Avec le phénomène de «fermage» qui se développe de plus en plus autour de la capitale, notamment à Baguinéda et périphérie, la Commune rurale de Dio, à 40 kilomètres seulement de la ville des Trois caïmans, représente un nid de fermes.
Aménagée sur une superficie de 15 hectares, la ferme de Diakité est le résultat de son amour pour le travail de la terre. Fils d’agriculteur, sa passion pour l’agriculture n’a pas tardé à voir le jour. «Mes frères et moi travaillions au champ, et de fil en aiguille, j’ai pris du plaisir à gratter la terre», explique Ousmane. La ferme est composée en grande partie d’orangers de variétés différentes, d’un hectare de papayers et de melons encore à l’état brut.
Les variétés d’orangers s’étalent tout le long de la ferme. Les 2.000 à 3.000 pieds d’agrumes constituent son patrimoine. Le sol gravillonnaire de la zone s’adapte à tout type de cultures. Dans la ferme et aux environs, la vigne, le pommier, ce qui peut surprendre, ou encore l’avocatier y sont cultivés. L’orange du Mali «lemourouba», «le tengelo », de son nom scientifique citrux-tengelo, ou encore «le niva» qui a sa pulpe rouge, sont autant de variétés qui se trouvent sur l’exploitation.
Le choix de cette production agricole s’explique par la rentabilité du produit qui, une fois planté, génère des bénéfices à long terme. «Après leur implantation, au bout de deux ans à deux ans et demi, ils commencent à donner les premiers fruits.
Et cela est valable pour toutes les saisons», se réjouit Diakité.
Avec un investissement personnel et des prêts bancaires auprès de deux banques : la Banque nationale de développement agricole (BNDA) et la Banque malienne de solidarité (BMS), l’exploitation agricole de Diakité a débuté en 2009.
Pour les cinq ouvriers qui y travaillent et le gardien, le travail de la ferme n’est pas de tout repos. Arrosage et désherbage par-ci, cueillette des fruits par-là, l’effectif est insuffisant, mais cela se comprend aisément. L’arrivée de l’hivernage fait que beaucoup d’entre eux rentrent au bercail pour les travaux champêtres en famille.
L’ensemble des produits de la ferme sont écoulés sur place. Un groupe de cinq hommes sont venus acheter chacun un kilo d’oranges à 350 FCFA. Tous enseignants de la localité, ils préfèrent acheter directement à la ferme pour le prix car chez les revendeurs, il s’élève à 750 FCFA voire plus. Et en même temps, ils viennent profiter de l’air frais que dégagent les plantes en harmonie avec la nature. «À la saison des fruits, c’est un véritable marché qui règne là», commente le gardien Kariba Diarra.
Électromécanicien de formation, Ousmane Diakité fait remarquer qu’il a beaucoup de difficultés auxquelles il fait face : la commercialisation des produits sur le marché avec la redoutable concurrence des importations, le manque de main d’œuvre qualifiée et la non-maîtrise de l’activité agricole.
Rokiétou MAÏGA
*Étudiante à l’ESJSC
Rédaction Lessor
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