Sur les 55 corps relevant des formations juridiques admis au dernier concours d’entrée à l’ENA, 29 sont de l'USJPB
Les travaux étaient placés
sous la présidence de la présidente du
conseil d’université de l’USJPB, Mme Diarra Fatoumata Dembélé, en présence du
recteur par intérim, Pr Paul Traoré. Les administrateurs ont
examiné le compte et le rapport d’activités 2024 et fait le point des
recommandations de la précédente
session. Ils ont aussi passé au peigne fin le rapport annuel de performance
2024, le projet annuel de performance 2025, le contrat annuel de performance
2025 et le plan d’action pour la même période. En outre, ils se sont prononcés
sur le rapport financier 2024 et le budget de l’exercice 2025.
Mme la présidente du
conseil d’université a fait savoir que les précédentes sessions ont permis
d’asseoir les fondements de la nouvelle approche du fonctionnement stratégique
de l’USJPB et de la mise sur les rails de la bonne gouvernance administrative,
scientifique et sportive. Elles ont aussi permis la diversification, la
professionnalisation et la modernisation des offres de formation,
l’amélioration des conditions d’études, de travail et la coopération interuniversitaire.
À cet effet, sur les 55
corps relevant des formations juridiques admis au dernier concours d’entrée à
l’ENA, 29 sont issus de cette université, a fait remarquer Mme Diarra Fatoumata
Dembélé. Elle ajoutera que pour la coopération institutionnelle, les nouvelles
formations relatives aux défis liés au numérique et à la sécurité sociale ont
valu à l’établissement un partenariat avec l’Autorité de protection des données
à caractère personnel (APDP) et l’Institut national de prévoyance sociale (INPS).
L’Université s’est aussi impliquée dans les grands événements de notre pays,
notamment la tenue de la 2è édition de la Journée de la souveraineté retrouvée,
le Dialogue inter-Maliens.
Il y a aussi la 2è édition des Sciences politiques,
la participation des femmes au processus de refondation lors de la célébration
du 8 mars, a-t-elle énuméré. De son côté, le recteur par
intérim citera des améliorations avec la rénovation du site Internet grâce à
une utilisation intelligente des Technologies de l’information et de la
communication (TIC), l’introduction dans leurs habitudes de la gestion
financière axée sur les résultats, la formation continue du personnel
administratif, technique et enseignant et la prise en compte du genre.
Selon Pr Paul Traoré, la
mobilisation des recettes de l’Université ces dernières années a difficilement
dépassé la barre de 180 millions de Fcfa. Grâce à la stratégie mise en place et
exécutée par l’ensemble du personnel, l'USJPB a pu dépasser la barre de 250
millions de Fcfa. Ces résultats prouvent à suffisance qu’elle n’est pas une
fabrique de chômeurs et l’enseignement dispensé est de qualité, s’est-il
réjoui. Et d’ajouter que les étudiants de l’établissement participant au
concours «génie en herbe» de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du
droit des affaires (Ohada) à Abidjan ont été classés 2è parmi ceux de 16 pays.
Sur le plan des infrastructures, a-t-il dit, les capacités d'accueil
s’améliorent par la construction de 16 salles de travaux dirigés et 21 bureaux
pour enseignants, etc. Plusieurs thèses de doctorat ont été soutenues en droit
public, privé, en sciences politiques ainsi qu’en histoire du droit.
Par ailleurs, les activités d’animation scientifiques sont restées vivaces, notamment des publications d’ouvrages, des conférences-débats et des Journées de réflexion. Des défis restent à relever. Il s’agit du chevauchement des années universitaires, l’instabilité du personnel enseignant, administratif et technique, l'insuffisance de ressources financières due aux coupes budgétaires. À cela s’ajoutent les conditions de vie et de travail difficile du personnel, l’insuffisance d’infrastructures pour absorber l’augmentation fulgurante du nombre des étudiants, l’absence d’une structure de publication et de vulgarisation des œuvres universitaires et l’insécurité liée à la non
clôture de l’espace universitaire, a détaillé Pr Paul Traoré.
N'Famoro KEITA
Dans les lignes qui suivent, la 5è vice-présidente du Conseil national de Transition (CNT) évoque le rôle des femmes parlementaires dans le processus de refondation en cours dans notre pays. Mme Diarra Racky Talla revient également sur l’application de la loi 052 depuis le début du processus.
La diplomatie proactive adoptée par les autorités de la Transition se fait avec une pleine implication des femmes. Le poste stratégique du Conseiller diplomatique du Chef de l’État est aujourd’hui occupé par une femme et quatre autres dames sont à des postes d'ambassadeur à l'étranger. S.
Il s’agit notamment des progrès dans l’application de la loi 052 relative à la promotion du genre dans les fonctions nominatives et électives, et de la promulgation du Code de procédure pénale dont l’application correcte pourrait contribuer à réduire certaines injustices.
A l’instar des autres pays à travers le monde, le Mali célèbre la Journée internationale de la femme, le dimanche prochain. C’est dans cette mouvance de célébration du 8 mars que la présidente de la Coordination des associations et ONG féminines du Mali (Cafo), Mme Kouyaté Goundo Sissok.
Dans la mise en œuvre de la vision refondatrice du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, les femmes se présentent comme des modèles incontournables. Elles incarnent la mémoire vivante du pays et la résilience du foyer face aux changements socio-politiques..
Dans cette interview, l’écrivaine Fatoumata Keïta évoque les grandes avancées du processus de refondation, déclenché par les autorités du pays. La figure emblématique de la littérature malienne met en lumière, le rôle crucial des femmes et dénonce les obstacles qui freinent leur .