Ce champ d’expérimentation, qui entre dans
le cadre d’un programme innovant de recherche agricole, a été visité jeudi
dernier par le ministre du Développement rural, Modibo Keïta. Il était
accompagné du promoteur de Diazon-Sa, Ibrahima Diawara, de l’ingénieur agricole
et responsable du projet Diazon, Diazin Keïta.
C’est sur une parcelle simple de 125 mètres de
longueur sur 20 mètres de large, soit une superficie de 0.25 ha, que la société
a réalisé une production pilote de 1,2 tonne de coton en contre saison par le
système goutte à goutte. Le test a été très concluant, selon le responsable du
projet. Le rendement a dépassé de loin les statistiques connues en la matière
dans notre pays : «Le rendement de notre champ est de 4,8 tonnes à l’hectare
alors qu’en moyenne il est autour de 800 à 900 kg au Mali.
C’est donc 5 fois le
rendement ordinaire, soit une augmentation de l’ordre de 533%», a expliqué
l’ingénieur agricole. La méthode développée par Diazon-Sa, si elle
est diffusée à grande échelle, permettra de multiplier les revenus des
producteurs et améliorer leurs conditions de vie. Ce qui, de l’avis de Diazin
Keïta, incitera les jeunes et les femmes à s’intéresser davantage à
l’agriculture.
La superficie cultivable pour le coton dans notre pays pourra
alors passer de «1.000.000 à 3.000.000 hectares, soit une hausse de 200%», a déclaré
l’ingénieur agricole. Aussi, a-t-il ajouté, l’exploitation de 3.000.000
d’hectares permettra de générer 8.000.000 emplois nouveaux (directs et
indirects) à travers la création de 600.000 entreprises agricoles dont chacune
engagera 20 personnes pour l’exploitation de 5 hectares.
Le patron du département en charge du Développement
rural ne pouvait qu’être séduit par ce programme novateur de la société Diazon.
Le coton constitue l’un des piliers de l’économie malienne et fait vivre
directement ou indirectement entre 4 et 5 millions de Maliens. Les rendements
de coton-graine sont faibles et se situent entre 800 et 900 kg/ha, selon la
Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT).
Modibo Keïta a estimé que cette expérience mérite
d’être dupliquée un peu partout, car elle «révolutionne l’agriculture au Mali».
Pour lui, c’est une prouesse que de réussir à obtenir un rendement de 5 tonnes à
l’hectare et, de surcroit, durant le mois d’avril avec 40°C. Alors que nos
rendements ne dépassent pas une tonne à l’hectare pendant l’hivernage. «Si les
agriculteurs quittent le système agricole habituel pour ce nouveau système, la
production du coton sera multipliée par 5 et le monde rural aura des revenus
substantiels», a déclaré le ministre. En effet, a-t-il dit, le revenu du
paysan, la quantité de graines de coton, de fils et d’huile augmenteront. Et
les éleveurs seront stabilisés, car le bétail aura suffisamment d’aliments.
Le promoteur du groupe Diazon, Ibrahima
Diawara, a décidé d’investir dans l’agriculture après avoir «compris que
le développement passe toujours par le secteur primaire». Son ambition, à
travers ce projet, est d’aider les cotonculteurs à augmenter leurs chiffres
d’affaires. «Avec 800 à 900 kg à l’hectare, le chiffre d’affaires du
cotonculteur est de 252.000 Fcfa en moyenne par an. Mais avec notre système, il
pourra produire 5 tonnes à l’hectare et obtenir 1.400.000 Fcfa par an», a assuré
Ibrahima Diawara.
Avec son concept, le groupe Diazon espère donner la capacité à notre pays de produire 14 millions de tonnes de coton par an. Faut-il rappeler que la société Diazon-Sa, l’une des sept filiales d’IBI Group, a été créée en décembre 2018. Elle évolue dans le domaine de la recherche en vue de l’essor de l’agrobusiness et de l’agroforesterie sur le continent africain. La société met en valeur 10.000 ha de terres agricoles dans la Région de Kayes, pour la production, la transformation et la commercialisation du coton, du maïs, du soja, du blé, de la pastèque et du melon. Et ce, en toute saison.
Anta CISSÉ
Rédaction Lessor
Le rêve des opérateurs économiques, des populations et des autorités communales de 2022 d'avoir un marché moderne au standard international est devenu une réalité, le 8 janvier 2026..
Le « ciel Dubai Marina » est devenu l’hôtel le plus haut du monde. Situé à Dubai, avec ses 82 étages, ses 1 004 chambres ou encore ses trois piscines extérieures à débordement avec vue sur la skyline, l’établissement a ouvert ses portes ce 03 janvier 2026..
Cet objectif est en adéquation avec les engagements du Mali aux plans sous-régional et mondial, notamment ceux relatifs à l’éradication de la peste des petits ruminants et au contrôle progressif de la péripneumonie contagieuse bovine.
Malgré les spéculations autour de la disponibilité du carburant dans notre pays, il faut reconnaître que le précieux liquide existe bien..
Pour des raisons stratégiques sur certains axes routiers, le volume d'approvisionnement du pays en hydrocarbures a connu un léger ralentissement dans la semaine du 4 au 8 décembre 2025. Mais le Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes (CECOGEC) rassure que les convois ré.
Le Conseil d’administration de la Banque malienne de solidarité (BMS-SA) a tenu, hier, sa 93è session sous la présidence de Yehia Ag Mohamed Ali. Étaient aussi présents, l’administrateur directeur général, Lanfia Koita et les autres membres du conseil d’administration..