Cela, grâce à l’introduction de
l’oxymètre de pouls, un outil servant à détecter les détresses respiratoires
chez les enfants de moins de 5 ans et la prise en charge gratuite des soins liées
à ces maladies chez cette tranche d’âge. L’Alliance internationale pour les
actions médicales (Alima) en charge de la mise en œuvre de ce projet en
consortium avec l’ONG Terre des hommes (TDH) a effectué les 21 et 22 juin
derniers une visite de terrain dans ces aires de santé pour présenter les résultats
de cette innovation aux journalistes.
Le projet Aire intervient dans 44 Centres de santé
communautaire (Cscom) et les Centres de santé de référence (Csref) de ces deux
districts sanitaires. Le coût de ce projet de 3 ans se chiffre à 1,57 milliard
de Fcfa. Dans le district sanitaire de Dioïla, le directeur technique adjoint
du Cscom de Wakoro, Youssouf Coulibaly, a affirmé que l’oxymètre de pouls a
permis de sauver une centaine de vies d’enfants depuis 2021 grâce au diagnostic
précoce. «Nous avons consulté 200 enfants dans le cadre du projet Aire. Parmi
ceux-ci 15 cas graves ont été référés au Centre de santé de référence de Dioïla»,
a expliqué Youssouf Coulibaly. Et
de rappeler qu’auparavant, avec l’utilisation du minuteur, sa structure
sanitaire avait de la peine à différencier les cas en fonction de leur gravité.
Le chef de service de pédiatrie du Csref de Dioïla, Dr
Drissa Diarra, relèvera que pendant la période de fraîcheur, son service reçoit
4 à 5 enfants par jour ayant des détresses respiratoires. «Nous administrons
de l’oxygène à ces enfants évacués chez nous. Cette prise en charge a
permis de réduire considérablement le nombre de décès liés aux détresses
respiratoires», a expliqué le praticien. Avant de souhaiter l’extension de
l’utilisation de l’oxymètre de pouls à tous les Cscom de notre pays. Pour sa
part, le médecin chef du Csref de Dioïla, Dr Abdrahamane Diabaté, a assuré que
l’oxymètre de pouls est un outil sans effet secondaire et très intéressant.
Au district sanitaire de Markala, l’introduction de l’oxymètre
est couplée à la démarche Prise en charge intégrée des maladies de l’enfant
(Pecime) et à l’outil mobile d’aide au diagnostic dénommée Registre électronique
de consultation (REC). Le point focal du projet Aire de ce district, Dr
Boubacar Ouattara, a noté que le REC permet d’économiser en papiers et en
temps. Il a ajouté que c’est une tablette qui propose aussi des traitements. Le
point focal Ouattara a précisé que dans le cadre du projet Aire, le Csref de
Markala a pu guérir 89% des enfants souffrant des détresses respiratoires. À
Sibila, dans le district sanitaire de Markala, le représentant du maire, Sidi
Sienta, a salué l’arrivée du projet dans sa commune. L’édile a souhaité que cet
outil soit à la portée des autres communes du Mali.
Le coordinateur national du projet Aire, Sory Kéïta, s’est félicité que l’oxymètre soit très rapidement accepté par les cliniciens. Il dira que cet outil a aussi facilité le diagnostic des détresses respiratoires chez l’enfant. Il a salué la collaboration du département en charge de la Santé. Il a enfin invité les partenaires techniques et financiers à se mobiliser pour que l’oxymètre de pouls soit disponible dans les structures publiques et privées.
Envoyé spécial
Mohamed D.DIAWARA
Mohamed DIAWARA
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