier ministre Choguel Kokalla Maïga qui le porte constamment.
À Gao, se vêtir de ce
tissu est devenu un phénomène de mode. «Je vendais avant ce tissu «Faso fani»
et pouvais passer des mois sans en écouler le moindre pagne. Mais depuis que le
Premier ministre le porte, les clients se bousculent à nos portillons.
Malheureusement, il y a une rupture», explique
la commerçante Hawa Traoré, originaire du Burkina. Elle dit avoir beaucoup de
commandes insatisfaites. «J’achète mes
tissus au Burkina à trois endroits différents, notamment chez les revendeurs,
les tisserands et au niveau des associations féminines burkinabé. Souvent,
j’achète 2 pagnes à 6.000 Fcfa et j’en revends à 15.000 Fcfa. Il y a aussi un
autre motif dont les 2 pagnes coûtent 18.000 Fcfa. On revend ce modèle à 25.000
Fcfa», explique la commerçante.
La clientèle de Hawa
Traoré est majoritairement constituée de femmes qui en achètent pour leurs époux
en guise de présents. Ce tissu a une valeur ancestrale parce qu’au cours des
mariages, on le retrouve dans le trousseau de mariage. Mais la différence réside dans le motif choisi en fonction des ethnies.
Dans notre pays, le «Dali
fini» est produit dans les Régions de Koutiala,
Ségou, Sikasso et Bamako. «Même avec toutes ces productions, on n’arrive
pas à satisfaire les commandes, autrement dit à approvisionner le marché
suffisamment», confie un responsable du
Centre de développement artisanal des textiles. Selon lui, ce tissu coûte 4.000
Fcfa l’unité à Bamako alors qu’à Gao, les trois pagnes sont cédés à 25.000
Fcfa.
Dans la boutique de la société Adama Maïga et Frères, on y trouve des
pagnes de toutes les qualités (wax, bogolan) à l’exception du «Dali fini» ou «Faso
fani». Le gérant de la société, Modibo Kane Maïga, indique se faire le devoir
d’orienter les clients qui cherchent le «Dali
fini» vers la commerçante Hawa Traoré. Mme Sidibé Kadia Maïga, fraichement mariée,
confie être venue chez «Maïga et Frères» pour acheter du bogolan parce qu’elle
a déjà dans son trousseau de mariage
trois pagnes de «Dali fini».
L’opérateur économique Albouhari Alhousseini déclare
que le fait de s’habiller avec du «Dali fini» est une reconnaissance envers nos
cultivateurs, mais aussi un acte de panafricanisme et d’affirmation de l’indépendance
de notre pays.
Quant à l’enseignant Ã
la retraite Youssouf Maïga, il estime que le Premier ministre Choguel Kokalla
Maïga assure bien la promotion du made in Mali, avant d’ajouter que «si nous
voulons notre souveraineté, nous devons consommer ce que nous produisons».
Le directeur régional de l’artisanat de Gao, Sékou Diakité, relève qu’hier le «Dali fini» n’était pas à la portée de tout le monde parce que, selon lui, c’était le mode vestimentaire des plus nantis. Aujourd’hui, il est accessible à tous. Il recommande aux autorités de développer des industries textiles pour davantage vulgariser ce tissu.
Abdrahamane TOURE / AMAP - Gao
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