Les jeunes
fonctionnaires rendent les honneurs au chef de l’État
La cérémonie ayant marqué la
fin du service militaire obligatoire des 784 admis à la fonction publique de l’État
au Service national des jeunes s’est déroulée, hier à la Place d’armes du Génie
militaire, sous la présidence du chef de l’État, le colonel Assimi Goïta. Le
Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, le président du Conseil national de
Transition (CNT), le colonel Malick Diaw, des membres du gouvernement et
d’autres personnalités ont pris part à l’évènement.
Dans l’interview qu’il a accordée à la presse à
l’issue de la cérémonie, le président de la Transition a salué les efforts du
gouvernement dans la préparation du concours jusqu’à la formation commune de
base des nouveaux fonctionnaires. En présentant
au drapeau national, emblème de la patrie, ces jeunes recrues de la fonction
publique, les autorités de la Transition ne font que lier l’acte à la parole.
Car, il y a de cela dix mois, le président
de la Transition annonçait que désormais
tous les admis à la fonction publique suivront une formation militaire pour une
période de six mois avant de rejoindre leur poste.
À travers cet acte, a relevé
le chef suprême des Armées, les autorités de la Transition viennent de passer
un nouveau cap qui est la création de la réserve pour la défense de la nation. «Je
n’ai aucun doute que cette nouvelle génération de fonctionnaires saura se
surpasser et impulser une nouvelle dynamique de performance à notre
administration publique», a-t-il espéré. Et d’insister que ce processus sera
maintenu pour les futures recrues de la fonction publique. En guise de
conseils, le chef de l’état a demandé à ces fonctionnaires de ne plus tomber
dans la facilité. Et surtout de préserver les acquis de la formation militaire
qui sont la discipline, la ponctualité, la rigueur et surtout la loyauté.
Selon le président Assimi Goïta, il appartient désormais à ces bénéficiaires de la formation militaire du SNJ de défendre les trois principes qui guident l’action publique en territoire du Mali. À savoir, le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques et des choix des partenaires opérés par notre pays, la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien.
CULTIVER L’ESPRIT DE
PATRIOTISME ET DE CIVISME-Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de
l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Mossa Ag Attaher, soutiendra
qu’il s’agit de développer chez l’agent public les qualités, des aptitudes et
reflexes nécessaires à la bonne exécution de sa mission de service public.
Également de cultiver en lui les vertus de l’éthique et de la déontologie, l’esprit de
patriotisme, de civisme, le sens des valeurs et surtout la défense de la
patrie, toute qualité humaine susceptible de mettre en exergue l’ensemble des
dimensions de la citoyenneté. « Il s’agit de parvenir à façonner des citoyens modèles susceptibles
de répondre aux besoins de l’administration publique et d’assurer sa défense »,
a-t-il résumé.
Le ministre de la Jeunesse et
des Sports a noté que le service militaire obligatoire apparaît
pour tous les Maliens comme une lueur d’espoir, un outil aux effets
incommensurables, un honneur pour soutenir et amplifier l’élan irréversible de
faire de la souveraineté retrouvée du Mali une réalité tangible.
Déjà, les 784
recrues dont 245 personnels féminins ont réalisé avec brio le service militaire
obligatoire, durant six mois, et sont
aujourd’hui aptes à servir dans l’administration publique, surtout au besoin à
défendre la patrie à tout moment.
Ces
hommes et femmes désormais libérés du SNJ sont pétris de valeurs, de compétences
et de maîtrise du code d’éthique et de déontologie au terme de leur formation
au centre d’instruction à Bafo. Ils ont
appris la ponctualité, la rigueur, l’excellence, à servir la patrie avec honnêteté
et dignité. «Ils sont prêts d’être à la
hauteur des attentes », a assuré Mossa Ag Attaher.
La fonction du service militaire obligatoire
est de promouvoir l’émergence de citoyens patriotes, responsables, biens formés
et susceptibles de bâtir un Mali capable de répondre avec diligence et
promptitude aux besoins et attentes de ses citoyens partout et en toute
circonstance.
Maintenant, rigoureux, disciplinés et loyaux avec la maîtrise du
métier des armes et le fondement de leur fonction, le ministre a exhorté ces
nouveaux fonctionnaires à une conduite honorable et des services de qualité
partout où ils seront appelés à travailler.
Pour sa part, le directeur général du SNJ, le colonel Tiémoko Camara, évoquera que sa structure a pour mission essentielle de contribuer à parfaire l’éducation, la formation physique, civique et professionnelle des jeunes en vue de leur participation effective et entière au développement économique, social et culturel du pays et de leur mobilisation pour les besoins de la défense nationale. Ses cibles sont les citoyens diplômés sans emploi, les non diplômés sans emploi, les admis des fonctions publiques de l’état et des collectivités ainsi que des autres statuts.
Oumar DIAKITE
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