Au cours de sa comparution devan les juges, l’homme n’a pas été du tout convainquant pour se sortir d’affaire. Il a ansi écopé de 5 ans d’emprisonnement, peine qu’il a déjà purgé durant sa détention préventive. À la date sus indiquée, aux environs de 4 heures du matin, Siaka Dabo, qui était de retour d’un concert, sur la berge du Palais de la culture était à la recherche d’un taxi pour regagner son domicile. À un moment où il s’y attendait le moins, deux individus sont sortis de l’obscurité ambiante, et s’en prennent à lui sous la menace d’une arme blanche. Par la suite, le noctambule est roué de coups avant d’être dépouillé de son luxueux portable.
Une fois leur opération terminée, ses agresseurs prirent la fuite à moto et disparurent dans les ruelles faiblement éclairées du quartier. Complètemen déboussolé par cette agression, la chance a fini par sourire à la victime. Son chemin croisa celui d’une patrouille du commissariat du Centre commercial. Il approcha les policiers pour leur expliquer la scène terrible dont il venait d’être victime peu de temps avant.
C’est ainsi que les agents assermentés se lancèrent aux trousses des deux malfrats. Ils parvirent à coincer et interpeller le nommé Siaka Haïdara, alors que son complice s’est échappé et est demeuré jusqu’à ce jour introuvable. À l’issue de l’enquête préliminaire, Siaka Haïdara est déféré devant le parquet du Tribunal de la Commune III et une information judiciaire est ouverte à son encontre pour « coups et blessures volontaires et vol qualifié ». D’où sa comparution, seul en Cour criminelle pour qu’il réponde de l’acte qu’il avait pourtant posé avec un complice.
À la barre, face aux jurés, l’accusé a tout d’abord tenté de minimiser son rôle dans cette opération. Il s’est defendu en laissant entendre que l’agression a été perpétrée par son ami et complice en fuite, alors que lui-même n’était qu’un simple spectateur de la scène. Ces déclarations obligèrent les jurés à le confronter aux éléments du dossier. Coincés, l‘accusé finit par reconnaître les faits, tels qu’ils ressortent de l’arrêt de renvoi.
Ainsi, l’accusé n’a même plus cherché à faire traîner les débats. Ses explications semblaient avoir édifié le parquet qui ne cherchait d’ailleurs qu’à le charger. Ainsi, le ministère public, dans son rôle de défenseur des citoyens enfonça le clou en réquerant son maintien dans les liens de l’accusation sans la moindre circonstance atténuante.
L’avocat de la defense a plaidé la jeunesse de son client, surtout que ce dernier a reconnu les faits. La Cour a suivi partiellement le parquet dans sa logique. Elle a reconnu le jeune homme coupable des faits, cependant, elle lui a accordé des circonstances attenuantes du fait de son jeune âge au moment des faits.
Le parquet est revenu à la charge pour se pronnoncer sur la peine et a requis 5 ans de prison. Ne s’étant pas avoué vainciu, la defense est revenue à la charge et a plaidé avec force, lobtention d’une peine minimale pour son client. Mais les jurés ont semblé plutôt suivre le parquet dans sa logique. C’est ainsi que Siaka a été condamné à cinq ans de prison. Une peine déjà couverte par son temps de détention préventive.
Tamba CAMARA
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