«Je vais rencontrer les autorités qataries. Je profiterai de l’occasion pour leur exposer les difficultés que vous rencontrez ici en vue de trouver une solution. Mais en attendant, je vous exhorte à respecter les lois et les règles de conduite de votre pays d’accueil», a conseillé le chef du gouvernement, Dr Choguel Kokalla Maïga. C’était lors de sa rencontre, vendredi après-midi, avec la communauté malienne vivant dans ce pays pétrolier du Golfe persique.
Le chargé d’affaires de l’ambassade du Mali au Qatar, Baba Cheibani Touré a souligné que la visite du Premier ministre était une opportunité à saisir pour discuter des mesures en vue de faciliter l’accès et l’insertion de nos compatriotes aux emplois et faciliter les procédures administratives d’obtention et de délivrance des documents à savoir notamment les cartes de séjour.
Malgré l’absence de régularisation, nos compatriotes travaillent dans les secteurs du bâtiment. Ils sont aussi employés par les sociétés de gardiennage et de sécurité. D’autres à qui des compatriotes installés ici ont miroité des contrats dans le domaine du football ou d’autres emplois végètent. Certains ont été grugés par des escrocs qui se sont volatilisés dans la nature.
Dramane Berthé, président de l’Association des Maliens résidant au Qatar a déploré le fait que beaucoup risquent une expulsion du fait de leur situation irrégulière. Pour éviter cette situation, ils ont souhaité que le gouvernement établisse des contrats de travail à l’instar d’autres pays asiatiques comme l’Inde, l’Indonésie ou certains pays du Proche et Moyen Orient et du Nord de l’Afrique (Algérie, Tunisie, égypte, Maroc) dont les ressortissants obtiennent facilement des emplois en bonne et due forme.
Les cas d’Abdoul Wahab Kodio et d’Abdoul Madjid Ansary tous les deux nés de parents maliens résidant en Arabie saoudite sont inédits. Tous les deux ont grandi dans cette monarchie du Golfe, avant de migrer vers le Qatar. Ils ont eu une trajectoire de migration similaire même s’ils n’ont pas pris le chemin de l’exode ensemble. Ils ont en commun aussi la langue arabe qu’ils maîtrisent et qui est devenue par la force des choses leur langue maternelle.
Le premier a assuré qu’il est venu au Mali et a voulu se faire enrôler dans l’armée. Il a été recalé au motif qu’il n’était pas Malien parce qu’il ne parle aucune langue de son pays d’origine. À son retour au Qatar, il a pu intégrer l’armée qatarie, dont il porte l’uniforme. Le second qui ne maîtrise aussi aucune langue vernaculaire du Mali, a indiqué qu’il s’est rendu dans son pays d’origine. Il s’est marié et a eu une fille. Faute d’emploi parce qu’il est un locuteur arabe, il est retourné au Qatar. Ici, il a un emploi précaire qui ne lui permet pas de faire venir son épouse et sa fille. Tous les deux ont demandé au Premier ministre de leur trouver une solution en vue de régulariser leur situation.
Malgré la situation difficile qu’ils traversent, nos compatriotes ont unanimement réaffirmé leur soutien indéfectible aux autorités de la Transition. Ils ont réitéré leur attachement à la mère patrie et souhaité que les autorités de la Transition maintiennent le cap amorcé. “Malgré votre éloignement du pays natal, vous suivez l’actualité.
Je suis très heureux de votre soutien. Nous sommes en négociations avec les autorités qataries pour faciliter l’emploi de nos compatriotes dans ce pays, et pour résoudre les problèmes administratifs de séjour et d’emploi dans la légalité”, a promis Dr Choguel Kokalla Maïga. Avant d’ajouter : “Je suis fier qu’ils se reconnaissent Maliens. En les écoutant, on est fier d’eux. Je ferai un compte rendu au président de la Transition et le ministère des Affaires étrangères et l’ambassade continuera les échanges ».
Peu après cette rencontre, Dr Choguel Kokalla Maïga a accordé une audience à Khalil Karoui, responsable de la société Blue Mosaic qui évolue dans le domaine des équipements de laboratoires pour les hôpitaux. Celui-ci a souhaité avoir des relations partenariales avec les structures hospitalières où sa société pourra aider à relever le niveau technique des équipements médicaux d’une part et de laboratoires d’autre part grâce à l’expertise dans ces domaines. Le chef du gouvernement l’a invité à se rendre au Mali pour explorer les opportunités d’affaires.
Il faut rappeler que la journée du vendredi a commencé par la prière dans la mosquée Mohamed Ibn Abdoul Wahab de Doha qui offre 3.000 places aux fidèles. Après la prière, Dr Choguel Kokalla Maïga a demandé à l’imam de faire des bénédictions pour notre pays qui traverse une situation difficile du fait de l’embargo. L’homme de Dieu a promis de le faire pour ce pays frère et musulman.
Envoyé spécial
M. C.
Moriba COULIBALY
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