L’équipe de la tournée, encadreurs et comédiens, a été chaleureusement accueillie dans les différentes localités
En Effet, cette troupe de théâtre a été reçue
dans la ferveur et dans la communion de Massigui à Séguéla en passant par
Touna, Farako, Klacouma, Bolé, puis de Banco à Klè avec des escales à
Baoufoulala, Kunabougou, Djogo; et la Commune de Ngolobougou avec des villages
comme : Séoufoulala, Gnadoumana, Konsokola, Kaya et enfin la Commune de
Niètjila : Bembougou, Zana, Kouantou, Niamacoro.
La troupe Sigida propose deux pièces dont la
première intitulée «Jeunesse et cohésion sociale» s’articule autour d’un
conflit d’intérêt entre les deux groupes de jeunes issus de deux mouvements
politiques différents. Le premier dont le secrétaire général est du même camp
que le maire de la Commune. Pour effectuer des travaux d’utilité public,
l’autre camp estime, à tord que le maire a donné un financement pour cette activité.
Pire, ils ne veulent pas que tous ceux qui ne sont pas du même mouvement
politique que le maire ne doivent pas contribuer au développement
communautaire.
Quant à la seconde œuvre, elle met en scène un
conflit entre les jeunes et les vieilles personnes. «San bèna ka ko to ngomi
yé» qui signifie en bamanan : après la pluie, c’est la rosée. Les jeunes
pensent que les vieilles personnes, aux commandes des instances communales, ne
veulent pas aller à la retraite pour leur céder la place.
Chacun a ses arguments…Ces deux œuvres ont été
mises en scène par Aguibou Dembélé, professeur de théâtre et Issa Coulibaly,
auteur compositeur. Même l’hivernage, où les travaux champêtres battent leur
plein, n’a pu entamer l’enthousiasme des villageois qui adhèrent à l’idée de
sensibilisation à travers le théâtre parce qu’ils ont compris tout l’intérêt de
la participation citoyenne, explique succinctement le porteur du projet Seydou
Doumbia.
À Sèguèla, par exemple presque tout le village
est sorti pour assister au spectacle de théâtre de sensibilisation dans le
cadre du projet «Jeunesse et participation citoyenne au développement
communautaire, y compris les femmes».
Autre exemple à Baoufulala. Dans un village de
la Commune de Banco, situé à 15km de Banco, la jeunesse a mobilisé tout le
village et ses environs pour assister à la prestation des comédiens. Tout comme
à Djogo, un village de la Commune de Banco a accueilli le spectacle de théâtre
de sensibilisation à bras ouverts.
Le projet est une initiative qui contribue à
la prise de conscience. De nombreux villages ayant appris qu’ils ne sont pas
programmés pour des raisons de calendrier réclament pourtant le spectacle. Ils
souhaitent recevoir la troupe pendant la saison sèche.
Selon Seydou Doumbia, des changements
socioculturels profonds ont bouleversé le tissu social et le capital humain,
détérioré les rapports intra-communautaires et intergénérationnels, ainsi que
les relations avec les autorités locales. De plus, la population est jeune
puisque les 15 à 35 ans représentent 31% de la population et 21% ont moins de
15 ans, a-t-il poursuivi.
«Une jeunesse nombreuse, mais insuffisamment
valorisée, livrée à elle-même et en mal d’insertion économique et
professionnelle. À la suite de ce constat, j’ai initié ce projet pour
développer les actions d’éducation à la citoyenneté et à la solidarité au sein
de la jeunesse et les organisations féminines pour leur participation aux
affaires communautaires», a déclaré l’initiateur du projet.
Il s’agit aussi de renforcer l’engagement de la jeunesse dans
l’exercice du leadership et de la citoyenneté et en vue d’amener les jeunes à
être les véritables acteurs du développement communautaire afin de cultiver la
bonne gouvernance et le bien-être social. Cela à travers la création artistique
de l’art de la scène, avec deux spectacles de théâtre : «Jeunesse et
cohésion sociale» et «Après la pluie, c’est la rosée». La mise en scène a été
assurée par Aguibou Dembélé, professeur de théâtre et Issa Coulibaly auteur
–compositeur. Pour réussir un tel pari, Seydou a bénéficié de l’appui de
partenaires comme l’ambassade du Royaume du Danemark à travers son Fonds
d’appui aux moteurs du changement (Famoc).
Il est bon de préciser qu’à travers ce projet,
la jeune troupe a suivi une formation en renforcement de capacités, en diction
et dans le domaine du jeu d’acteur. Ce qui a permis aux jeunes de réussir
jusque là la tournée théatrale. La troupe fait la fierté aujourd’hui dans les
villages dont les habitants n’hésitent pas une seule seconde à sortir massivement pour assister aux
spectacles.
«C’est la jeunesse des villages qui fait la programmation des spectacles en concertation avec le responsable de la troupe», explique le comédien. Par ailleurs avant la tournée théâtrale, 100 jeunes par commune ont suivi une formation en leadership des jeunes et des femmes tout en respectant la loi 052 qui stipule qu’il faut 30% de femmes aux postes électifs et nominatifs.
Youssouf DOUMBIA
La 5è édition du Salon international de l’artisanat du Mali (Siama) s’ouvre aujourd’hui dans notre pays sous le thème : «Artisanat, facteur de développement et de sauvegarde de notre identité culturelle» pour prendre fin le 7 décembre prochain..
Habibou Dembélé dit Guimba national a fait rentrer la comédie dans une autre dimension. Cet artiste arrive, avec une facilité déconcertante, à arracher le sourire à tout le monde.
Cette œuvre sera présentée par 333 jeunes en référence aux 333 Saints de Tombouctou. La répétition a commencé depuis fin octobre et elle relate les figures historiques des empires du Ghana, du Mali et du Songhaï avec des forgerons et des griots qui ont construit notre histoire.
Le Salon international de l’artisanat touareg, tenu du 18 au 23 novembre, a dédié la journée du samedi dernier au département des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine. La rencontre a été marquée par un panel sur le thème : secteur artisanal au Mali, alternati.
L’écrivain traditionnaliste, à travers son livre, intitulé : «Le Khasso traditionnel : coutumes et mœurs», lancé le 17 juillet dernier, met en lumière les repères culturels de cet espace linguistique dont il est le «Djeli», de par la bataille de Tumbifara. Dans cet ouvrage de 162 pa.
Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l'Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a rencontré, lundi dernier dans ses propres installations, dans le cadre de l’Année de la culture, l’ambassadeur de la Palestine au Mali, Hassan Albalawi..