Ce rendez-vous littéraire se déroulera du 10 au 14 mai à Bamako et dans certaines capitales régionales, après un premier report. Il vise à faire de notre pays un univers du livre
Les initiateurs de la Rentrée littéraire ont organisé, lundi dernier dans un hôtel de la place, un point de presse pour annoncer le report de l'événement qui se tiendra du 10 au 14 ami 2022 à Bamako et plusieurs capitales régionales sous le thème : «Territoires et imaginaires». Ce rendez-vous littéraire était initialement prévu les 15 et 16 février passés.
La rencontre était animée par le directeur exécutif
du Fonds des prix littéraires du Mali, Ibrahima Aya, et le responsable
technique de la Rentrée littéraire, Sékou Fofana. L'écrivain malien Ibrahima
Aya a expliqué le contexte actuel de notre pays, caractérisé par plusieurs
crises, y compris celle sociopolitique qui a entravé l’organisation de
plusieurs activités.
Le report de la Rentrée littéraire se justifie amplement
par les sanctions infligées par la Communauté économique des états de l’Afrique
de l’Ouest (Cedeao) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).
Ces sanctions qui portent aussi sur des restrictions de voyage dans notre pays
avec la fermeture de certaines frontières aériennes ont rendu difficile le déplacement des écrivains
et acteurs du livre.
En plus, il y a la pandémie de la Covid-19. Le conférencier
a aussi abordé le thème pour expliquer ce qui est demandé aux auteurs. «Nous
vivons des temps violents et d’incertitudes.
Comment habiter ces espaces et être
habillés par eux, comment entretenir l’équilibre avec les autres qui y vivent ?
Que signifie un territoire pour ceux qui l’habitent et comment imaginer ?» sont
quelques interrogations posées auxquelles les acteurs africains doivent donner
des réponses.
Il a aussi expliqué que la Rentrée littéraire
est l’un des rares événements d’envergure internationale qui continue d’être
organisés malgré les crises que le monde connaît ces dernières années. «Nous
avons aussi maintenu l’événement pour faire de notre pays l’un des hauts lieux
de célébration du livre.
Aujourd’hui, la Rentrée littéraire fait partie de
l’Agenda culturel de l’Afrique. Le contexte actuel du pays nous oblige à donner
ces nouvelles dates pour la bonne marche de l’événement, mais aussi pour la quiétude
des professionnels du livre qui viendront des 5 continents pour magnifier le
livre».
Selon le directeur exécutif du Fonds des prix littéraires du Mali, la
Covid-19 a impacté l’année dernière l’événement, cette année aussi ce sont les
sanctions qui nous ont obligés à revoir le calendrier pour permettre au maximum
d’écrivains d’effectuer le voyage sur Bamako. Nombre d’entre eux ont donné la
confirmation de leur participation.
Ibrahima Aya a relevé que ces dates ont été
choisies en fonction de leur agenda. Malgré l’embargo, nous avons décidé de
maintenir cet événement pour l’intérêt du livre, mais aussi celui du pays, a
expliqué le conférencier, avant d’expliquer les avancées dans l’organisation de
ce rendez-vous qui fait de notre pays un univers de livre.
La particularité de
cette année est la participation croissante des femmes écrivaines. Ce qui dénote
l’impact de l’événement sur l’écriture. La Rentrée littéraire a permis de créer
un engouement autour du livre, mais aussi de l’écriture.
A ce propos, Sékou
Fofana a souligné que plusieurs jeunes tentent de produire, même si la qualité
n’y ait pas parfois. Il fallait ce déclic pour relancer l’univers du livre et
donner aux enfants le goût de la
lecture.
L’événement se déroulera à Bamako, Sikasso, Djenné et Tombouctou. Les
sites retenus pour cette édition dans le District de Bamako sont l'Institut
français du Mali (IFM), les lycées partenaires, le Centre international de conférences
de Bamako (CICB), les universités maliennes et la gare ferroviaire.
Plusieurs activités sont programmées avec une
conférence inaugurale qui précédera. D’ores et déjà, on peut retenir des conférences-débats
des ateliers d’éditeurs, rencontres professionnelles, cafés littéraires et des
journées de lecture.
Amadou SOW
Une exposition exceptionnelle de l’artiste plasticien-comédien, metteur en scène et collectionneur, Abdou Ouologuem, intitulée : «L’âge d’or du Mali» se tient, depuis la semaine dernière dans la salle polyvalente du Musée national..
Pour Issaka Nazoum, ce rendez-vous culturel a été une opportunité de montrer au monde qu’il y a une vie au Mali, particulièrement à Tombouctou qui demeure une destination sûre, contrairement aux informations véhiculées par certains médias.
Les lampions se sont éteints sur la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou lundi dernier sous la férule du Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga. Mais d’ores et déjà, on peut affirmer, sans prendre de gants, que Tombouctou a vécu de sa belle vie tant la fête a .
Dans la cadre des activités de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, et sa collègue de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sal.
Les troupes qui participent à la Biennale artistique et culturelle administrent un bel exemple de vivre-ensemble depuis le début de la compétition..
La région a remporte le premier prix. Les Régions de Dioïla et de Tombouctou complètent respectivement le tableau. L’orchestre de Kidal s’en sort avec le prix spécial du Président de la Transition. Bougouni organisera l’édition de 2027.