En 2024, la ville de Bamako a enregistré 79 cas d’inondations selon la Direction générale de la protection civile (DGPC), soit un niveau inédit lié à des précipitations exceptionnelles et à l’obstruction des caniveaux par les déchets. Face à cette situation alarmante, le gouvernement a mobilisé plus de 2,6 milliards de Fcfa pour le programme de curage 2025 dans le District de Bamako. L’objectif est d’améliorer l’évacuation des eaux pluviales, réduire les risques d’inondation et protéger les populations.
Lundi dernier, la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara, s’est rendue sur les sites de Dianéguéla et Missabougou, en cours de curage, pour s’assurer de l’évolution des travaux. Elle était accompagnée du directeur national de l’assainissement et du contrôle des pollutions et des nuisances, Niarga Oulé Dembélé et des responsables des entreprises prestataires. La visite s’inscrivait dans le cadre des activités de la 26è édition de la Quinzaine de l’environnement.
Lancés le 15 mai dernier, les travaux de curage des collecteurs et caniveaux vont durer deux mois et demi. À ce jour, le chantier de Dianéguéla affiche un taux d’exécution de 22%. Celui de Missabougou est plus avancé, atteignant 80%. «Nous sommes venus voir si les entreprises respectent leurs engagements. Ce que j’ai vu est satisfaisant, mais il reste encore beaucoup à faire», a déclaré la ministre chargé de l’Environnement. Mme Tangara Mariam Doumbia a indiqué que les entreprises ont promis de boucler les travaux avant le délai requis.
La ministre chargée de l’Environnement a mis en garde les populations contre les branchements anarchiques dans les collecteurs. Et d’insister que ces ouvrages ne sont pas faits pour recevoir des ordures, encore moins les branchements d’eaux usées. Elle a annoncé que des convocations sont en cours de distribution aux contrevenants, avec une phase de sensibilisation préalable à toute répression.
Le programme de curage 2025 bénéficie du soutien financier du Projet de résilience urbaine de Bamako (Pruba), financé par la Banque mondiale et le Budget spécial d’investissement (BSI). Il prévoit, 131.073 ml (mètres linéaires) de collecteurs à curer pour un coût de 1,24 milliard Fcfa contre 90.865 ml l’année dernière. S’y ajoutent le curage de 235.365 ml de caniveaux contre 210.306 ml en 2024, pour un coût de 1,12 milliard Fcfa et celui de 29.317 ml de caniveaux supplémentaires sur financement BSI pour 300 millions Fcfa.
Au total, cela représente une hausse de 26,9% de la longueur des collecteurs curés et de 3,91% pour les caniveaux, comparé à 2024. Les déchets extraits seront acheminés vers la décharge finale de Noumoubougou, sous supervision des bureaux de contrôle. Au-delà du District de Bamako, les opérations de curage concerneront également d’autres localités comme Bla, qui a aussi été touchée par des inondations en 2024.
Makan SISSOKO
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