Intitulé Ben kunafoni, ce projet a mené des activités qui ont consisté à la création et à la représentation des sketches et autres saynètes. La dernière représentation de cette activité a eu lieu le week-end dernier au Centre Togola à Sabalibougou. C’était devant une foule nombreuse, constituée en majorité de femmes et d’enfants.
Comme tous les quartiers périphériques, Sabalibougou rencontre plusieurs problèmes qui freinent son développement. Entre autres : les difficultés du vivre ensemble, l’extrémisme violent des jeunes, la non-scolarisation des jeunes, le chômage des jeunes, l’analphabétisme des femmes, l’insécurité, l’insuffisance de centre d’épanouissement pour les jeunes, etc.
Les jeunes de la Commune V, comme ceux des autres communes de Bamako n’ont qu’une seule passion la manipulation des téléphones portables à travers les réseaux sociaux. Sachant bien qu’ils n’ont aucune information sur les sources des images publiées sur les réseaux, ils se mettent à les partager et à les commenter sans crainte. Ne sachant pas que ces mauvaises informations peuvent entrainer le chao dans le pays, les jeunes de la commune s’adonnent à cette pratique en longueur de journée.
L’association ATD pense qu’avec une telle initiative, les jeunes seront mieux sensibilisées sur les conséquences de la désinformation sur les réseaux sociaux, ils maitriseront les notions des valeurs démocratiques, du vivre ensemble en paix, de la non-violence et s’engageront à lutter contre l’extrémisme violent, la désinformation sur les réseaux sociaux, les discours de haine et les stéréotypes de genre dans tous les quartiers de la Commune V et même au-delà.
Cette activité de théâtre de sensibilisation, indique Karim Togola, maître chorégraphe et promoteur de la troupe Don, visait à organiser des sessions d’information sur des thématiques du projet avec les jeunes comédiens de la Commune V du District de Bamako. Deux mois durant, les Amis de la troupe Don ont organisé une série de spectacles comiques et des causeries-débats sur les thématiques ciblées par le projet dans l’espace culturel ATD autour d’une programmation artistique. Enfin, ils ont procédé à la diffusion des images des spectacles sur les réseaux sociaux et production de supports de communication.
L’activité a permis de former 45 comédiens des groupes comiques de la Commune V à des notions du vivre ensemble en paix, de la non-violence, des valeurs démocratiques, de lutte contre l’extrémisme violent, de la désinformation sur les réseaux sociaux, les discours de haine et les stéréotypes de genre, dit fièrement notre interlocuteur. Elle a également permis de proposer aux spectateurs : neuf spectacles comiques et autant de causeries-débats sont organisés sur les mêmes thématiques.
Elles ont déjà eu un effet sur les bénéficiaires, car les jeunes ont pris conscience de la situation actuelle du pays et pensent qu’ils doivent s’engager à fond pour ramener la paix, le vivre ensemble en paix et renforcer la cohésion sociale. En écoutant les jeunes à la fin de chaque spectacle, «nous pensons que l’espoir est permis, car ce sont seulement des mots de regret, tels que : les insultes sur les réseaux sociaux, la non exigence de la redevabilité chez les dirigeants», explique Karim Togola. En conclusion tous disent que le pardon est la solution et un nouveau départ est nécessaire dans le contexte actuel du Mali.
Durabilité des initiatives du microprojet : les activités du microprojet vont se poursuivre à la fin de cette convention avec l’ONG «GRDR, migration, citoyenneté et développement» car le centre ATD ambitionne alors d’offrir aux jeunes filles et garçons de Sabalibougou des opportunités d’épanouissement et de formations citoyennes à travers des programmes culturels adaptés.
Sachant bien que le centre deviendra un lieu préféré de convergence des jeunes pour les années à venir, des programmes d’animation et de formation seront initiés par le comité de gestion du centre afin de prendre en compte l’ensemble des préoccupations des jeunes de Sabalibougou. Ces activités donneront l’opportunité aux jeunes de se connaitre, de se côtoyer, de bannir la stigmatisation et d’initier des projets de développement commun gage du bon vivre ensemble.
À travers les initiatives du projet, les bénéficiaires finaux qui sont les jeunes à 95% s’engagent, dans la voie de la paix et du vivre ensemble en paix, car ils sont condamnés à vivre ensemble et trouver des solutions aux fléaux qui entravent leur épanouissement (la corruption, la mauvaise gouvernance, etc.).
Vu que le projet a eu l’adhésion des jeunes de la Commune V, les initiateurs pensent que ses effets dureront plus d’une dizaine d’année.
Youssouf DOUMBIA
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