Après une décennie de présence sur le sol
malien, la Mission onusienne est donc sommée de plier bagages. Cette demande
est d’autant plus justifiée que les raisons qui ont sous-tendu l’arrivée de la
Minusma dans notre pays demeurent insatisfaites.
Il s’agit notamment de l’appui
aux autorités pour stabiliser la situation dans les Régions du Nord du Mali, écarter
les menaces et prendre activement des dispositions afin d’empêcher le retour d’éléments
armés dans ces zones, particulièrement à travers le rétablissement de l’autorité
de l’État dans tout le pays.
De fait, la Mission n’a pu apporter les réponses
adéquates à la situation sécuritaire au Mali et dont les perspectives de
maintien ne répondent pas aux impératifs de sécurité de nos compatriotes. À
l’heure du bilan, jugent en définitive les autorités de la Transition, la
Minusma n’a pas atteint son objectif fondamental.
Cette courageuse décision prise par les
autorités conforte, à n’en pas douter, une frange importante de l’opinion
nationale dont les récriminations contre les «Casques bleus» ont été nourries
par l’absence de résultats de la Mission sur le plan sécuritaire.
Les fortes
mobilisations contre la Minusma qu’organisent constamment des organisations
socio-politiques, dont Yerewolo débout sur les remparts, sont des indicateurs
quant à la volonté de nombre de Maliens de voir cette Mission quitter notre
pays.
Les ressentiments de nos compatriotes sont
d’autant plus justifiés qu’il n’est guère compréhensible de constater que la
Mission n’est pas prête de changer de posture dans un environnement où la lutte
contre le terrorisme est une nécessité impérative.
Le Mali, insistera Abdoulaye
Diop, avait toujours plaidé pour un changement de posture de la Minusma afin de
lui permettre de s’acquitter convenablement de son mandat et d’asseoir des
actions de soutien aux efforts du gouvernement. En lieu et place, l’on
constatera au fil des années, la Mission se muer progressivement en «une
gigantesque ONG».
D’autres griefs qui apportent de l’eau au
moulin des détracteurs de l’organisation onusienne ont trait à
l’instrumentalisation de la question des droits de l’Homme et l’alimentation
des tensions intercommunautaires. L’intervention du ministre Diop au Conseil de
sécurité intervient quelques semaines après la publication par l’Onu du
controversé rapport sur les événement de Moura.
À ce propos, après le
gouvernement, des experts et des observateurs indépendants, ce sont les témoignages
faits il y a quelques jours à Bamako par des ressortissants de Moura qui sont
venus davantage étayer les griefs formulés par les autorités maliennes contre
ce rapport à l’évidence biaisé.
La demande du départ de la Minusma ne signifie pas la rupture de tout lien avec l’Onu dans la recherche de solutions idoines à la crise malienne. Le chef de la diplomatie malienne a assuré que le gouvernement est disposé à coopérer avec les Nations unies dans la perspective des efforts pour une paix dans notre pays.
Massa SIDIBE
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