Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a confié le
suivi-évaluation des recommandations des Assises nationales de la refondation
(ANR) à des personnalités de haut rang issues de divers horizons regroupées au
sein d’un comité. Le coordinateur général de ce Comité indépendant, Me Amadou
Tiéoulé Diarra, a remis le 8 mai son
rapport annuel couvrant la période du 1er janvier 2022 au 31 mars 2023.
En
termes de bilan de la mise en œuvre des recommandations des ANR, le document
révèle que 21,82% des actions prioritaires sont totalement réalisées, 61,82%
sont en cours de réalisation et une seule de celles complémentaires a été
totalement mise en application.
Le Cadre stratégique de la refondation de l’État qui comprend 517
recommandations, est structuré autour de cinq axes stratégiques : la mise
en place d’institutions légitimes et d’un système électoral crédible dans
lesquels les Maliens se reconnaissent ; la sécurisation des personnes et de
leurs biens sur toute l’étendue du territoire et la création des conditions du
vivre-ensemble ; la relance de la croissance économique et la promotion du
développement durable. S’y ajoutent la stabilisation du front social ; la
promotion de l’entreprenariat et l’emploi des jeunes ; l’amélioration de la
qualité des services d’éducation et de santé ; la promotion de la jeunesse, du
sport, de la citoyenneté et le développement de l’artisanat et du tourisme.
Ce rapport annuel, axé sur les résultats, montre que la réussite du
changement est autant une affaire de politique que d’économie, de gouvernés que
de gouvernants. Mais parvenir à ces objectifs, c’est réussir à mettre en place
des modes de gouvernance réels et profondément enracinés à tous les niveaux de
notre société. Ce rapport montre, autant, que si les tendances actuelles de
mise en œuvre des recommandations se poursuivent, le «Grand Serpent Mali»
sortira de sa mue, malgré l’exacerbation du système économique mondial et le
recours des mouvements extrémistes à la violence.
Le rapport fait ressortir
l’essentiel des préoccupations des
citoyens à savoir, l’efficacité de la gouvernance et son enracinement dans nos
sociétés traditionnelles multilingues et multiraciales que notre projet de
Constitution reconnait et renforce pour la première fois. Ces nouvelles
institutions constitutionnelles qui vont donner une place réelle et la parole à
des structures sociales à travers des mécanismes obligeant les gouvernants de
tous ordres à rendre des comptes.
Pour Me Amadou Tiéoulé Diarra et son équipe, le changement de paradigme
tant attendu n’étant pas encore une réalité perceptible par les citoyens, cela
exige une dynamique rigoureuse et une mobilisation générale portée par le
président de la Transition. Par ailleurs, la première partie des actions de la
refondation de l’État s’est appliquée sur la réorganisation institutionnelle de
l’État. Cependant, l’impact de cette frange d’activité est moins perceptible
aux yeux des citoyens ruraux en particulier.
C’est pour cela, déplore le
Cinsere-ANR dans son document, bien que beaucoup d’actions de la refondation de
l’État soient réalisées ou en cours de réalisation, les effets et impacts
attendus de la dynamique entamée sont encore moins perceptibles sur
l’amélioration des conditions d’existence des populations.
Cet état de fait
nécessite une large information pour partager les résultats engrangés avec les
Maliens et les Maliennes qui sont à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Selon
ce premier rapport du Cinsere-ANR, la
phase de réalisation des actions de relance économique de grande envergure est
urgente pour mobiliser les populations
autour des grands chantiers de la refondation de l’État.
Synthèse
Oumar DIAKITE
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