Cinémathèque marocaine : Un centre dédié à la sauvegarde des œuvres africaines

La problématique de la conservation des archives audiovisuelles n’est plus un secret pour personne. De nombreuses œuvres cinématographiques de qualité, sources essentielles de référence et d’information, ont subi une dégradation irréversible ou ont été quasiment perdues pour toujours.

Publié lundi 20 mars 2023 à 06:46
Cinémathèque marocaine : Un centre dédié à la sauvegarde des œuvres africaines

Le Maroc détient déjà une bonne partie des archives maliennes

 

 

Ce phénomène peut s’expliquer par l’absence totale de structures de conservation et de restauration de films et de produits audiovisuels en Afrique. Le Royaume du Maroc dispose désormais d’une cinémathèque pour la restauration des films africains. Les participants à la 1ère édition de «Rots Rabat», un rendez-vous du cinéma, en ont fait la découverte, jeudi dernier, à la faveur d’une visite effectuée dans cette structure.

La directrice de la cinémathèque a souligné que son institution qui a un but non lucratif, est engagée dans la protection et la préservation des œuvres cinématographiques. Narjiss Nejjar a expliqué qu’elle a pour missions de collecter, de préserver et de restaurer le patrimoine filmique marocain et d’ailleurs. Elle œuvre également pour la transmission de la culture cinématographique aux générations futures.

La patronne de la cinémathèque a aussi précisé que sa structure a été créée afin de trouver un moyen de restaurer rapidement des films et dans les meilleures conditions possibles. Selon elle, la cinémathèque est capable de numériser, de conserver et de restaurer. Et le film est valorisé par la suite.

La cinémathèque comporte deux blockhaus (abris blindés) de conservation qui ont chacune une capacité de 15.000 bobines. Narjiss Nejjar a précisé que la structure prévoit une extension au niveau du sous-sol en vue d’absorber tout le flux. La cinémathèque peut restaurer 4 oeuvres par mois.

Narjiss Nejjar a également assuré que cette capacité sera bientôt triplée avec l’arrivée de nouveaux équipements, notamment 15 scanners de numérisation spécialement dédiés à l’Afrique. Les archives sont conservées à une température de 9°C. Il faut ajouter que la cinémathèque compte aussi ouvrir ses portes avec une programmation essentiellement axée sur les écrans d’Afrique. C’est en quelque sorte, faire la promotion de ces films restaurés afin de faire circuler ces œuvres africaines.

Une bonne partie de ces archives appartiennent au Mali. Propos affirmés par le directeur général du Centre national de cinématographie au Mali (CNCM), Fousseyni Maïga, qui révèle que les archives du Mali, en matière de cinéma, se portent très mal. Selon lui, l’expertise requise pour gérer ces archives fait défaut. «Nous ne disposons d’aucun dispositif de conservation, ni d’aucun moyen pour la sécurisation des archives», a déploré le premier responsable du CNCM. Et de préciser que c’est pourquoi, son service compte actuellement sur le Maroc qui détient déjà une bonne partie des archives maliennes. Il a souligné qu’avec le Maroc, ils sont en train de mettre en place un dispositif de conservation de ces archives.

Sur ce point, Fousseyni Maïga a révélé qu’ils avaient eu avec les responsables de la cinémathèque marocaine une séance de travail qui a permis de voir et comprendre ce que cette structure fait dans le domaine de l’archivage. Mais aussi de faire un état des lieux des archives maliennes. Des points de convergence ont été trouvés avec la partie marocaine sur ce qui devrait être nos archives potiliquement, culturellement et économiquement.

La bonne nouvelle est qu’une équipe de cette cinémathèque viendra bientôt au Mali pour faire l’état des lieux de nos archives, a dit le directeur du CNCM. Et de rappeler qu’à partir de cela, un dossier sera monté pour la conservation de nos archives. Et par la suite, réfléchir à une politique d’exploitation de ces archives pour que le Mali puisse tirer le maximum de profit.

Envoyée spéciale

Fatoumata NAPHO

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