Les femmes participent de façon active au développement
en zone Office du Niger. Outre la riziculture, elles participent également aux
activités maraîchères qui représentent 65% des productions. Selon le directeur
de l’informatique, de la planification et des statistiques (DIPS) de l’Office
du Niger, 90% des prestations de repiquages sont réalisés par les groupements
de femmes. Durant la campagne agricole 2022/2023, précise Bamoye Keïta, les
femmes ont produit 56.133 tonnes de riz paddy, soit 7,45% de la production
totale estimée à plus de 753.465 tonnes.
Quant à leur contribution à la production maraîchère,
l’ingénieur agroéconomiste cite l’échalote, dont la production s’est élevée à
326.048 tonnes contre 16.496 tonnes de gombo et 24.271 tonnes de tomate, 500
tonnes de piment et 23.481 tonnes d’ail. Ces productions génèrent des activités
portant sur la transformation et le commerce des produits.
«La transformation
concerne le riz (décorticage-triage, étuvage) et les produits maraîchers
(conservation et séchage de l’échalote, séchage et transformation de la tomate
en concentré)», développe-t-il, avant d’ajouter que la plupart des villages
possèdent aujourd’hui leur case de conservation de l’échalote et leur séchoir.
Ces produits transformés, dit-il, sont vendus dans les marchés hebdomadaires de
la zone.
Le directeur de la DIPS assure qu’à l’Office
du Niger, les femmes ont accès au foncier et au crédit agricole dans le domaine
de la riziculture et du maraîchage. Également, poursuit-il, elles sont prises
en compte dans l’ensemble des projets et documents de planification de l’Office
du Niger, notamment le Schéma directeur de développement de la zone Office du
Niger et les contrats-plans État-Office du Niger-exploitants agricoles et les
Plans de campagne agricole. Selon l’ingénieur, l’Office du Niger a vite compris
que ces mesures sont des conditions nécessaires à un développement équitable,
participatif et durable.
Pour accéder aux ressources foncières,
explique Bamoye Keita, les femmes peuvent être installées directement à leur
demande au même titre que les hommes. Et de souligner que la loi foncière prévoit
qu’au moins 15% des superficies des nouveaux aménagements soient réservés aux
femmes et aux jeunes, aussi bien pour la riziculture collective, que pour le
maraîchage. À ce sujet, il précise que l’Office du Niger a installé 105 jeunes
filles sur 351 hectares, soit une superficie moyenne de 3 hectares par femme.
Et de souligner que les femmes deviennent chefs d’exploitation suite au décès
de leurs maris.
Le directeur de la DIPS indique qu’en riziculture, 14.442 femmes étaient installées sur 16.608 hectares durant la campagne agricole 2022/2023 sur un nombre total d’exploitations agricoles familiales de 93.420, soit un taux de représentativité de 15,45%. Lors de cette même campagne, poursuit-il, la zone Office du Niger comptait 6.441 organisations paysannes, dont 820 Groupements d’intérêt économique féminin (GIEF) autour des activités de production, de transformation, de commercialisation et de prestations de services.
Mohamed DIAWARA
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