Conseil d’université de l’USJPB : Une nouvelle approche du fonctionnement stratégique

Le projet de budget de 2025 de l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako (USJPB) est chiffré à un peu plus de 7,5 milliards de Fcfa. C’est ce qui ressort de la 14è session ordinaire de son conseil d’université, tenue vendredi dernier dans ses installations sur la colline de Badalabougou.

Publié lundi 30 décembre 2024 à 08:09
Conseil d’université de l’USJPB : Une nouvelle approche du fonctionnement stratégique

Sur les 55 corps relevant des formations juridiques admis au dernier concours d’entrée à l’ENA, 29 sont de l'USJPB



Les travaux étaient placés sous la présidence de la présidente  du conseil d’université de l’USJPB, Mme Diarra Fatoumata Dembélé, en présence du recteur par intérim, Pr Paul Traoré. Les administrateurs ont examiné le compte et le rapport d’activités 2024 et fait le point des recommandations de la  précédente session. Ils ont aussi passé au peigne fin le rapport annuel de performance 2024, le projet annuel de performance 2025, le contrat annuel de performance 2025 et le plan d’action pour la même période. En outre, ils se sont prononcés sur le rapport financier 2024 et le budget de l’exercice  2025.

Mme la présidente du conseil d’université a fait savoir que les précédentes sessions ont permis d’asseoir les fondements de la nouvelle approche du fonctionnement stratégique de l’USJPB et de la mise sur les rails de la bonne gouvernance administrative, scientifique et sportive. Elles ont aussi permis la diversification, la professionnalisation et la modernisation des offres de formation, l’amélioration des conditions d’études, de travail et la coopération interuniversitaire.

À cet effet, sur les 55 corps relevant des formations juridiques admis au dernier concours d’entrée à l’ENA, 29 sont issus de cette université, a fait remarquer Mme Diarra Fatoumata Dembélé. Elle ajoutera que pour la coopération institutionnelle, les nouvelles formations relatives aux défis liés au numérique et à la sécurité sociale ont valu à l’établissement un partenariat avec l’Autorité de protection des données à caractère personnel (APDP) et l’Institut national de prévoyance sociale (INPS). L’Université s’est aussi impliquée dans les grands événements de notre pays, notamment la tenue de la 2è édition de la Journée de la souveraineté retrouvée, le Dialogue inter-Maliens.

Il y a aussi la 2è édition des Sciences politiques, la participation des femmes au processus de refondation lors de la célébration du 8 mars, a-t-elle énuméré. De son côté, le recteur par intérim citera des améliorations avec la rénovation du site Internet grâce à une utilisation intelligente des Technologies de l’information et de la communication (TIC), l’introduction dans leurs habitudes de la gestion financière axée sur les résultats, la formation continue du personnel administratif, technique et enseignant et la prise en compte du genre.

Selon Pr Paul Traoré, la mobilisation des recettes de l’Université ces dernières années a difficilement dépassé la barre de 180 millions de Fcfa. Grâce à la stratégie mise en place et exécutée par l’ensemble du personnel, l'USJPB a pu dépasser la barre de 250 millions de Fcfa. Ces résultats prouvent à suffisance qu’elle n’est pas une fabrique de chômeurs et l’enseignement dispensé est de qualité, s’est-il réjoui. Et d’ajouter que les étudiants de l’établissement participant au concours «génie en herbe» de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada) à Abidjan ont été classés 2è parmi ceux de 16 pays. Sur le plan des infrastructures, a-t-il dit, les capacités d'accueil s’améliorent par la construction de 16 salles de travaux dirigés et 21 bureaux pour enseignants, etc. Plusieurs thèses de doctorat ont été soutenues en droit public, privé, en sciences politiques ainsi qu’en histoire du droit.

Par ailleurs, les activités d’animation scientifiques sont restées vivaces, notamment des publications d’ouvrages, des conférences-débats et des Journées de réflexion. Des défis restent à relever. Il s’agit du chevauchement des années universitaires, l’instabilité du personnel enseignant, administratif et technique, l'insuffisance de ressources financières due aux coupes budgétaires. À cela s’ajoutent les conditions de vie et de travail difficile du personnel, l’insuffisance d’infrastructures pour absorber l’augmentation fulgurante du nombre des étudiants, l’absence d’une structure de publication et de vulgarisation des œuvres universitaires et l’insécurité liée à la non

clôture de l’espace universitaire, a détaillé Pr Paul Traoré.

N'Famoro KEITA

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