Selon la ministre, cette performance constitue la meilleure des cinq dernières années, en progression par rapport à 2024 où le solde net s’élevait à 60.692 emplois. Le secteur public a été le principal moteur de cette dynamique, avec 40.566 emplois créés, soit 59% du total.
Ces résultats sont attribués aux recrutements dans la fonction publique, aux investissements publics ainsi qu’aux dispositifs d’auto-emploi et d’insertion des jeunes. « Le secteur public s’affirme ainsi comme un levier essentiel pour stabiliser et dynamiser notre marché du travail», a déclaré Oumou Sall Seck.
Le secteur privé a, de son côté, généré 28.732 emplois l'année dernière contre 32.292 en 2024. Cette évolution reflète, selon les autorités, un environnement économique encore fragile et une prudence des entreprises face aux investissements.
Sur le plan semestriel, la création d’emplois a été plus soutenue au premier semestre, avec 38.864 emplois nets, soit 59% du total annuel contre 26.639 au second semestre, marquant un ralentissement du rythme de création.
Malgré des pertes d’emplois, jugées modérées, le gouvernement estime que ces résultats témoignent de la résilience du tissu économique national et de la solidité des politiques publiques en matière d’emploi.
«Le solde net positif confirme la solidité des politiques publiques en matière d’emploi, l’impact structurant des investissements publics, ainsi que l’efficacité des mécanismes d’insertion professionnelle », a indiqué la ministre.
Elle a toutefois souligné la nécessité de renforcer le soutien au secteur privé afin d’accroître sa capacité à créer des emplois décents, ainsi que de consolider les dispositifs d’auto-emploi et d’insertion des jeunes.
Le gouvernement prévoit de poursuivre les réformes visant à améliorer l’environnement des affaires et à stimuler l’investissement privé, tout en mettant en œuvre des programmes générateurs d’emplois durables.
Dans cette optique, une Stratégie nationale de l’entrepreneuriat et son plan d’action 2026-2030 ont été adoptés lors du conseil des ministres du 18 mars 2026, une première au Mali, selon la ministre chargée de l'Emploi.
Ce point de presse s’est tenu en présence du Ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyene.
Oumar SANKARE
À sa 25e assemblée générale, l’APSFD-Mali a dressé le bilan d’un secteur en progression et appelé à accélérer sa transformation.
La direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence s’est investie pour assurer un approvisionnement régulier de la Cité des rails en produits de grande consommation; notamment les hydrocarbures. Elle a permis aux opérateurs économiques de renforcer leur résilience.
Dans un contexte marqué par les crises sécuritaire, énergétique et économique, le numérique offre aux entreprises maliennes de nouvelles capacités d’adaptation pour maintenir leurs activités et préparer l’avenir.
Produire sans électricité stable, acheminer les marchandises sur des axes à risques et sécuriser des approvisionnements fragilisés par les aléas climatiques. Pour les entreprises maliennes, la résilience n’est plus un choix. C’est une bataille quotidienne pour rester debout.
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En cinq ans, le Commissariat à la sécurité alimentaire a distribué plus de 135.000 tonnes de céréales et développé des actions de résilience. Son défi : renforcer les stocks et réduire durablement la vulnérabilité des populations.