Le
ministre en charge de l’Industrie, Moussa Alassane Diallo échange avec le
secteur privé sur sa vision
Ce défi immense, les autorités de la Transition entendent le
relever afin de donner un coup d’accélérateur au processus de transformation
structurelle et irréversible de notre économie. Cela en créant un environnement
des affaires très attrayant, en promouvant et en protégeant nos Petites et
moyennes industries (PMI) et Petites et moyennes entreprises (PME) en leur
facilitant l’accès aux financements et à la commande publique.
En effet, l’une des faiblesses de notre économie est
justement l’insuffisance du parc industriel. Le secteur secondaire contribue
peu à la formation du Produit intérieur brut (PIB). Le secteur manufacturier
encore moins. En dépit d’un démarrage prometteur dans les décennies 1960-1970,
le tissu industriel peu densifié et très peu diversifié est marqué par des
faiblesses structurelles et conjoncturelles. Et le pays transforme très peu sa
production agricole. Tout cela à cause en grande partie de l’insuffisance de
l’extension du réseau énergétique et de l’eau, des infrastructures routières
ainsi que des structures financières pour couvrir les besoins de financement
des entreprises et startup agricoles. Le taux de financement de l’ensemble des
secteurs d’activité par les établissements de crédit reste très faible.
Ces verrous qui freinent l’essor industriel de notre pays
doivent être sautés pour espérer mettre l’économie malienne sur les rails de l’émergence.
Pour y arriver, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane
Diallo, qui porte cette vision, propose une refondation de la «Politique
industrielle du Mali». Cette vison consiste «à la valorisation de la production
locale dans toutes nos localités», à «se donner les moyens d’accompagner, de
promouvoir et de développer les industries qui auront en charge d’assurer la
transformation des produits locaux» et faire en sorte que «les Maliens
nourrissent les Maliens». Elle est adossée à celle définie par le président de
la Transition, le colonel Assimi Goïta.
TROIS AXES MAJEURS- La stratégie déclinée à cet effet repose sur trois axes majeurs à mettre en œuvre à court, moyen et long terme. Le premier axe se rapporte à la stabilité de l’approvisionnement du marché national en produits de première nécessité. «Ce que j’appelle une situation d’urgence à laquelle il faut apporter des réponses très importantes», commentait Moussa Alassane Diallo, lors de sa prise de contact avec le patronat. Le deuxième axe vise à assurer la relecture de notre Politique industrielle de façon à assurer la promotion des Petites et moyennes industries (PMI) et des Petites et moyennes entreprises (PME). Le troisième axe prône la mutation du secteur commercial vers le secteur industriel.
Au nombre des mesures à très court terme, figure la nécessité
d’assurer la stabilité et la régularité de la chaîne d’approvisionnement en
denrées de première nécessité toute l’année et sur l’ensemble du territoire «dans
une démarche d’anticipation, de planification et de lutte contre l’inflation».
À
moyen terme, il est question, entre autres, d’accélérer les réformes structurelles
visant la promotion du secteur privé. Cela par la prise en charge des préoccupations
exprimées par les acteurs organisés en faitières ou associations et encourager
les acteurs du secteur du commerce à investir dans l’industrie afin de créer
plus de valeur ajoutée et d’emplois. Et à long terme, il s’agira
d’apporter des réponses structurelles à la pénurie des denrées de première nécessité
pour couvrir les déficits par la production nationale. D’où la nécessité de
mise en œuvre de programmes agricoles d’aménagement des terres et de mise à
niveau de l’outil industriel.
La mise à niveau de l’outil industriel suppose un
environnement des affaires attrayant et des facilités d’accès au financement
pour encourager les investissements notamment des acteurs du commerce dans
l’industrie. Car, insiste Moussa Alassane Diallo, la réussite et la viabilité
de toute politique de promotion en faveur des PME-PMI demeure subordonnée à
plusieurs facteurs. Il s’agit entre autres de l’amélioration de l’environnement
institutionnel, réglementaire, fiscal et juridique, de l’encadrement technique,
du suivi et de la formation des promoteurs, de l’organisation de la
commercialisation et débouchés des produits, de la compétitivité et de la pérennité
des entreprises, produits et services de qualité...
ACTIONS RÉALISTES- En la matière, le ministre de l’Industrie
et du Commerce prévoit des actions réalisables et réalistes. Il est, par
exemple, prévu la redynamisation des Centres de gestion agréés et la création
de centrales de risques permettant d’améliorer le traitement des dossiers de
financement des PME-PMI. Ces centres pourraient être une solution plus souple
et moins chère pour l’établissement d’états financiers au profit des PME-PMI.
Pour ce faire, le ministre Moussa Alassane Diallo entend organiser une
concertation entre la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM),
l’Ordre des experts comptables et des comptables agréés et l’administration.
Un
programme incitatif d’encouragement et d’insertion des jeunes diplômés en
comptabilité, gestion et finance, pourra ainsi être conçu pour assurer le suivi
et l’encadrement des promoteurs individuels et des PME-PMI dans la tenue de
leur comptabilité et l’élaboration des états financiers. Cette démarche assure
d’une part la transparence de la gestion des PME-PMI, la mutation vers la
formalisation et garantit d’autre part aux banques une analyse des financements
des projets sur des bases financières. Les centres de gestion contribueront
ainsi fortement à la maîtrise de la situation d’endettement des entreprises qui
est de nature à accroitre le volume des crédits accordés aux PME-PMI.
La crédibilité restaurée, l’accès au financement bancaire assuré, les risques maîtrisés, il faut développer l’accès des PME-PMI à la commande publique. L’État étant le plus gros acheteur, l’accès à la commande publique permettra aux entreprises d’améliorer leur chiffre d’affaires sans oublier les impacts positifs sur la création d’emplois. La poursuite du renforcement des capacités et la professionnalisation des PME-PMI seront de nature à améliorer et accroitre l’accès de cette catégorie d’entreprises à la commande publique.
Après le renforcement des capacités financières de nos entreprises, il s’avèrera nécessaire de promouvoir les joint-ventures. Cela dans le respect strict de l’instruction du président de la Transition, relative au respect des choix stratégiques et au choix de partenaires opérés par le Mali. Conformément à ces directives, le ministre en charge de l’Industrie prévoit la promotion des relations de joint-venture entre les entreprises maliennes et étrangères dans la réalisation de grands travaux. Cette démarche ne sera que bénéfique pour les entreprises et pour l’économie malienne.
Cheick Moctar TRAORE
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