En face du Centre national de lutte contre le diabète situé
au Quartier du fleuve, une vendeuse de sandwich et de pâté sert un client. En
cette matinée du 7 février 2022, Oumou Sangaré affiche une mine joyeuse malgré
la faible affluence des acheteurs. Elle est habituée à cette morosité de
son commerce. Cette activité l’occupe de 5 h du matin à 13 h chaque jour excepté
les dimanches.
Derrière son étal, la vendeuse de fast food est motivée
et accueillante. La refondation entreprise par les autorités de la Transition
de notre pays est un sujet qu’elle aime aborder sans détours. Selon elle, les
victoires de notre armée sur les terroristes témoignent de leur détermination à
bâtir un Mali nouveau. «Nous n’avons plus peur que nos frères partent au
front », confie-t-elle. Ce changement est le signe, selon elle, d’une
prise de conscience du gouvernement de la Transition à lutter contre les
tourments de la population dont le coût élevé du prix du riz, le charbon et du
gaz butane.
La vendeuse est persuadée de l’importance du rôle des femmes dans
le développement du pays. «Nous sommes plus nombreuses que les hommes. Si les
autorités s’impliquent davantage pour l’insertion professionnelle des femmes,
les enfants gagneront plus et il y aura du bonheur dans les familles», affirme-t-elle.
Et d’ajouter qu’elles peuvent sensibiliser sur le bien fondé des actions des
autorités actuelles. Le siège de l’Association des femmes minières du Mali
(AFEMINE) est logé au premier étage d’un immeuble à Lafiabougou près du
commissariat du 5ème arrondissement en Commune IV du District de Bamako. Cette
association nationale d’éveil citoyen créée en 2004 défend les droits des
femmes sur les sites miniers. Dans son bureau, Mme Diarra Aminata Maïga, la
secrétaire aux relations extérieures de l’AFEMINE nous reçoit vêtue joliment de
la tenue du 8 mars.
Selon elle, la refondation de notre pays est une nécessité
dans un Mali actuel confronté à une crise multidimensionnelle. Elle salue
l’initiative des Assises nationales de la refondation (ANR) qui a enregistré la
participation massive des femmes. Pour Mme Diarra Aminata Maïga, il fallait
procéder à ce diagnostic pour pouvoir identifier les problèmes maliens et
trouver des solutions.
Avec l’application des recommandations des ANR, affirme-t-elle, le Mali va sortir de l’ornière. Pour l’AFEMINE, il est nécessaire que cette refondation prenne en compte les préoccupations des femmes à savoir l’application de la loi 052. Cette législation exige que la proportion des femmes dans les postes nominatifs ou dans les différentes catégories de services publics ne doit pas être inférieure à 30%. Et aussi l’application de la loi sur le foncier agricole qui stipule que 10% des terres agricoles doivent être réservés aux femmes. «C’est le moment ou jamais de prendre en compte ces préoccupations», lance la secrétaire aux relations extérieures de l’AFEMINE.
Une bonne initiative
Notre interlocutrice indique que chaque Malien aspire à un
Mali qui va retrouver sa stabilité, son intégrité, sa cohésion sociale et des
valeurs culturelles. Pour atteindre ces objectifs, elle recommande que chacun
apporte sa contribution pour la réussite de ce processus de refondation surtout
les femmes. La responsable associative argumente que les femmes sont les
piliers des familles et représentent plus de 51% de la population.
Elle propose
d’octroyer des couloirs d’orpaillage aux femmes et un appui dans la taille de
pierre, une première dans la sous-région. «Nous pouvons créer beaucoup
d’emplois et générer des ressources importantes», assure la secrétaire aux
relations extérieures de l’AFEMINE. Par ailleurs, elle estime que chaque femme
doit se considérer comme une ambassadrice en véhiculant des messages de
sensibilisation, de paix et de changement de mentalité et de comportement.
Selon Mme Diarra Aminata Maïga, en plus de nommer les femmes à des postes clés
au sein des institutions, il faut les impliquer à tous les niveaux des services
publics.
Dr Afou Dembélé est enseignante-chercheure et Maître de conférences
à la Faculté des lettres, des langues et des sciences du langage (FLSL). La
refondation entreprise, selon elle, est une bonne initiative qui était
revendiquée par les citoyens maliens. Elle estime qu’elle doit s’inscrire à
long terme avec l’implication de tous les Maliens. L’universitaire soutient que
l’une des principales solutions pour cette refondation réside dans la croyance
en nos richesses culturelles. Notre interlocutrice non moins chargée de cours
de littérature orale africaine et de littérature féminine à la FLSL est
convaincue que le développement d’un pays se lit à travers la place accordée à
la femme. Ce n’est pas la charte de Kurukan Fuga qui dira le contraire.
Dr Afou
Dembélé cite l’article 16 de cette charte du Mandé : «Les femmes, en plus
de leurs occupations quotidiennes, doivent être associées à tous nos
gouvernements». De l’avis de l’enseignante-chercheure, la gent féminine jouit
du pouvoir de persuader, de négocier et d’influencer les décisions touchant à
la vie de la communauté. En plus du respect de la loi 052, cette spécialiste en
études africaines invite les autorités à financer les activités génératrices de
revenus et les aider dans la protection de l’environnement.
«Cependant, nous félicitons le président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta pour avoir choisi une femme comme sa représentante dans la réalisation des œuvres sociales», se réjouit-elle. Avant de regretter que la femme n’est pas suffisamment représentée au sein du Conseil national de Transition (CNT) et du gouvernement. Pour les nominations aux postes, l’enseignante recommande aux autorités de ne pas se limiter aux organisations féminines, mais également de puiser dans les services où il y a des femmes capables de fructifier ce qu’elles ont appris.
Mohamed DIAWARA
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