Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale
Cette publication avait été précédée de lettres envoyées au ministre de la Défense et des Anciens combattants et à son collègue de la Justice et des Droits de l’Homme.
La réaction du gouvernement ne s’est pas faite attendre. Sur la procédure, il a fait observer que les correspondances adressées aux ministres concernés pour une réaction avant le 22 octobre ne sont parvenues aux services compétents chargés de leur acheminement que le 20 octobre. Et l’extension de quelques jours supplémentaires accordée n’a pas permis au gouvernement de réagir aux allégations contenues dans les correspondances compte tenu de leur gravité.
En observation préliminaire, les autorités ont rappelé que l’État du Mali est profondément attaché au respect des droits humains consacrés dans toutes ses Constitutions, de l’indépendance à nos jours. Le gouvernement a aussi indiqué que notre pays a souscrit à la Déclaration universelle des droits de l’Homme du 10 décembre 1948 et à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples du 27 juin 1981. Également, les valeurs de respect, de promotion et de protection des droits humains sont inscrites dans l’identité du Mali qui, depuis l’Empire du Mali au 13è siècle, a adopté la Charte du Kurukan fuga.
Après l’examen du rapport, le gouvernement a dénoncé avec force l’approche biaisée et sensationnaliste du communiqué de Human Rights Watch qui, dès le titre de sa publication, met l’Armée malienne au même rang que les groupes islamistes armés. Cette démarche de l’organisation pose des doutes sérieux non seulement sur l’objectivité de son analyse, mais également sur la crédibilité de tous les faits allégués car ceux-ci ne tendraient qu’à étayer une ligne éditoriale clairement affichée d’emblée.
Le gouvernement regrette avec la même vigueur que l’ONG ait pris le parti assumé de faire croire que l’Armée malienne prenne les civils pour cible. D’après les autorités maliennes, ce narratif qui reprend des éléments de langage de certains acteurs internationaux dont l’hostilité vis-à-vis du Mali n’est pas un secret, cache mal la démarche entièrement à charge suivie par l’Organisation. Le gouvernement souligne que toutes les allégations de violations graves des droits humains portées à la connaissance des autorités judiciaires de l’ordre civil ou militaire conduisent à des enquêtes en vue d’en rechercher leurs auteurs et de les poursuivre.
Par ailleurs, le gouvernement regrette la méthode de collecte d’information utilisée par l’ONG, notamment les témoignages recueillis en utilisant des appels téléphoniques auprès de personnes au courant des incidents sans autre précaution minimum de recoupement d’informations. Le fait de se fonder sur les commentaires faits par des médias instrumentalisés sans vérification sur site, enlève toute crédibilité aux conclusions du rapport, soutient le gouvernement.
Le gouvernement précise que les opérations menées par les Forces armées maliennes (FAMa) dans la Région de Nara ont toutes ciblé les groupes armés terroristes et en conséquence, sans aucun incident sur les populations civiles.
S’agissant des mesures prises pour accorder des réparations aux victimes de violations des droits humains ou à leurs familles dans le contexte du conflit au Mali depuis 2022, le gouvernement rappelle la mise en place de l’Autorité de gestion des réparations pour les victimes devant succéder à la Commission vérité, justice et réconciliation (CVJR) ainsi que l’organe chargé de la conservation des mémoires des crises. Le gouvernement trouve regrettable une fois de plus, que des éléments de langage distillés par les États hostiles au Mali soient repris et présentés comme des faits réels par une organisation dont la crédibilité repose en grande partie sur la neutralité et l’indépendance politique et technique vis-à-vis des États. Il rappelle que la diversification des partenariats du Mali s’entend en termes de partenariat d’État à État.
Concernant les allégations présumées de violations des droits de l’Homme adressées au ministre en charge de la Justice par l’Organisation sur des faits qui seraient intervenus dans les localités de Ouenkoro, Séguelal, Sossobe, Thioffol, Mopti et Ségou entre décembre 2022 et mars 2023, le gouvernement dira que ces cas sont en cours d’instruction préparatoire au niveau du cabinet du Pôle judiciaire spécialisé.
De l’analyse du rapport, il ressort le caractère tendancieux des allégations infondées, des affirmations gratuites, des témoignages recueillis à distance et orientés, des conclusions erronées tendant à incriminer les autorités maliennes et les FAMa.
Les violations graves citées dans ce rapport sont l’œuvre des groupes terroristes, précise le gouvernement qui soutient que l’Armée est dans sa mission régalienne de protection du territoire, des populations et des biens. Dans ce cadre, elle opère en toute autonomie et ne fait appel à aucun supplétif étranger. Le gouvernement a fait remarquer que les FAMa sont une armée républicaine formée au respect des dispositions pertinentes des droits de l’Homme et du droit international humanitaire. Aussi, c’est une Armée nationale dans laquelle, toutes les communautés sont représentées à tous les niveaux y compris au plus haut niveau du commandement.
Dieudonné DIAMA
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